Vous pensiez que j’avais oublié ? Est-ce que vous pensiez vraiment que j’avais oublié mon rouleau à spaghetti dans le fond de mon tiroir ? Que j’avais renoncé à ma danse avec des colibris ? Eh bien non, ma p’tite dame ! (et non mon bon monsieur, après tout je sais qu’il y en a quelques-uns qui me lisent)(c’est le moment de vous manifester !)

Ça m’a juste pris quelques semaines (mois :D) avant de repartir sur un élan « je cuisine tout from scratch« . Et on commence à se connaître vous et moi, vous savez maintenant qu’autour d’un plat comme celui-ci, je vais forcément avoir beaucoup d’histoires à vous raconter !

Alors, je vais vous le dire tout de go (comme les garçons aiment… pas de suspens, pas de détails, juste les faits majeurs et la chute)(c’est un billet spécial pour les garçons en fait) : la lune de miel avec mon rouleau à spaghetti est fini ! Je sais, l’amour aura été de courte durée.

Mais avouez que si je vous laissais comme ça, sans plus d’explications, vous resteriez sur votre faim. Mais pourquoi dit-elle ça ? Que s’est-il-passé ? Comment est-ce possible ? Moi qui croyais la connaître, elle me déçoit…

Alors messieurs, prenez votre mal en patience (ou filer droit jusqu’aux recettes), je vais expliquer pourquoi.

Et le pourquoi est assez simple (et ne méritait sans doute pas tant d’effusion mais que voulez-vous, la saison 5 de Desperate Housewives touche bientôt à sa fin, le suspens est à son comble et je dois entretenir mes envies de cliffhanger) : j’ai l’impression d’avoir acheté de la camelote de rouleau.*

Parce qu’on est d’accord que c’est jamais la faute de la cuisinière. (toi dans le fond, ne ris pas !) Je vous jure, cette fois-ci, j’ai bien suivi la recette de Flou qui m’avait fait découvrir le rouleau à troccoli (les gros spaghetti), j’ai été studieuse, appliquée et ce maudit rouleau n’a juste rien voulu savoir.

Certes il a aidé à « prédécouper » la pâte… mais rien d’aussi magique que ce qu’on voit sur le billet de Flou. Alors, oui, je me suis quand même remise en question : est-ce que j’ai la force d’un moustique dans mes bras ? Est-ce que je m’y prend mal ? Mais non, je ne crois pas que mes mouscles (mes muscles mous) (oh ça va, je suis une fille, j’ai le droit) sont à blâmer.

Comme vous voyez sur les deux photos noir & blanc, j’ai donc divisé mes spaghetti à la main, comme une brave. Encore.
Est-ce que je devrais investir dans une machine à pâtes, vous croyez ?
Sans doute.
Nan, parce que cette mésaventure n’a pas entamé mon enthousiasme pour les pâtes fraîches… surtout avec la superbe sauce qui accompagnait mes spaghetti, qui, même si ils étaient parfois trop longs, parfois courts ou inégaux, ont très bien tenus à la cuisson et se sont révélés très gouteux (comme on attend d’un spaghetti hein).

J’ai donc servi ces pâtes avec une sauce à la crème, au beurre (oui, c’est pas light light), à la sauge et aux zestes de citron : tout simple, tout raffiné. Le mariage du citron et de la sauge est toujours très subtil, je trouve. Quelques crevettes sautées, du parmigiano râpé et 4-5 feuilles de sauges fraîches en plus, et hop, je transforme la « fin d’une relation » en un bon souper du dimanche soir.

D’ailleurs, pour un souper rapide et bon de semaine, rien ne vous empêche de sauter l’étape « pâtes maison » et de cuisiner la sauce citron et sauge avec les crevettes : en 15 minutes, c’est plié !

À bientôt… Je vais aller verser des larmes sur mon rouleau à spaghetti seule sur la plage les yeux dans l’eau, car mon rêve était trop beau.

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* Mais je suis sûre que ceux qu’on trouve en Italie sont tops… je garde la foi !