lundi 30 avril 2012

Mini-bombe betterave et chèvre pour Doyoudoux



Cette semaine, je partage une petite bombe de recette (et pourtant toute simple) sur le blog des fromages Chavroux : Doyoudoux (♫ doyoudouyoudoyoudouxlalala ♫)*

Une recette avec de la betterave. Et du fromage de chèvre. Et du miel.
Si ma mère lit ces lignes, elle se demandera ce qui est passé par la tête de sa fille pour cuisiner des betteraves. Sa fille qui n'aime pas la betterave. Pour le découvrir (et pour découvrir la recette aussi)(et les autres photos, hein, c'est important aussi) ça se passe sur le blog Doyoudoux !



À bientôt ! (bêêêêêê)**
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* Ça fait deux semaines que j'ai cette chanson dans la tête. Et une semaine que j'ai "zoubizou bizou" qui vient la concurrencer (oui, je suis en retard dans mes Mad Men).

** Je n'ai pas pu m'empêêêêêcher.

EDIT : Au fait (j'oublais !) : j'ai créé la carte des bonnes adresses vaisselle et déco à Montréal. Bon, faut fouiller mais ça pourra vous aider dans vos recherches !

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mardi 17 avril 2012

La prose du Transsibérien









Voici quelques photos choisies parmi les milliers de photos prises lors de mon voyage en Transsibérien.

Oh, vous aurez le droit de dire que c'est du réchauffé. Et vous aurez raison. Pour ceux qui suivent le blog depuis longtemps, vous avez déjà du lire souvent que le Transsibérien, c'était le voyage de ma vie. Un rêve surgit de nulle part. Un peu comme celui de vivre à Montréal, d'ailleurs. Un rêve que je partageais avec une amie et qui a fini par se concrétiser à l'automne 2007 (oui ça date !)

J'étais en pleine transition vers une nouvelle vie. Je ne savais pas ce qui m'attendait, mais je savais que je devais voyager. Et que je devais foncer à Montréal. Depuis des cafés internets plutôt sordides de la Sibérie, je répondais aux mails des employeurs que je démarchais ici : "je suis présentement en déplacement" (quelque part au sud de Moscou -ce que ne disait pas le mail). Le fait que je poste enfin ces photos sur le blog aujourd'hui n'est peut-être pas tout à fait anodin...

Quand je vois le dossier "voyage en Transsibérien" dans mes archives, je ne peux m'empêcher de regarder quelques photos avec nostalgie… avec un penchant certain pour celles de Mongolie- un pays que je conseille à tous de sillonner. Vraiment.
Je regrette de n'avoir pas créé ce blog à l'époque, comme témoin de ce merveilleux voyage. Biensûr j'ai pleins de photos, de vidéos et j'avais même créé à l'époque l'ancêtre de ce qui deviendrait mes "carnets de bonnes adresses".

J'ai depuis ce voyage l'impression de ne plus avoir vraiment voyagé. J'ai honte de le penser, car depuis, j'ai sillonné une bonne partie de l'Ouest Américain, découvert les grandes métropoles d'Amérique du Nord, Lisbonne, etc. mais jamais avec cette impression d'avoir été totalement bouleversée. Déboussolée. Remise à ma place.

Je pense que j'en aurais besoin.

Et vous, avez-vous fait des voyages qui vous ont complètement changé et qui font -à quelque part- la personne que vous êtes aujourd'hui ? J'adorerais savoir lesquels, pourquoi, comment !

***
Si j'avais un conseil à donner pour ce voyage, ça serait de vous munir de cette véritable bible qu'est le guide Lonely Planet "Transsibérien".

Il existe 3 itinéraires : le Transsibérien, qui traverse la Russie de part en part de Moscou à Vladivostok,  le Transsibérien puis le Transmongolien qui "bifurque" par la Mongolie et arrive en Chine et le Transmandchourien qui, depuis Moscou, passe au nord de la Mongolie et va directement en Chine.

Enfin (et même si j'ai dépassé mon nombre de conseils), n'oubliez pas de lire, relire ou rerelire le poème de Blaise Cendrars : "La prose du Transsibérien et de la petite jehanne de France".

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mardi 3 avril 2012

Brioche de Pâques {le Tcheurek}



Tout a commencé avec cette photo. Beauuuu. Puis celle-ci. Encore plus beauuuuu.

Puis, la semaine dernière, je me suis surprise à feuilleter le numéro de Pâques du magazine de Martha Stewart. Croyez le ou non : ça m'inspirait ! En tendant bien l'oreille, j'aurais pu entendre tous mes potes mecs (et l'Homme) se moquer de moi à des kilomètres à la ronde : voilà, je suis une fille qui trouve les trucs de Martha trop cuuuute. Je deviens une matante ringarde. Même les jeunots à la SAQ me disent plus souvent "Madame" que "Mademoiselle" et je ne me suis pas fait carter depuis plus d'un an... bof, j'ai le droit de feuilleter le magazine de Martha, d'abord. Mais bon, je m'égare.



Toute cette déferlante de couleurs et d'oeufs m'ont rappelés que Pâques arrivait… J'oublie toujours quand c'est Pâques, et cette année je n'ai pas le courage de me lancer dans la préparation de maamouls (mais je vous y encourage !! L'envie me reviendra sûrement plus tard… C'est comme pour la galette des rois, j'ai toujours envie d'en manger et d'en faire juste quelques jours après l'Épiphanie… ce qui explique pourquoi je n'arrive jamais à poster de recette de galette à temps sur ce blog). Mais bon, je m'égare (encore).



J'avais envie d'oeufs colorés. Et de brioche. Car Pâques pour moi, en plus des maamouls, auxquels vous avez donc eu le droit l'année dernière, c'est aussi le tcheurek. Le tcheurek (en Arménien, et Tsoureki, en Grec) c'est cette brioche traditionnelle de la Pâque Orthodoxe si subtilement parfumée au mahlab (je vous en reparle dans deux minutes) et décorée d'oeufs durs teints (traditionnellement rouges). Quand tu commences avec le tcheurek, tu ne peux plus t'arrêter.



Jusqu'alors, je croyais ne pas pouvoir m'arrêter d'en manger :

a) Parce que j'étais possiblement un peu trop gourmande

b) À cause du tour de main expert de ma grand-mère ou de ma mère qui savent rendre cette brioche irrésistible. J'ai souvent assisté à la sortie de four des dites brioches, j'avais le droit d'en manger une part encore un peu chaude, qui te brûle les doigts et l'oesophage, mais tant pis, c'est encore meilleur quand c'est chaud… (ça pourrait compter comme une autre raison)

c) Parce qu'en plus il y a des oeufs durs, et quand on a mangé trop de brioche, c'est sympa de se rincer le gosier avec un oeuf (mais oui !! Voyons, ne faites pas vos fines bouches !)

L'oeuf dur, c'est un peu le cadeau Bonux du tcheurek. Avec un jeu rigolo à la clef.
La tradition veut que deux adversaires s'affrontent face à face, un oeuf à la main. Il y en a un qui tape et l'autre qui se fait taper (comme dans la vie)(bah oui ! On ne vit pas chez les Petits Poneys sur Christelle is flabbergasting). Celui dont la coquille de l'oeuf se fend en premier perd (oooohhhh), et l'autre (l'oppresseur) peut aller taper sur d'autres oeufs… jusqu'à ce qu'il perde à son tour.

Ça a l'air de rien comme jeu, mais croyez-moi, j'en ai fait des tournois d'oeufs quand j'étais petite. Il y a même une année où j'avais un super-oeuf INCASSABLE, je l'ai gardé… pouf… au moins 1 semaine (je précise qu'à ce stade il ne faut plus le manger, hein)… Tous mes cousins croyaient que je trichais… que l'oeuf était en bois… Et le jour où il s'est cassé… … ben il s'est juste cassé quoi, j'allais pas pleurer pour un oeuf. D'autant plus, qu'il y avait des Kinder. héhéhé



Alors oui, toutes ces raisons rendent cette brioche de Pâques din-gue, mais si vous n'avez pas la chance de tomber sur une ou mère ou une grand-mère experte ou un super-oeuf, vous serez quand même un héros aux yeux de tous et de vos papilles en ajoutant du mahlab à la préparation.

Le mahlab (ou mahlep, macklepi) est une épice (on la trouve sous forme de poudre plus ou moins grumeleuse) tirée de l'amande qu'on trouve au coeur des cerises noire
Son goût est unique et se trouve à mi-chemin entre celui de l'amande amère et de la cerise. Le mahlab a un goût assez prononcé, alors on s'en sert en petite quantité (à Montréal, on en trouve chez Épices Anatol, 6822 bvd St Laurent, proche de la Petite Italie).

Et c'est donc le mahlab qui donne ce goût de reviens-y-dès-que-tu-peux-au-diable-les-kilos à cette brioche. Voilà. The secret is out.

De la même façon que je vous interdisais de faire ma recette d'osso-buco sans gremolata (sacrilège !), je vous interdis de faire le tcheurek sans mahlab. Je sais, j'ai l'air despotique à vous donner des ordres comme ça, mais... vous n'avez surtout pas envie de m'affronter dans un duel d'oeufs durs ! 



D'ailleurs, si vous perdez contre moi, la meilleure chose à faire sera de manger votre oeuf avec un peu de sel et de poivre (la simplicité à son meilleur) et d'aller acheter du mahlab pour préparer cette brioche !

Joyeuses Pâques mes lapins !

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Recette du tcheurek (brioche de Pâques)
Adapté d'une recette de Gontran Cherrier paru dans le magazine Zeste nº1, de la recette traditionnelle et de mon élan culino-artistique du moment.

Pour une 1 grosse brioche tressée

- 360 g (3 tasses) de farine blanche, tout usage
- 1 C.S. de levure de boulanger (ou levure déshydratée… mais pas celle en sachet, hein !)
- 180 ml (3/4 de tasse) + 2 C.S. de lait
- 3 C.S. bombée de beurre
- 75 g (3/8 de tasse) de sucre en poudre
- 1 c.c. de mahlab (appelé aussi mahlep, macklepi- on en trouve dans les épiceries Orientales et au détail chez Épices Anatol, 6822 bvd St Laurent à Montréal)
- Quelques gouttes d'extrait de vanille pure
- 1 oeuf
- 2 jaunes d'oeufs
- Quelques graines de sésame blond

Pour les oeufs teints

- 3 oeufs, durs
- Colorants alimentaires* de plusieurs couleurs (le rouge étant la couleur traditionnelle)
- 1 C.S. (15 ml) de vinaigre blanc
- 1 c.c. d'eau chaude
- 1 c.c. d'huile d'olive

Do It Yourself:

Préparer les oeufs :
Dans un petit bol, diluer le colorant de votre choix avec l'eau chaude et le vinaigre. Tremper** chaque oeuf et laisser sécher à l'air libre. Huiler un papier absorbant et le passer sur chaque oeuf.

Préparer le tcheurek :
Dans un verre, diluer la levure avec 2 C.S. de lait tiède et 1 C.S. de sucre en poudre. Laisser reposer 15 minutes ce levain.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux le lait, le beurre, la vanille, et le sucre le temps que le beurre commence à fondre. Retirer la casserole du feu.
Dans un grand bol, fouetter l'oeuf entier et un jaune d'oeuf, verser le mélange de lait tiède, beurre et sucre dans le bol et mélanger.
Ajouter progressivement la farine et le levain, puis le mahlab.

Pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle ne colle plus aux mains. Former une boule de pâte, couvrir de film alimentaire et la laisser reposer 2 h dans un endroit chaud, recouverte d'une grosse couverture, jusqu'à ce qu'elle ait doublé de volume.

Diviser la pâte en trois parts égales et former des boudins. Tresser les boudins et disposer les oeufs sur le tcheurek.
Disposer le tcheurek sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, lui-même recouvert de film alimentaire et d'une grosse couverture, et laisser reposer 2 h dans un endroit chaud, jusqu'à ce que la brioche double de volume.

Badigeonner la surface du tcheurek avec 1 jaune d'oeuf et parsemer de graines de sésame blond. Faire cuire à 350ºF (180ºC) pendant 20-25 minutes où jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée.

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Notes sur la recette :

* On peut aussi utiliser des "colorants" naturels : pelures d'oignons rouges (oeufs verts), betterave (oeufs rouges), curcuma (oeufs jaunes)…

** J'ai choisi de ne pas les tremper entièrement… Je voulais avoir des oeufs un peu pastels avec des "bavures" comme sur les photos dont je parle au début de billet. Ne venez pas me dire (comme l'Homme) : "c'est des essais, c'est ça ?" (= comprendre : "tu les as raté ?") Bah non, c'est voulu. Na. ;)
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