mardi 27 mars 2012

Le Must et des bonnes adresses à Québec


 © Crédit photo: Martin Lemire/ Le Must- ne peuvent pas être utilisées sans permission.

Ouhouh voici les photos de ma collaboration avec le magazine culinaire Le Must où je signe le stylisme de deux recettes ! La première : un cassoulet au poulet et au chorizo (ultra bon, j'en ai refait illico la même semaine après l'avoir cuisiné pour le shooting !)


© Crédit photo: Martin Lemire/ Le Must- ne peuvent pas être utilisées sans permission.

Et la deuxième : un risotto crémeux au fenouil et au citron (le risotto, une des meilleures choses au monde). Vous pouvez retrouver les recettes ainsi que quelques mots très gentils sur le blog et sur Culinographie dans le magazine en ce moment en kiosque !


© Crédit photo: Martin Lemire/ Le Must- ne peuvent pas être utilisées sans permission.

Aussi, je reviens de Québec, où je suis allée le week-end dernier, dans le cadre de ma collaboration avec les Fromages d'ici (de bons fromages du Québec + une équipe motivante + des blogueurs motivés = beaux projets en perpective ! Stay tuned!)(genre, je maîtrise l'art du teasing, uhuh).

J'en ai bien sûr profité pour flâner un peu et me balader dans la ville où je n'avais pas été depuis longtemps. Sur l'idée du billet de Clotilde, que j'ai trouvé très chouette (#ModeFanOn comme tout ce qu'il y a sur son blog #ModeFanOff), je vous propose mon "12h à Québec" et en profite pour vous glisser mes bonnes adresses au passage :

Si j'avais 12h à passer à Québec...

J'aimerais beaucoup qu'il y fasse grand soleil* et commencer ma journée avec un bol de café au lait, un croissant et une confiture maison du Café Temporel, qui ne paye pas de mine mais qui est tout ce qu'on demande à un café : chouette, bon et décontracté.

J'irais me balader le long de la promenade des Gouverneurs, admirer la vue, le Château Frontenac, me dire que je suis un peu une touriste mais que la vie est belle (comme il fait soleil) et m'ouvrir l'appétit.

En redescendant, je passerais par la rue St-Jean et rentrerais chez Jupon Pressé m'acheter une (ou deux) jolies robes. On a jamais assez de robes. Je continuerais en m'arrêtant dans les nombreuses boutiques de la rue et me laisserais peut-être tenter par une autre viennoiserie ou une fougasse aux olives vertes et zestes de citron parfaitement huileuse de Paingrüel.

Je marcherais jusqu'à la rue St-Joseph Est, dans le quartier de St-Roch, dans la basse-ville. J'arriverais à hauteur du Clocher Penché où j'aurais sans doute envie d'aller bruncher (tant de marche, ça creuse).
Puis, je fouinerais chez quelques antiquaires où j'achèterais de jolis petites casseroles d'époque (que j'espèrerais bientôt pouvoir vous montrer sur le blog ;-))**

Comme j'aime un peu beaucoup le café, j'en profiterais pour goûter au café filtre du Nektar et au caffé latte de la Brûlerie St-Roch. Si en plus ils passaient du Beirut dans les enceintes de la Brûlerie, je serais aux anges… mais j'aurais peut-être mal au ventre d'avoir bu trop de café.

Parce que la rue St-Joseph Est est très chouette, je m'arrangerais pour étirer le temps jusqu'à l'heure du souper et finirais par aller manger à L'affaire est ketchup, restaurant dont j'adore le nom et qu'on m'a tant recommandé. Si Annie était dans le coin, c'est sûr que je la tannerais pour qu'on y aille ensemble.

Si un seul repas ne me suffisait pas ou si l'Affaire est ketchup -victime de son succès- était plein à craquer, on irait picorer au Moine Échanson, que mes lecteurs m'avait aussi recommandé.

On finirait la soirée dans quelques pubs de la rue St Jean (Le Sacrilège, au hasard) et je me coucherais repue et contente (passablement éméchée aussi), en n'oubliant pas de réserver mon lift de retour aux bonnes dates histoire de pouvoir rentrer un jour à Montréal.***

★ Retrouvez ici ma Google Maps des bonnes adresses à Québec !★ 

___________________

* C'est arrivé dans la vraie vie.
** Ça aussi.
** Et ça aussi malheureusement… j'aurais du appeler mon blog "Christelle est un boulet".

ps. Et sinon, avez-vous lu le cahier gourmand de La Presse de ce week-end ? Gros shoot. Gros travail de synchronisation des montres. Beaucoup de plaisir ! ;)

ps2. Oui, c'était le billet avec le plus de liens cliquables du monde !

***
Guide des bonnes adresses à Québec

Je n'ai pas eu la chance de tester toutes les adresses cette fois-ci, mais elles m'ont toutes été chaudement recommandées par des amis, lecteurs ET Québécois pure laine ! ;) Une raison de plus pour moi de retourner à Québec !

★ Où manger à Québec ?

Café Temporel
25, rue Couillard
418-694-1813

Pain Grüel
375, rue Saint-Jean
(418) 522-7246 ‎

Le Clocher Penché
203, rue Saint-Joseph Est
418-640-0597
clocherpenche.ca

L'Affaire est ketchup
46, rue Saint-Joseph Est
418-529-9020
laffaireestketchup.net

Le Moine Échanson
585, rue Saint-Jean
418-524-7832
lemoineechanson.com

★ Où boire à Québec ?

Nektar
235, rue St-Joseph Est
418-977-9236
lenektar.com

La Brûlerie St-Roch
375, rue Saint-Joseph Est
418-529-1559
brulerie-st-roch.com

Le Sacrilège
447, rue Saint-Jean
418-649-1985
lesacrilege.net

★ Où acheter de jolies robes à Québec ?

Jupon Pressé
790, rue Saint-Jean
418-704-7114
facebook.com/pages/Jupon-Pressé

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 20 mars 2012

Muffins châtaigne et chocolat



Au fond de ce placard et de ce frigo qu'il fallait ranger, j'ai remis la main sur ma fameuse farine de châtaigne (reléguée tout au fond du frigo derrière les trucs qui ne bougent jamais, là-même où se situe une faille spatio-temporelle/ trou noir qui pousse à l'oubli total) et un sachet de pépites de chocolat (tiens c'est vrai que j'ai ça !) et je me suis dit allez hop, ça serait bien de cuisiner des muffins châtaigne-choco, ça va être bon j'suis sûre et en plus je pourrai utiliser mon nouveau moule à muffins ! C'est que j'ai de très beaux buts dans ma vie, voyez-vous.



Ce moule à muffins, pour moi, c'est un peu comme un 5.55 vintage dans la penderie d'une modasse : le Saint Graal, longtemps convoité, recherché et finalement trouvé (via Etsy, aaah Etsy) et fait mien grâce à un coup de carte bleue magique.

Nan mais regardez-moi ces motifs !! Ils sont si beauuuuux ! (Je cherche aussi une plaque à pâtisserie du même genre (que j'avais pour la première fois repéré sur Design*Sponge - oui encore) donc si jamais vous en voyez une, faites-moi signe !) Et je remercie d'ailleurs Parigote, avec qui nous partageons cette quête, de m'avoir refilé le lien d'une boutique où il en restait (c'est que la bête est rare).



Et c'est comme ça que ce simple moule et le goût authentique, beurré, chocolaté, réconfortant de ces muffins ont réussi à me redonner envie de faire des photos pour le blog.
Et de m'amuser.
Et de partager avec vous de BONNES recettes… c'est là tout le but de ce blog, non ?

Pour être tout à fait honnête avec vous, dernièrement j'ai eu le sentiment de tourner un peu en rond, de voir toujours les mêmes choses qui circulent inlassablement sur internet, j'ai eu envie de renouveler mes inspirations, l'envie de faire autre chose, et surtout l'envie, le besoin (non-assouvi à l'heure où j'écris ces lignes) de voyager…. à Hawaï ça serait bien, mettons (Hawaï ?! OUI ! Le fait de jouer du ukulélé comme une damnée n'est sûrement pas étranger à cette envie)(je joue comme un pied - n'y voyez aucune fausse modestie- VRAIMENT- mais je m'en fous, je m'amuse !)




Le voyage, bieeeeen avant la cuisine, est -et restera toujours- ma première passion. C'est par ce seul biais que j'arrive vraiment à recharger mes batteries. Un restart complet. Je peux l'affirmer maintenant, car je sens le manque viscéral quand je ne voyage pas… et puis ça commence à manquer aussi de billets voyages/ découvertes sur ce blog ! (genre, les excuses)




En attendant Hawaï, je vais à Québec la semaine prochaine (bon c'est pas tout à fait pareil) et si vous avez de bonnes adresses, je prends, comme toujours !

En parlant de bonnes adresses, comme j'annonçais sur Facebook il y a quelques jours, je prépare une Google Maps avec mes bonnes adresses où acheter de la vaisselle/ déco à Montréal. 
Vous êtes nombreux à me les demander, et je devrais peut-être les garder égoïstement pour moi comme un vilain Gargamel, mais je ne suis pas comme ça ! Appelez-ça de la naïveté (dûe à mon jeeeeune âge de rose qui virevolte au vent) ou pensez que j'ai le coeur sur la main (c'est pas faux ;-)), perso je crois que les bons plans sont fait pour être partagés et que ça me reviendra à un moment donné sous forme de karma… ou de voyage à Hawaï ! (AH. AH. AH.)

Si ça vous tente de partager vos adresses (think karma), vous pouvez le faire via la page Facebook du blog ou dans les commentaires- merci !



Allez, je vous laisse ! Mais je ne pars pas sans vous faire un :



***
Recette des muffins châtaigne et chocolat
Pour 24 petits muffins (ou 16 moyens)

- 1 tasse (115 g) de farine de châtaigne*
- 2 tasses (230 g) de farine blanche (j'avais 1/4 de tasse de farine complète que je conservais depuis longtemps, j'en ai profité pour la passer… c'est là la beauté des muffins, on peut varier et mélanger les farines)
- 1 tasse (200 g) de sucre
- 1 sachet de levure (ou 4 c.c. de poudre à pâte)
- 1 pincée de sel
- 2 tasses (500 ml) de lait
- 2/3 tasse (170 ml) de beurre, fondu
- 2 oeufs
- 2 tasses (500 ml) de pépites de chocolat** (au lait, mi-sucrées…)

Do It Yourself:

Dans un bol, mélanger les farines, la levure, le sel et le sucre. Ajouter les pépites de chocolat. Réserver.
Dans un autre bol, battre les oeufs au fouet, ajouter le lait et le beurre fondu. Bien mélanger.
Incorporer le mélange oeuf + lait + beurre au mélange de farine et battre au fouet jusqu'à ce que la préparation soit homogène.
Verser dans un moule à muffins beurré et cuire 20 minutes au four à 375ºF (190ºC) ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré au centre d’un muffin ressorte propre et sec.
Laisser refroidir avant de démouler et conserver dans une boîte hermétique.

* À Montréal, on peut trouver la farine de châtaigne chez Milano ou Gourmet Laurier.
** J'ai utilisé ces pépites de chocolat qui m'ont été offertes par Le Choix du President.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 6 mars 2012

Le goût de la tour Eiffel {râgout Arménien de gombos}



Aujourd’hui, je vous offre ce genre recette qui n’a rien de spectaculaire dans sa présentation, mais dont la magie opère dans le quotidien. Un ragoût (rien de moins ragoutant que le mot ragoût, je suis d’accord- et pourtant !) Ce râgout là est Arménien, mais on le retrouve aussi dans la cuisine Libanaise et Syrienne. Un ragoût de gombos. Ou d’okras ou bamia ou bamieh en arabe ou Tour Eiffel, comme nous l'appelions avec mon frère quand nous étions petits (et encore aujourd'hui, j'ai demandé à ma mère : "tiens, tu voudrais pas me filer la recette des Tours Eiffel ?")

Allez savoir pourquoi, on ne retenait pas le nom en arabe et trouvions que les gombos avaient la forme de la Tour Eiffel. Il ne faut vraiment pas chercher plus loin… Des réminiscences de notre côté Français, sans doute. D'ailleurs, j'écris ces lignes alors que je porte une marinière, ça veut tout dire, nan ?



Pendant très longtemps (jusqu’à environ mes 16 ans… hem), je n’ai pas cherché à connaître le nom Français du bamia me contentant parfaitement de Tour Eiffel, exprimé dans un râle pour faire comprendre à ma mère que j’avais envie d’en manger.
Et un jour j’ai vu sur l’étiquette le nom en Français : gombo. On dirait le nom d’un nain. D’ailleurs, les meilleurs gombos sont nains. Sérieusement.
Trop longs, ils sont davantage visqueux, filandreux et pleins de graines (ceux-là d’environ 6 cm (2 po ½), qui sont les seuls que j'ai trouvé, étaient OK niveau texture mais je préfère définitivement les plus petits).

J’ai aussi appris que le gombo était très populaire du côté du Texas, de la Louisiane, où l’on a l’habitude de les faire frire (ah cette habitude qu’ont les Américains de tout faire frire ! Si je ne détestais pas tant la friture, j’essayerais bien) ou de le déguster en soupe (le gumbo). C’est bien l’ultime preuve que nos amis Américains aiment la Tour Eiffel ! ;-)



Enfin, sachez que le gombo est un être fragile et gluant. Qu’il devient tout mush-mush-gélatineux crotte-de-nez (selon les mots de ma mère—j’ai été aussi choquée que vous !) à la cuisson d’où le besoin de le faire tremper dans de l’eau vinaigrée si vous les achetez frais ou en conserves.

Je sais, c’est pas sexy, c’est pas mignon, c'est du ragôut mais qu'est-ce-que c'est boooon !

***
Recette du bamia (ragoût de gombos ou okras ou Tour Eiffel !)
Pour 4 personnes

- 500 g de gombos frais*, surgelés ou en conserve (si frais ou en conserve, les rincer, et les faire tremper 1h dans de l'eau froide avec 2 CS de vinaigre, rincer de nouveau)
- 350 g de veau (ou agneau), en petits cubes
- 1 oignon, coupé en dés
- 3 gousses d'ail, finement émincé
- 2 C.S. de concentré de tomate (pâte de tomate)
- 2 C.S. d'huile d'olive
- 1 tomate, coupée en dés (c'est un ajout personnel par rapport à la recette de ma mère- j'ai utilisé le fond d'une boîte de tomates en dés que j'avais dans mon frigo)
- 1 bonne poignée de coriandre fraîche
- 1 c.c. de coriandre séchée
- 1/2 c.c. de cumin
- 1/2 c.c. de piment
- 1 pincée de cannelle
- Sel, poivre
- Jus de citron

Do It Yourself:

Dans une grande casserole, faire revenir l'oignon et les cubes de veau dans l'huile d'olive, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucide et que la viande colore. Ajouter l'ail et la coriandre fraîche et remuer.
Ajouter les gombos et faire revenir pendant 5 minutes (en faisant attention de ne pas remuer trop fort, les gombos sont fragiles, mais si ils sont congelés ça ira à ce stade-là de la cuisson).
Ajouter les tomates en dés, la pâte de tomate et les épices. Saler, poivrer.
Ajouter le jus de citron** (2 CS environ).
Recouvrir d'eau jusqu'à hauteur et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser mijoter à couvert pendant 45 minutes ou jusqu'à ce que les gombos soient tendres. Servir avec du pain pita et/ ou un riz Libanais (riz blanc avec des vermicelles).

Notes sur la recette :

* Si vous utilisez des gombos frais, il faut retirer partiellement"la tête" mais surtout ne pas la couper (je pense que ça libère la substance gélatineuse contenue à l'intérieur du gombo ! ouuuuuhhh!)

** Un ajout personnel encore une fois, mais qu'on retrouve dans de nombreuses versions.

On peut manger le bamia à la cuillère (comme mon père qui mange presque TOUT avec une cuillère !) si les gombos sont assez petits et les morceaux de viandes aussi… sinon, couteau-fourchette, comme d'hab'!

Retrouvez d'autres façons de cuisiner le bamia ici, ici et .

Rendez-vous sur Hellocoton !