J’ai tendance à dire que je suis une mauvaise très bonne amie.
Mauvaise, parce que ça me prend beaucoup de volonté pour décrocher le téléphone (voire y répondre) pour appeler mes amis, prendre des nouvelles… alors qu’ils sont constamment dans mes pensées, bien évidemment.
Très bonne, parce ce qu’on m’a souvent dit (j’espère qu’ils n’ont pas changé d’avis à cause du point #1)– que j’avais une oreille attentive : j’aime pouvoir conseiller et aider ceux qui comptent pour moi. Et mes vrais de vrais amis savent qu’ils peuvent appeler ou courir chez moi à tout moment pour une dose de réconfort- et possiblement un truc sucré à se mettre sous la dent (le réconfort, toujours).

Mais la vie nous tient bien occupés parfois, et il semblerait qu’on ait toujours plus urgent à faire que prendre des nouvelles de ceux qui comptent (aaah, j’vais me faire chialer… faut que j’arrête le ton mélo’) et BREF, tout ça pour dire que cette recette de gnocchi attendait patiemment d’être publiée sur ce blog depuis… euh… 1 an et demi ? Deux ans ? Depuis que mon amie Astrid (S_ _ _ _ _ t, pour les intimes) me l’avait demandé.
C’est chose faite aujourd’hui.

Alors, je ne sais pas si la demoiselle s’attendait aux traditionnels gnocchi de pommes de terre, mais je dois dire que depuis que j’avais entendu parler de ceux à la ricotta, je n’avais envie que de faire ceux-là (enfin, je mens un peu puisque j’ai fait des gnocchi de patate douce il n’y a pas longtemps, mais la recette que j’ai essayé ne m’a pas convaincue) et c’était si simple, si bon, si frais, si moelleux que ça aurait été dommage de passer à côté !

Et puis, cocotte, t’as le droit à deux idées d’accompagnements pour le prix d’une !

Primo, un accompagnement frais et estival de salsa de tomates, balsamique et origan (d’ailleurs, l’été venu, je remplacerai l’origan par mon bien-aimé basilic) et deuzio, un accompagnement traditionnel -mais ô combien appréciable- de beurre de sauge. Dans cette deuxième version, les gnocchi sont d’abord cuit à l’eau puis dorés dans le beurre de sauge, comme Astrid me l’a appris un jour et comme l’Homme préfère depuis (c’est crousti-moelleux, c’est bon !) … Le tout saupoudré d’une bonne dose d’amour sous forme de copeaux de parmesan.

Je précise que le tout se réalise en 20 minutes montre en main (j’essaye de faire concurrence à Jamie Oliver), que les gnocchi maison font de très bons soupers de semaine et de très bons lunchs du lendemain et que, n’ayez crainte, qui dit « fait maison » ne dit pas forcément « compliqué » : le bonheur régressif de rouler un boudin de pâte est ancré en chacun de vous ! (réminiscence des sessions pâte à modeler à la maternelle)(trust me).

Enfin *et attention je m’apprête à sortir une banalité* que ce soit autour d’un plat de gnocchi, d’une bière ou d’une boîte de thon, célébrez l’amitié ! Voilà ! On ne dit jamais assez aux amis qu’on les aime et on ne leur dit jamais assez merci non plus. Je me suis rendue compte à plusieurs reprises dernièrement que j’avais des amis formidables (comme si j’avais pu l’oublier)(si je les appelais plus souvent aussi hein…), et à ceux qui me liront sur ce blog : merci ! Je vous appelle très vite ! Aux autres : étouffez-vous donc avec des gnocchi ! *

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* Je b-l-a-g-u-e, biensûr. Peace my friends.