Sur une page de mon carnet que je traine toujours avec moi, j’ai retrouvé une liste de recettes à tester écrite il y a quelques mois et que j’avais oublié depuis.

La bonne surprise c’est que la majorité des recettes (ou des associations de goûts- parce que, oui, je salive souvent en pensant à l’association de deux ou plusieurs goûts ensembles) se sont retrouvées sur le blog cette année (enfin, celle qui vient de s’écouler) à quelques exceptions près : une recette de sandwich inspirée d’un de mes cafés préférés à Montréal, les mantis (ces raviolis Turques si fins si divins) et le chai latte.

J’avais complètement oublié qu’un jour dans ma vie je m’étais dis : « tiens, faudrait bien que tu fasses ton chai latte maison, ça doit être bon !  » (un peu comme le jour où je me suis dit : « tiens, ça serait bien si tu faisais des abdos tous les matins, ça commence à devenir mou par là) … mais depuis que je l’ai vu écrit dans ma liste, j’y pensais, j’y pensais… et bon allez, hop, ça prend 10 minutes, fais-le, fiche-nous la paix un peu et tu pourras le barrer de ta liste (et on sait bien que j’aime barrer des choses dans des listes).

Je préfère vous prévenir tout de suite, je ne joue pas dans la même catégorie que Starbucks et consorts… ma recette est volontairement inspirée des véritables chai Masala Indiens plutôt que des « seaux à flotte sucrée » qu’on vous sert dans ce genre de cafés (voilà c’est dit).

Et pourtant, je me suis rappelée en préparant le chai, des jours qui précédaient mon arrivée à Montréal. Je me souviens très bien m’être dit : « voilà cocotte, tu pars vivre en Amérique*, tu marcheras dans des grandes rues, perchée sur des Louboutin, en buvant un énooorme cup de café (= la faute à Carrie Bradshaw) et après le boulot tu retrouveras ta bande de potes dans un Starbucks (= la faute à Friends) ». Édifiant, hein ?

Oui, je me suis dit ça. J’ai un peu honte. Mais je vous assure, je ne suis pas toujours aussi niaise… et ça ne m’a pas pris plus qu’un ou deux essais de coffee on-the-go (« Nan mais ça marche pas du tout de boire ET de marcher en même temps, j’en ai mis partout sur mon manteau… Raaah, en plus c’est dégueu’, ça goûte le sucre ! ») pour me rendre compte que Montréal avait bien mieux à offrir dans le genre petit café bien cool (le Myriade, le Névé ou le Pikolo (que je surnomme Pikolove tellement je l’aime) pour ne citer qu’eux).

En attendant, je la joue ni comme Carrie, ni comme Rachel, je la joue Mamie Christelle qui se fait un chai latte chez elle, en mode hibernation et petites laines !
À bientôt !

* Christelle /Tom Sawyer = même combat.