samedi 31 décembre 2011

Une dernière fois {et des étiquettes pour épices en cadeau}



Et voilà le dernier billet de l'année !
C'est à la fois un moment que j'apprécie beaucoup -car il permet de regarder dans le rétroviseur et de se rendre compte de ce qu'on a accompli pendant l'année- et à la fois un moment que j'appréhende un peu : une année qui s'écoule, ça file toujours un peu le bluesqu'arriveva-t-il en 2012 ?

Pour 2011, je m'étais donné le défi de continuer à bloguer, de partager mais surtout le faire à ma façon, mon rythme. Le petit compteur de billets de mes archives me dit que j'ai moins blogué, mais je pense que j'ai mieux blogué; et c'est ça le plus important. J'ai tenu le coup, presque chaque Lundi, en créant, adaptant ou simplement cuisinant des recettes que j'aime ou que j'ai découvertes.

Côté photographie, je me suis lancée à chaque fois le défi d'expérimenter différentes lumières, différentes mises en scènes… et même si je ne suis jamais entièrement satisfaite (c'est dans ma nature !), je sens que je continue à progresser et je suis contente. Petit à petit...

En mai, il y a eu le lancement de Culinographie : grosse aventure, un vrai pari pour des passionnées de photographie culinaire que d'essayer de partager ce qu'elles ont appris !  Il y a eu quelques remises en question, mais force est de constater que ça vous plait, que vous vouliez un blog comme celui-là… et ça c'est trop cool ! J'espère encore plus d'échanges culino-photographiques avec vous en 2012 !




En 2011, il y a eu aussi quelques "coups de projecteurs" pour le blog. Je n'en parle pas systématiquement ici, parce que j'ai peur d'être maladroite, de "trop en faire" et de vous dire "regardez comme ma vie est géniale" (alors que hein, bon, t'sais) : des interviews pour Larousse Cuisine, Cuisine AZ, Cuisine TV, une collaboration pour La Presse, la nomination aux prix ELLE : d'ailleurs, je ne vous remercierais jamais assez d'avoir voté, des messages et mails d'encouragements que j'ai reçu, de ceux qui m'ont dit être allés voter tous les jours (!!!) et que ce soit vous, mes lecteurs, qui avez commencés à voter et me l'avez fait savoir sur Twitter avant même que je l'annonce, ça fait terriblement chaud à mon p'tit coeur !

Finalement, c'est Hana du blog J'veux être bonne qui a remporté le prix ELLE catégorie cuisine, et j'étais très contente pour elle, car son blog est résolument mon coup de coeur cette année "dans les blogs Français". Si vous ne le connaissez pas déjà, je vous invite à la lire : ses textes sont drôles, intelligents, ses recettes créatives et je vous invite biensûr à regarder ses vidéos !

Côtés blogs étrangers, Katie a continué à faire briller mes yeux et faire gargouiller mon ventre, j'ai découvert avec pas mal de retard Call Me Cupcake - un superbe blog de pâtisserie Suédois. D'ailleurs la Suède a été une des mes grosses inspirations cette année, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai eu envie d'y être, de faire des fika à Stockholm… en 2012 j'espère ! (tu veux m'inviter en Suède ? Vas-y, j'arrive !)(en attendant, je devrais peut-être faire un tour au Café Ellefsen, à Montréal !)

Des blogs "végé"/ santé ont aussi intégrés mon lecteur de flux RSS comme les super inspirants et créatifs Green Kitchen Stories, My New Roots et Roost… En 2012, je veux d'ailleurs manger mieux, plus local, et en cherchant plus à savoir d'où mes aliments proviennent, de cumuler moins et de gaspiller moins surtout… C'est quelque chose que j'ai déjà commencé à faire chez moi : deux ventes de garage ont suffi à me faire rendre compte que ça ne servait à rien d'accumuler et que ça faisait surtout un BIEN FOU de faire le vide, ranger, garder l'essentiel… Je vais d'ailleurs aussi appliquer ce principe à ma pratique internet : moins regarder pour plus produire, en somme ! (Essayez, vous allez voir, ça fait du bien !)

Et surtout ce qui a changé pour moi en 2011, c'est que je suis enfin devenue résidente permanente au Canada FLUTE À BEC !
Enfin.
J'ai TELLEMENT attendu.
Et si ça ne change rien pour vous (seulement un maudit Français de plus au Québec ;)) ou sur le blog (est-ce-qu'une résidente ça écrit moins de bêtises sur son blog ? Non, je ne pense pas), ça change beaucoup pour moi.

C'en est fini d'attendre et de rêver, maintenant, les portes sont ouvertes.
En 2012, je veux, il faut, ça va changer.




Et donc pour fêter tout ça, la fin de l'année, le début de la nouvelle… je voulais vous offrir un petit cadeau/ carte de voeux améliorée : des étiquettes pour pots à épices ! (ou pots à ce que vous voulez).

En fait, tout ça n'est pas complètement altruiste car pour être honnête : j'en avais moi-même besoin de nouvelles (mais je partage, je suis sympa !)
Quand j'ai emménagé avec l'Homme (il y a quelques temps de ça…) quelle ne fût pas ma surprise de découvrir seulement… euh… 3-4 épices dans le placard (sel et poivre inclus). En tant que "fille qui cuisine un peu, tu vois" + "ayant des origines Arméno-Syro-Libanaises, cuisines qui, nous le savons bien, sont merveilleusement épicées", j'ai du réorganiser tout ça en complétant la "collection" avec mes petits pots.

Mais ma deuxième surprise fût de réaliser que l'Homme ne savait pas identifier une épice juste en ouvrant et sentant dans le pot. Et c'est comme ça qu'un jour il a réussi à mettre du SABLE dans la soupe au lieu de mettre de la noix de muscade (oui, oui)… C'est une longue histoire, mais pour faire court : on nous avait ramené des épices ET du sable du Maroc dans des pots similaires… je ne sais pas pourquoi le pot de sable est resté tout ce temps sur le comptoir de la cuisine, tout ce que je sais c'est qu'on a jamais pu finir cette soupe (ça grinçait sous la dent ! iiiiiirk)… d'où le besoin vital d'étiquettes !



Pour vous procurer les étiquettes, je vous laisse jeter un oeil dans l'encart gris et arrête enfin d'écrire !

Merci de me lire. Merci pour vos mots et encouragements tout au long de l'année !
Je vous souhaite une année 2012 pleine de beaux changements, gourmande, créative, drôle et épicée !

***
Pour recevoir les étiquettes pour pots à épices :

J'ai réalisé les étiquettes dans deux gammes colorées : vieux rose/ or/ noir et bleu ciel/ orange/ graphite.

EDIT : vous pouvez télécharger le pdf en suivant ce lien !

Si vous voulez recevoir les étiquettes, vous avez juste à me laisser un commentaire avec votre adresse mail et, hop, je vous envoie le pdf !
Pour éviter les spams vous pouvez écrire votre adresse mail comme tel : xxx(at)xxxmail(point)com (<--- je suis la fille qui apprend l'internet aux gens)

Enfin, si vous voulez vous remémorez vos accomplissements de 2011 ou partager vos souhaits pour 2012, rendez-vous dans les commentaires ! :)

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samedi 17 décembre 2011

Gâteau renversé à l’ananas pour Anaïs



Ma petite,
ma chérie,
mon Ananas,
tu as un an aujourd'hui.
J'ai pas envie de faire ma vieille tante, mais bon dieu, que le temps est passé vite.
Tu n'avais pas un jour que déjà la gourmande que je suis t'avait affublée de deux surnoms de nourriture : mon Ananas, mon Anaïs-maïs.



Tu es toute petite, tu as déjà du caractère, comme ta mère. D'ici quelques années, je sais que tu prendras plaisir à poser devant l'objectif en bombant le torse, comme cette coquette de soeur. C'est elle qui m'a dit que tu étais coquette, et je le vois bien sur les photos : tu as les joues aussi roses que les petits bandeaux que tu portes dans tes soixante cheveux.



Ta venue m'a un peu transformée moi aussi : je me suis surprise à faire comme ces dadames de la Sécurité Sociale et, le jour où tu es née, dès que j'ai reçu les photos, je les ai mises en fond d'écran en répétant hystériquement à mes collègues : "c'est ma nièèèèce !!!" 

J'ai punaisé les photos de tes 3 mois devant mon bureau à la maison et je dis à qui veut bien l'entendre : "n'est-ce-pas qu'elle vraiment trop mignonne ?!" (et c'est vrai. T'es une bombe, bébé.)



Tu croyais que j'allais t'oublier parce que quelques kilomètres nous séparent ?
Pfff, ça ne veut rien dire, ça.
C'est toi qui, dans quelques 16 années, en pleine crise d'adolescence lancera à tes parents : "puisque c'est comme ça, j'me casse, j'vais aller vivre au Canada, chez Tata Christelle !"

Et je t'attendrai.
Bon, tu viendras en vacances, faut pas pousser. On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
Ensemble, on mangera du gâteau renversé à l'ananas, comme ta grand-mère nous faisait quand nous étions petits.
Je t'en raconterai de biens bonnes sur ta mère. Et ta grand-mère tant qu'à y être. On rigolera. On trouvera qu'on leur ressemble… finalement.

En attendant, je pense fort à toi et mange du gâteau pour nous deux.



Le gâteau renversé à l'ananas, une affaire qui roule depuis 1988.

***
Recette du gâteau renversé à l'ananas (old school family recipe, yeah yeah)
Pour un grand moule rond (environ 30 cm (12 po) de diamètre) assez large et profond.

Pour le gâteau
- 7 tranches d'ananas (ou moins selon le diamètre de votre moule)
- 200 g (3/4 de tasse) de farine
- 2 oeufs
- 180 g (3/4 de tasse) de sucre
- 20 g (1 grosse C.S. bombée) de beurre
- 200 ml (3/4 de tasse) de lait (ou crème fraîche liquide)
- 1 pincée de sel
- 1/2 c.c. de levure chimique (ou poudre à pâte)
- 1 sachet de sucre vanillé ou 3-4 gouttes d'extrait de vanille pur
- Un petit filet de rhum (facultatif)

Pour le caramel
- 150 g (2/3 de tasse) de sucre
- 40 g (2 grosses C.S. bombée) de beurre
- 50 ml (1/4 de tasse) d'eau

Do It Yourself:

Préparer la pâte :
Dans une casserole, faire chauffer au petit boulé (faible ébullition) le lait et le beurre. Réserver.
Dans un bol, mélanger les oeufs et le sucre. Ajouter la farine, la levure, le sel et la vanille (ou sucre vanillé). Mélanger de nouveau.
Ajouter le lait tiède et éventuellement le rhum. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène. Réserver.

Préparer le caramel :
Dans une casserole, sur feu doux-moyen, préparer un caramel en faisant fondre le sucre, l'eau et le beurre. Surveiller attentivement le mélange et remuer dès que ça commence à colorer, pour ne pas laisser le caramel accrocher (et brûler) au fond de la casserole.
Au bout de 10-15 minutes, vous devriez vous retrouver avec un caramel bien lisse et ambré.

Verser le caramel dans le fond du moule et juxtaposer les tranches d'ananas en cercle sur le caramel (6 tranches autours et 1 au milieu) : attention à ne pas vous brûler ! Verser la pâte et cuire environ 35 minutes dans un four à 350ºF (180ºC) ou jusqu'à ce qu'un cure-dent piqué dans la pâte ressorte propre et sec (aaah, le fameux cure-dent !)
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mardi 13 décembre 2011

Faire son fromage maison : le labneh



Labneh ? Libanais ? Nez ? Oui tout ça, enfin sans le "nez", ça c'était juste pour la rime.
(ça commence fort chez Christelle is flabbergasting aujourd'hui, j'vous le dis)*

Alors voilà, j'ai refait du fromage maison. Une fois qu'on commence, pourquoi s'arrêter ?
Le labneh était le second sur ma liste après la mascarpone : plus facile, tu meurrrrs.



Ne me dites pas que vous ne connaissez pas le labneh, je suis sûre que vous avez déjà mangé au restaurant Libanais : c'est ce fromage à pâte fraîche très souvent servi en mezzé qu'on tartine facilement sur un morceau de pain pita.

Au Liban, on en mange aussi au petit-déjeuner (le petit-déjeuner sucré est un concept qui n'existe pas vraiment là-bas (et dans beaucoup d'autres pays en fait), comme ce petit souvenir en témoigne :

Previously in my life:
(back in 1998, tu as 12 ans, il est 9h du matin à Beyrouth, il fait 47ºC et tu meurs de chaleur)

Christelle : "J'suis malaaaade, j'ai chauuuuuuud, j'ai paaas faim, enfin… j'aimerais peut-être un bol de Frosties avec du lait GLACÉ, steuplééé tata."
Ma vieille tante au Liban : "Naaaaa j'ai pas ça, mais j'ai mieux pour toi. Faut que tu manges."
(vieille tante siffle et arrête un gamin random dans la rue)
Vieille tante dit au gamin random : "Hey, va nous chercher 3 lahmajouns** et 3 pizzas au fromage !"

Dix minutes plus tard le gamin revenait avec des pizzas CHAUDES qui sortaient du four. 
Il faisait instantanément 25ºC de plus rien qu'à les regarder (47ºC + 25ºC = 72 000ºC)
À la table de mon petit-déjeuner on retrouvait donc des pizzas CHAUDES et du labneh FRAIS. 

J'ai choisi le labneh.



Le labneh, on le mange juste salé, avec un généreux trait d'huile d'olive bien fruitée. Quelques feuilles de menthe, un peu d'épices pour relever le tout : thym, piment (Arménien, chez nous- le bib'aar) ou za'artar (ce mélange de thym, sumac et graines de sésame dont je vous ai déjà parlé), quelques olives ou des tranches de concombre Libanais… c'est terriblement frais, crémeux et on dirait que toutes ces saveurs existent pour vivre ensemble.

Avec le labneh, on ne s'embarrasse généralement pas de couverts. Après avoir étalé le fromage frais dans l'assiette (à l'aide d'une cuillère, bon, ok), on la remplace par du pain pita que chacun peut découper à sa guise, et on fait trempette… en toute convivialité !




Il y a quelques temps, en faisant des recherches approfondies sur internet (comprendre = procrastination), je suis tombée sur une recette qui m'a renversée : des boules de labneh. Genre, du labneh solide.
Pourquoi personne ne m'avait dit que ça existait ?? J'avais toujours connu le labneh sous la forme "tartinade conviviale entre amis" et là, d'un coup, de nouveaux horizons s'ouvraient à moi.

C'est comme si là, pif paf, je vous disais que la pizza liquide ça existait. Bon, ce n'est peut-être pas la meilleure métaphore que j'aurais pu trouver, mais vous saisissez le concept. J'ai donc gardé la moitié de ma préparation de labneh pour faire des boules.



Et le secret de la boule de labneh est aussi simple que la recette de base : comme pour tout fromage, il suffit juste de débarrasser le labneh d'encore plus de son humidité de manière à pouvoir façonner des boules… et de laisser libre cours à son imagination débridée de fille qui aime expérimenter de nouvelles saveurs. Voyez par vous même :



Ces petites boulettes + un mini-ramequin d'huile d'olive à côté pour tremper, ça bat tous les apéricubes du monde, moi j'dis !

Et vous commencez à connaître mon penchant pour les choses sucrées… et je me suis donc dit : "mais en fait le labneh, c'est pas si différent de la mascarpone ou de la ricotta, ça doit être croooo bon avec du miel et des pistaches (ça ne vous rappelle rien ?) ou des billes de sucre ou de la cannelle ou …"

En quelques mots, ces boules de labneh m'ont complètement fait partir en sucette ! (oh!oh!)
(je finis ce billet aussi bien que je l'ai commencé, François Pérusse sort de ce corps !)



À bientôt ! Et d'ici là, retrouvez ici un très chouette et très vrai texte (en Anglais) de Mayssam sur le labneh.
____________________

* Avec un humour pareil à 27 ans -et qui ne va sûrement pas s'arranger avec les années- je me dis que mes petits-enfants me trouveront bien difficile à supporter.

** Lahmajoun : pizza Arménienne à la viande hachée… sur ma "to-cook-list".

***
Recette du labneh maison

- 1 kg (ou moins) de yaourt nature (pour le labneh, on utilise un yaourt avec plein de bon gras, pas de 0% toléré ici !)*
- Une bonne pincée de sel (facultatif)**

Pour accompagner :
Huile d'olive, sel, thym, piment, paprika, feuilles de menthe fraîche, za'artar, graines de cumin, concombres Libanais, olive, pain pita...

Ustensiles :
- Un bol
- Une passoire
- Coton à fromage (ou étamine)

Do It Yourself:

Verser le yaourt et le sel** dans une passoire recouverte d'étamine (j'ai mis 2-3 épaisseurs) elle-même disposée sur un bol. Refermer les bords de l'étamine pour former un pochon, nouer le pochon avec une ficelle et réfrigérer pour la nuit.

Le lendemain, le labneh est prêt à être dégusté ! Youpi !
Comme pour la mascarpone, vous pouvez garder le "petit lait" qui s'est égoutté du yaourt pour faire des crêpes, pancakes...

Étaler le labneh sur une assiette, verser un bon filet d'huile d'olive, saupoudrez de thym, de piment ou de za'artar et servir avec du pain pita, des olives et/ ou des rondelles de concombres.

Pour faire des boules de labneh :
Recette adaptée du blog Swirl & Scramble

Vérifier la consistance du labneh après la 1ère réfrigération (voir plus haut) : si il est trop humide pour pouvoir former des boules, changer l'étamine et réfrigérer de nouveau pour 8 h ou plus.

Sinon, former des petites boules et les disposer sur une assiette recouverte d'un morceau d'étamine. Une fois toutes les boules façonnées, les recouvrir avec un autre morceau d'étamine sans les presser. Réfrigérer pour 8 h ou jusqu'à ce que l'étamine ait absorbée toute l'humidité du fromage (la changer au besoin).

On peut conserver les boules de labneh dans un bocal rempli d'huile d'olive, à température ambiante. On peut les servir en apéro natures (sel + huile d'olive) ou assaisonnées de différentes épices… avec un petit ramequin individuel d'huile d'olive où les tremper si on choisit d'en faire des "sucettes".

Notes sur la recette :

* J'ai utilisé un pot de 750 g de yaourt Méditerranée Liberté… 10% de gras ! Certains utilisent même de la crème fraîche… mais comme vont bientôt arriver les excès de Noël, je m'suis dit qu'il fallait pas déconner non plus.

** Je n'ai pas salé mon labneh avant car :
1) Je préfère le saler après (bonne raison, je sais)
2) Je voulais tester les boules de labneh sucrées
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