lundi 28 février 2011

Pâtes fraîches et sauce Bolognaise maison



Ce billet aurait pu s'intituler : "le jour où j'ai voulu faire des spaghetti maison mais où j'ai fini par faire des tagliatelle."

Faire des pâtes maisons de A à Z, voilà une autre chose qui figurait dans ma looongue liste. Surtout depuis que j'avais découvert ce qui allait devenir un objet de désir et de convoitise : le rouleau à troccoli. Il s'agit d'une sorte de rouleau à pâtisserie Italien nervuré- typique- et tout indiqué pour faire soi-même ses spaghetti*. (notez que je ne mets ni de "s" à spaghetti ni à tagliatelle car il s'agit déjà des noms pluriels, en Italien)(notez que je n'ai jamais pris de cours d'Italien et que je fais "genre comme si") Plus joli qu'un rouleau à pâtes métallique et plus rustique qu'une machine à pâtes, je me devais d'en avoir un.

Pour faire moi-même mes pastas !




(voilà, les présentations avec les protagonistes sont faites)

Mais forcément, ça a merdouillé (juste "-ouillé" parce que j'ai quand même réussi à rattraper ça en tagliatelle). On ne me surnomme pas Gaston (Lagaffe) pour rien.

J'essaye de me souvenir quand tout a basculé. Ah oui, j'ai voulu suivre beaucoup trop de recettes à la fois et du coup j'ai étalé trop finement ma pâte à la force UNIQUE de mes mains et de mon mini-rouleau à pâtisserie. Étaler finement sa pâte pour faire des pâtes fraîches, c'est un must... mais pour utiliser mon fameux rouleau nervuré, il aurait fallu faire des boudins de pâte et ne pas faire sécher la pâte aussi longtemps que je l'ai fait, comme vous pouvez le voir dans ce billet sur le blog de Flou (où mon amour du rouleau à troccoli est né).




Comme je suis pleine de ressources, j'ai fait contre mauvaise fortune bon cœur et préparé des tagliatelle. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça et ne me contente pas de dire que j'ai voulu faire des tagliatelle dès le départ ? Hein, pourquoi ?
Parce que je trouverais ça :

1- Malhonnête : alors qu'on sait qu'à côté de la définition des mots "cœur pur" dans le dico**, il y a mon nom (je vous ai raconté la fois où une mamie Chinoise a voulu se prendre en photo avec moi à La Cité Interdite en me regardant comme si j'étais une réincarnation de Bouddha ? Non ? Bon, une prochaine fois alors ! :D)

2- Pas drôle : on apprend tous de ses erreurs- moi la première et ça marche en cuisine aussi comme en témoigne ce billet-confession.

Et du coup, je vais pouvoir écrire un autre billet. Celui où j'aurais enfin réussi à utiliser mon rouleau à spaghetti : des colibris viendront me porter par les manches et nous danserons tous ensemble une farandole autour de mon plat de spaghetti maison.
(j'ai manifestement envie de raconter beaucoup de conneries ce soir)
(et abuse des parenthèses) (Camille sort de ce corps !)


Faire sécher sa pâte suspendue à un cintre en bois propre et fariné, c'est très pratique !! Merci Clotilde pour l'astuce.



TA-DAAA : les tagliatelle fraîches tripatouillées, étendues, pliées, dépliées et coupées à la main !



Pour faire plus court (et comme de toute façon, je vous raconte tout dans la recette !), vous n'avez qu'à accompagner les tagliatelle d'une sauce Bolognaise "ragù alla Bolegnese" maison et c'est dans la poche le ventre.

Biensûr, sans machine à pâtes, mes tagliatelle à moi étaient un peu épaisses, mais bon, on ne s'est pas étouffé avec non plus. J'imagine que si une nonna Italienne passait par là, elle me bannirait d'Italie à tout jamais, mais pour une première, le résultat était plus que satisfaisant ! Et le goût incomparable ! Une bonne recette, de bons conseils et une dose d'étourdissement, voilà mon secret ! ;)




À bientôt !

***
Recette des pâtes fraîches maison
La recette n'est pas tout à fait la même, mais j'ai beaucoup consulté le billet de Clotilde avant de me lancer. Vous y trouverez d'autres très bons conseils, notamment si vous disposez d'une machine à pâtes.

Ingrédients :
(pour 4 personnes)

-190 g (un peu moins d'une tasse) de semoule de blé fine*
- 60 g (1/2 tasse) de farine tout usage (ou T65 pour les pains)
- 3 gros œufs
- 1/2 c.c. de sel fin
- Une goutte d'huile d'olive
- De l'eau

Do It Yourself:

Mettre les farines et le sel dans un saladier, faire un puits au centre et y verser les œufs. Ramener la farine vers le centre en mélangeant à la fourchette ou à la main, jusqu'à ce que se forme une boule souple et lisse (environ une dizaine de minutes).
Ajouter de l'eau si nécessaire (si la pâte n'est pas assez souple) ou de la farine (si la pâte est trop collante).
Bien pétrir jusqu'à obtenir une pâte compacte, élastique et non collante.
Verser une goutte d'huile d'olive sur la pâte et couvrir le saladier d'un torchon propre. Laissez reposer 30 minutes.

Abaisser la pâte à l'aide d'une machine à pâte ou d'un rouleau à pâtisserie. Pour découper les tagliatelle, il existe une fonction spéciale sur les machines à pâtes. Sinon, vous pouvez faire comme moi (warrrrrrior!) à la main, en vous guidant à l'aide d'un long couteau pour découper des bandes plus ou  moins égales.

Fariner bien les tagliatelle et laisser-les sécher au moins 30 minutes.
Faire cuire les tagliatelle dans un grand volume d'eau bouillante salée et laisser cuire jusqu'à ce qu'elles remontent à la surface (environ 5-8 minutes ou au goût- c'est le meilleur indice !)

Servir avec une sauce Bolognaise (voir recette plus bas), un pesto de basilic (maison !), ou al Aglio e Olio ("ail et huile"- en faisant revenir deux gousses d'ail dégermées et pressées dans un généreux filet d'huile d'olive (seulement pour parfumer l'huile sans faire brûler l'ail) à verser sur les pâtes ! Miam !)

Accompagner de parmesan râpé, pecorino ou tout autre fromage de votre choix.

Notes sur la recette :

* J'ai préféré utiliser une grande quantité de farine de semoule de blé dur : elle apporte vraiment de la tenue et une bonne texture aux pâtes. J'ai réalisé une deuxième boule de pâte avec de la farine tout usage- ce qui peut se faire si vous n'avez pas de farine de semoule de blé dur, mais je trouve le résultat un peu moins bon.

- On peut préparer la pâte la veille et la garder au frais jusqu'au lendemain.

- Une fois que les pâtes sont découpées et séchées, on peut les garder au frais quelques jours dans une boîte hermétique ou les congeler.

***
Recette de la sauce Bolognaise (ragù alla Bolognese)
Adaptée du blog Ma dolce Vita

Ingrédients :
(pour 4 personnes)

- 400 g (un peu moins d'1 livre) de veau haché
- 100 g (1/4 de livre) de chair à saucisse (on peut aussi faire tout veau, tout porc, au choix !)
- 500 ml (17 oz environ) de concassée ou de coulis de tomates
- 1 oignon
- 1 grosse échalote
- 2 gousses d'ail dégermées
- Quelques herbes de votre choix : origan, thym, basilic, persil frais, feuille de laurier, etc.
- Huile d'olive
- 1 grand verre de vin blanc (de préférence )
- Du parmesan râpé
- Poivre du moulin
- Un soupçon de cannelle (oui, oui !)

Do It Yourself:

Faire revenir l'oignon et l'échalote dans de l'huile d'olive. Ne pas lésiner sur la quantité d'huile, ça doit fondre dans la poêle sans griller.

Ajouter le veau et la chair à saucisse. Laisser cuire à feu vif 5 à 10 minutes en remuant bien. Puis ajouter le coulis de tomates, l'ail, les herbes choisies et le verre de vin. Poivrer et ajouter un soupçon de cannelle (je trouve que ça "sucre" et parfume subtilement les mélanges souvent trop acide de coulis de tomate !). Ajouter 2-3 C.S de parmesan râpé et mélanger le tout.

Baisser le feu et laisser mijoter au moins 30 minutes en ajoutant un peu d'eau ou de vin si nécessaire.

Réserver la sauce au chaud en attendant de la servir sur les pâtes.

* Le rouleau à troccoli a des nervures plus larges que le rouleau à spaghetti, d'où la différence de nom (et le diamètre des pâtes donc !). J'ai trouvé mon rouleau au magasin de cuisine La Soupière, à Montréal (et j'étais bien contente !)

** Des dictionnaires qui donnent la définition de deux mots en même temps, oui, tout à fait !

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mardi 22 février 2011

Le meilleur café maison du monde



Je ne sais plus quand c'était. Un matin, il n'y pas si longtemps.
J'ai machinalement empoigné la cafetière Italienne. Comme tous les matins. Comme un robot mal réveillé. Je l'ai passé sous l'eau et j'ai commencé à préparer nos deux tasses de vrai café quotidiennes.



En ouvrant le sachet de café moulu, je l'ai approché de mon nez pour en sentir tout les arômes. Mon dieu, comme ça sent bon. L'odeur du café. Si seulement je pouvais embouteiller ce moment entier pour le transporter avec moi toute la journée.



Alors, j'ai eu envie de vous en parler. Sur ce blog. Non, pas de recette. Seulement du café.

Ce petit moment où l'on doit tendre l'oreille et écouter le café monter,
Ce petit moment où l'on entends le vrombissement caractéristique "vroumbloublouvroum" annonçant que le café est prêt,
Et puis, celui où l'on s'empresse de baisser immédiatement le feu sous peine de déguster un café "bouillu".




Enfin, on se verse une tasse. On goûte. Le vrai goût de l'espresso Italien.
Puis, le café coule dans la gorge et on oublie ce petit bonheur fugace, éphémère.
Discret, il retourne se cacher dans le sachet de café, jusqu'au lendemain matin.
Je le note ici, pour ne pas oublier, que tous les matins, j'ai le droit à mon petit bonheur de rien.

Et vous, quels sont vos petits bonheurs ?




Sur une note moins "Delermienne" et pour comprendre et savoir pourquoi ce café est le meilleur du monde et que les cafetières Italiennes, c'est juste the real thing et que tous les George Clooney (what else?) du monde peuvent aller se rhabiller : vous pouvez lire ou relire ces billets géniaux sur le non moins génial blog de Guillaume Long.

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lundi 14 février 2011

Sucettes au chocolat au lait et lavande



Chaque week-end c'est pareil.
Le vendredi soir arrive enfin. On se loue un film, on boit un verre de vin, on relaxe. On prévoit déjà un brunch le samedi entre amis ou amoureux, de dormir beaucoup plus longtemps, de passer de bons moments, oh et puis, il y a tout ces poils de chats à balayer, cette lessive à faire, cette montagne de vaisselle à laquelle s'attaquer... (t'es sûr que c'est mon tour ?)

Et très souvent, je m'organise avec une bonne vieille liste (la fameuse to-do list).
Je note consciencieusement toutes les tâches que je dois faire et qui pourraient un tant soit peu me donner un sentiment d'accomplissement personnel. Ça va de ranger mon tas de vêtements à prendre un billet d'avion ou cuisiner avec des fleurs.
Oui parce que barrer sur une liste : cuisiner avec des fleurs, ça m'insuffle un profond sentiment d'accomplissement personnel. (note : ça ne marche peut-être pas sur tout le monde)

C'est comme ça qu'à 22h, un dimanche soir, je cuisinais des sucettes au chocolat au lait ET fleurs de lavande.




Même si j'étais fatiguée et que pleins d'autres trucs de ma liste n'étaient pas barrés, ça faisait un petit bout de temps que j'avais cette recette dans mon collimateur. Et JE DEVAIS la faire. Elle est issue du livre À la bonne Franquette, un petit bijoux de livre qui réunit une myriade de chefs Québécois autour de recettes simples qui mettent vraiment l'accent sur la diversité gastronomique des régions du Québec. Un livre superbement illustré et très agréable à consulter ! Au passage, un grand bravo à Lynne Faubert qui me l'a fait parvenir et à tous les chefs qui ont eu la bonne idée de s'associer pour cet ouvrage !




Bon, les sucettes dans tout ça ! Et bien, je vous ai déjà tout dit : simples à faire et parfumées ! C'est d'abord le côté ludique de la recette (rooooh des sucettes plates trop mignooon !) qui m'a attiré et c'est vrai qu'à part le temps d'infusion (3 heures minimum) pour parfumer le chocolat, cette recette, c'est du gâteau !

Par contre, niveau présentation, je dois m'améliorer : les bords de mes sucettes ne sont pas du tout droits comme vous l'aurez remarqué; et la couche de chocolat sur certaines sucettes était un peu fine (on voyait le bâtonnet au travers) : alors faites attention si vous les réalisez !




Et ce n'est pas parce qu'il était 22h que je n'ai pas voulu filtrer mon mélange. Non, c'est parce qu'au lieu de réaliser cette recette avec du thé chai comme dans la recette originale (avec de l'earl grey, je parie une sucette que c'est à tomber -aussi), j'ai donc utilisé de la lavande. Et pourquoi ? Pas seulement pour ses vertus relaxantes ou gustatives, mais aussi parce que j'ai récemment goûté à un chocolat à la lavande* (avec des fleurs de lavande dedans) qui a réussi à me faire aimer un peu plus le chocolat (vous vous souvenez de cette confession, n'est-ce-pas ?)




D'où la volonté de recréer la magie à la maison.
Tout en cuisinant des fleurs.
Tout en barrant des choses sur ma liste.
 ...

(Un coup d'œil furtif à ma liste) 
...

Et si tout n'est pas barré encore cette fin de semaine, je me dis que finalement, ça n'est pas si grave. On s'en demande souvent trop alors qu'il suffirait juste de préparer des sucettes au chocolat et à la lavande et d'être heureux de ce qu'on a déjà accompli.



***
Recette des sucettes au chocolat au lait et lavande 

Adaptée du livre À la bonne franquette et de la recette de Jean-François Bélair (p. 79), aux Éditions Transcontinental

Pour 12 à 15 sucettes

Ingrédients :

- 13 + 1/2 oz (400 g) de chocolat au lait**, haché
- 2 C.S. de fleurs de lavande ou un sachet de thé (chai, earl grey...)

Équipement :

- 1 pot Mason ou un pot en verre bien hermétique d'environ 1L (4 tasses)
- 24 à 30 carrés de 8 cm (3 pouces) de feuille guitare ***
- 12 à 15 bâtonnets en bois ou à sucettes (dans les magasins de cuisine spécialisés)

Déposer le chocolat en morceaux dans le pot Mason. Verser les fleurs de lavande ou le contenu d'un sachet de thé sur le chocolat. Bien fermer le pot.

Déposer le pot dans une casserole d'eau de grandeur moyenne. Remplir la casserole d'eau à hauteur du chocolat. À feu, très doux, faire fondre le chocolat et infuser le thé 2 à 3 heures. S'assurer que la casserole ne manque jamais d'eau.

Ouvrir le pot et goûter au chocolat pour juger si l'infusion est assez intense. Sinon, continuer à infuser jusqu'à l'intensité désirée.
Passer le tout au tamis à l'aide d'une spatule de caoutchouc pour retirer les grains de thé et d'épices (pour les fleurs de lavande, j'ai choisi de les incorporer au chocolat, mais pas tout le monde aime.)

Moulage

Déposer 15 ml (une cuillère à soupe) de chocolat sur un carré de feuille guitare. Poser un deuxième carré de feuille guitare dessus et presser légèrement avec les doigts pour former un rond de chocolat. Répéter l'opération avec le reste du chocolat.

Insérer délicatement (pas comme moi ^^) un bâtonnet entre les carrés de feuille guitare en le faisant pénétrer dans le chocolat. Répéter l'opération pour toutes les sucettes. Laisser prendre 20 minutes au réfrigérateur. Retirer doucement les carrés de feuille guitare et déguster !

Notes sur la recette :

** Choisissez de préférence un chocolat de bonne qualité : c'est toujours mieux. J'ai trouvé du  chocolat Callebaut et des fleurs de lavande à la Vieille Europe (3855, boulevard St Laurent à Montréal)

*** Vous pouvez trouver les feuilles guitare dans les magasins spécialisés (chez France Décor, à Montréal). Conçues spécialement pour travailler le chocolat, elle lui conserve toute sa brillance. Si comme moi, vous n'en n'avez pas ou n'avez pas le temps de vous en procurer, vous pouvez utiliser du papier parchemin ou même des feuilles d'acétates (rhodoïd).

C'est une une recette très facile qui peut très bien être réalisée avec des enfants (ou par/ pour de grands enfants ! ^_^)

* En plus d'être emballé dans un superbe packaging !

lundi 7 février 2011

Des blinis ! Des blinis !



(non, j'ai pas trouvé mieux comme titre !)

On continue dans la série "c'est vous qui décidez" avec une autre demande spéciale exaucée aujourd'hui : "Christelle, Christelle, donne-nous une bonne recette de blinis, s'il te plait !"* Contrairement à la tarte au citron, les blinis faits maison je n'avais encore jamais essayé. Mais j'aime repousser les limites du blog, vous savez-bien, alors sans plus attendre, faisons connaissance avec...

La recette n°1: le blini au saumon (mon préféré !)**
(c'est parce qu'il y a deux recettes ! Un billet 2 en 1, je vous gate !)



Mais avant, une confession. En vrai, quand on m'a demandé une recette de blinis, j'ai pensé : "eh bien mon bon lecteur, va voir dans mes archives et inspire-toi de la recette de pancakes au buttermilk" qui me semblait toute indiquée. Après coup, j'ai eu un peu honte d'avoir exprimé -en mon fort intérieur- de telles pensées (impures) (traîtres) pour mes gentils lecteurs, alors j'ai décidé de pimper la recette de base des blinis en ajoutant de la ciboulette, de l'aneth et des graines d'anis dans la pâte pour me faire pardonner. (comment ça, ça ne suffit pas ?)




Quitte à en préparer pour la première fois de ma vie, j'ai également poussé l'expérience un peu plus loin (rien d'extrême, rassurez-vous) et testé une deuxième recette de blinis à la farine de sarrasin et graines de cumin : le traditionnel blini Russe, en fait (les graines de cumin en moins).

Recette n°2 : blini à la farine de sarrasin, graines de cumin et tapenade




Et vous l'aurez compris, la recette des blinis est donc très versatile et permet bien des adaptations : en utilisant et mélangeant plusieurs types de farine (blanche-sarrasin, complète-noire, de froment, etc.), en ajoutant des herbes aromatiques à la pâte (ciboulette, aneth et pourquoi pas basilic, romarin... aussi loin que votre imagination et vos goûts le permettent), des graines (anis, cumin, sésame, pavot) et même des mini-dés de tomates séchés, de saumon fumé ou des zestes de courgettes frites (hey pourquoi pas ?), des bébés épinards, etc., etc. : le blini, c'est le nouveau muffin !




Et biensûr tout ce que vous ne mettez pas dans le blini, vous pouvez le mettre dessus ! (l'étaler, en bon Français) : tapenade d'olives (ci-dessus), pesto de tomates séchées et graines de sésame noir (ci-dessous), yoghourt nature+ jus de citron vert + feuilles de menthe fraîches... là encore les possibilités sont infinies !



Enfin, je nous vous ai pas parlé de la cuisson -qui est d'une simplicité enfantine : d'un seul geste on dépose un peu de pâte dans une poêle chaude : on fait revenir une minute d'un côté (le blini se décolle de lui-même quand il est doré- magique !), on le retourne, lui redonne un petit 30 secondes au chaud et voilà !

De quoi changer vos apéros à tout jamais ! À bientôt !

***
Recette des blinis
Chaque recette vaut pour environ vingt blinis

Blinis à l'aneth, ciboulette et graines d'anis

- 3/4 tasse (110 g) de farine
- 1/2 tasse (120 ml) de lait chaud
- 1 c.c. de levure de boulanger
- 1/2 c.c. de sucre
- 2 C.S. bombées de crème fraîche ou crème sûre
- 1 C.S. bombée de beurre fondu
- 1 œuf
- Une quinzaine de brins de ciboulette et d'aneth, hachés
- Quelques graines d'anis (au goût)
- Sel, poivre

Dans un petit bol, mélanger 3 C.S. de lait chaud, la levure et le sucre. Laisser agir 10 minutes à température ambiante.

Dans un autre bol, mélanger le reste du lait et la farine, puis ajouter le mélange de levure. Fouetter jusqu'à ce que le mélange soit homogène.

Dans un troisième bol, mélanger la crème sûre, le beurre, l'aneth, la ciboulette, les graines d'anis et l'œuf. Ajouter au mélange précédent. Saler et poivrer. La pâte doit être épaisse mais fluide. Filmer au contact et laisser reposer 1 heure à température ambiante.

Dans une poêle chaude légèrement huilée (à l'aide d'un papier absorbant ou d'un spray), et en vous aidant d'une cuillère à soupe, verser un peu de pâte pour former de blinis d'environ 5 cm (2 po) de diamètre. Quand le blini se détache facilement de la poêle (1 à 2 minutes à feu moyen), le retourner avec une spatule et faire dorer 30 secondes.

Garnir de crème fraîche (ou crème sûre), de saumon fumé et décorer de ciboulette et d'aneth hachées.


Blinis à la farine de sarrasin et graines de cumin

- 100 g (3/4 de tasse) de farine de sarrasin
- 75 g (1/2 tasse) de farine tout usage
- 350 ml (1+ 1/4 de tasses) de lait (il y a plus de lait dans cette recette car je n'y ai pas mis de crème sûre et il y a plus de farine aussi)
- 1 c.c. de levure de boulanger
- 1/2 c.c. de sucre
- 1 œuf
- Quelques graines de cumin (au goût)
- Sel, poivre

Suivre la progression décrite plus haut.

Notes :
Les blinis sont meilleurs servis chauds-tièdes (on peut les empiler à mesure qu'on les fait sur une assiette posée au dessus d'une casserole d'eau bouillante et en les couvrant d'un linge, pour les garder au chaud !)

On peut les préparer d'avance et les conserver au réfrigérateur. Ils se congèlent aussi très bien.

* "Papa, papa donne-nous du Kinder Chocolat !" ;)

** Là, il y a une deuxième référence à une publicité de ma jeunesse, mais je vais m'arrêter car j'ai peur de passer pour une has-been avec mes références qui datent... je ne comprends déjà plus mes cousins de 15 ans quand je rentre en France... un cour d'expressions Françaises de djeuns quelqu'un ?

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