Si il y a une chose qui fait hurler un Français quand il arrive au Québec pour y vivre, c’est bien le prix du fromage (et du vin ! On est cliché ou on ne l’est pas !)

Je ne déroge pas à la règle et ça m’a pris du temps pour m’habituer, mais au bout de presque quatre ans, ça ne me fait presque plus rien de payer le prix fort pour mes rages d’emmental (tous les jours, vers 17 h… mais je vous rassure, je ne craque pas tout le temps).

Avec les figues, c’est encore différent : moi qui avais l’habitude d’en manger des caisses pleines (et je me souviens d’un été en vacances dans le Sud de la France, où il n’y avait qu’à tendre le bras pour en attrapper de bien mûres et sucrées directement à la source), je me contente de mes quelques précieux casseaux à la fin de l’été et me console en me disant que c’est le prix à payer pour vivre dans un chouette pays ! ^___^

J’avais déjà envie de vous parler de ma (très simple) recette de figues glacées au miel l’année dernière (oui, elle revient de loin !), mais je m’y étais pris trop tard, la saison touchait à sa fin…
Je me souviens encore de ma frustration et des figues au goût fade et ordinaire que j’avais dû manger. Cette année, j’étais au taquet… surtout que l’idée de faire mon propre fromage me titille depuis un moment et je voyais là l’occasion parfaite d’y associer mes figues au miel de romarin.

Comme le titre de mon billet l’indique, je me suis lancée avec le mascarpone.

Pour tout vous dire, ça fait même trois semaines que je me suis lancée. Mon premier essai était raté (j’ai voulu y aller freestyle sans thermomètre et je n’ai sans doute pas eu assez de patience… du Christelle tout craché) mais cette fois-ci, le résultat était à la hauteur de mes espérances laitières. Biensûr, mon mascarpone aurait pu être plus ferme (en le laissant réfrigérer plus longtemps), mais j’ai beaucoup aimé sa consistance crémeuse et pourtant moins grasse que les mascarpones du commerce.

Comme pour le pain, je trouve que faire son propre fromage a quelque chose de vraiment gratifiant (sans doute parce qu’on l’achète- le plus souvent- déjà prêt-à-manger) et c’est comme un retour aux sources, à l’essentiel- en le faisant soi-même, on revient aux bases de la cuisine… et c’est plutôt cool en fait !

Ce dessert, c’est un peu un mel i mató de luxe. Le miel est subtilement parfumé au romarin (ça peut très bien être l’herbe de votre choix, comme du thym par exemple) qui sublime les figues, qui sont déjà de superbes fruits au départ (sans blague, j’ai trouvé ça très grrrr sexy à photographier !)


Enfin, en le préparant, j’ai failli oublier d’ajouter les pistaches concassées… ça aurait été dommage car elles apportent la note croquante qui fait que se dessert ne ressemble pas à un « dessert spécialement conçu pour personnes édentées » (= quand tout est mou… comme dans ces gros gâteaux éponge-écœurants-pleins-de-crème-dont-l’Amérique-raffole)

Et c’est sur cette note d’espoir, l’espoir que mes lecteurs ont une dentition saine et forte, que je vous laisse. Croquez la vie comme dans une pistache et à la semaine prochaine !

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