lundi 29 novembre 2010

Toronto- à la plage












Je me tais et vous laisse apprécier ces paysages de bord de plage autour du Lac Ontario, à Toronto. Voilà où j'étais la semaine dernière : un week-end entre filles, la plage, de l'air frais... il n'y a définitivement rien de mieux pour se requinquer. Bientôt, d'autres bonnes adresses de cette fin de semaine à Toronto et en attendant encore un gros gros merci à Clotilde. (à 45 minutes, j'ai pleuré de joie !)

The Beaches, Toronto
En prenant le tramway sur Queen St East, entre Woodbine Avenue et Nursewood Road.

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lundi 15 novembre 2010

Les tapas de Marie-Fleur



Il y a quelques semaines, les Éditions de l’Homme ont proposé de me faire parvenir un livre de leur collection culinaire. Comme j’aime beaucoup les livres et que j’aime beaucoup la cuisine, (ah ben !) leur proposition ne pouvait que me plaire. Je ne savais pas quel livre j’allais recevoir, mais quand j’ai ouvert l’enveloppe et vu celui de Marie-Fleur St-Pierre, la chef du restaurant Tapeo, à Montréal, j’étais ravie et je me suis dit que j’allais peut-être enfin me diversifier côté tapas. Car les tapas et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis longtemps et qui a certainement trouvé son apogée lors de mon année passée à Barcelone à manger des bocadillos de fuet o chorizo, du pa amb tomaquet con botifaras, des sardinas et des alcachofas al horno.



Depuis que je ne vis plus en Espagne, j’ai souvent été déçue par les tapas des restaurants (et surtout leur prix !), mais j’ai toujours entendu des éloges du Tapeo. Je n’y ai encore jamais mangé, mais je ne pouvais pas vous parler du livre sans au moins en tester quelques recettes ! Rien qu’en le feuilletant, j’en salivais d’avance : on y trouve des recettes faciles ou plus complexes, mais toujours avec un minimum d’ingrédients frais et de bonne qualité. C’est pour moi l’essence même d’une tapa : l’ingrédient fait tout, on est loin du finger food alambiqué au top de la tendance.



Dans le livre Les tapas de Marie-Fleur, on retrouve aussi beaucoup d’anecdotes personnelles qui donnent un côté humain et sympa au livre. Il y aussi des astuces et une invitation- que j’ai beaucoup aimé car c’est aussi ce que je conseille souvent à mes lecteurs- à réadapter les recettes à son goût quitte à choisir du jus de citron à la place du jus d’orange, du calamar à la place de la pieuvre, bref, d’oser créer et se faire plaisir !




La salade de pieuvre est apparemment un des coup de cœur des clients du Tapeo. Il fallait que je la teste ! Les saveurs sont équilibrées, les textures se complémentent bien (mou/ élasticité de la pieuvre et croquant des haricots et des tomates cerises). C’est sûr, je la préparerais de nouveau en essayant une autre combinaison gagnante : calamars – jus de citron ! Miam !




J’avais aussi envie de tester une bonne recette de tortilla española. Jusqu’à alors, je n’avais pas réussi à mettre la main sur une recette qui me convienne entièrement (j’attends depuis 4 ans la recette d’une copine d’Espagne ! a-hem) Résultat : parfait. Et encore une fois, avec seulement trois ingrédients de base : pomme de terre, oignons, œufs. (beaucoup, beaucoup d'œufs !)



Le tartare de bœuf était aussi short-listé pour ce billet (sa bonne réputation a dépassé les murs du Tapeo !), mais je lui ai finalement préféré un tapa tout simple sucré-salé : du manchego, servi avec sa salade de betteraves jaune et abricots au moscatel.
Je suis de celles qui ne dit jamais non au moscatel (qui est un vin sucré doux qu’on retrouve au Portugal et dans le sud de l’Espagne, pour ceux qui n’ont pas encore fait sa connaissance).




L’association du manchego avec le caramel au moscatel et abricots est juste parfaite ! Ca change du membrillo qu’on achète tout prêt. C’est sucré et sirupeux, et avec une touche de vinaigre de Xérès et de la fleur de sel, ça apporte la petite note salé qui évite l’écoeurement (pouvoir s’arrêter d’en manger prévient aussi l’écoeurement ! ;))



Le livre de Marie-Fleur St-Pierre m’a vraiment donné envie d’enfin franchir les portes du Tapeo.

Ses plus : le ton léger (avec ses anecdotes), ses recettes variés : avec ses basiques revisités mais aussi les « mal aimés » (ou les tapas types boudin, ris de veau et cœurs de poulet… qu’un jour je testerais si j’arrive à dépasser mes a priori... un jour... peut-être). Il y aussi quelques bonnes adresses à la fin pour trouver tous ces bons produits à Montréal et en région.
Ses moins : un vocabulaire parfois technique et quelques notions qui mériteraient de figurer dans un glossaire, mais rien de bien trop compliqué sinon. La mise en page du livre est plutôt sobre (ce qui est une bonne chose à défaut de mieux), mais la seule chose qui manque vraiment, c'est une partie sucré ! Des desserts réinventés qui se mangent en une bouchée et du bout des doigts. Pourtant, il paraît que les churros à la carte du Tapeo sont excellents...

***
Recettes tirés du livre Les Tapas de Marie-Fleur
aux Éditions de l'Homme

Salade de pieuvre
pour 4 portions

- 400 g (14 oz) de pieuvre entière fraîche ou congelée
- 125 ml (1/2 tasse) de jus d'orange du commerce
- 12 tomates cerises, coupées en deux
- 90 g (1/2 tasse) de haricots verts, blanchis et coupés en deux
- 2 oranges, pelées à vif et coupées en gros dés
- 7 g (1/2 tasse) de persil frais, haché finement
- 1 poivron rouge, jaune ou orange grillé et coupé en lanières (j'ai oublié de le griller)
- 60 ml (1/4 tasse) d'huile d'olive
- 1 c.c. de piri-piri
- Sel d'olive noir ou fleur de sel (j'avais du sel rose de Bolivie disponible!)
- Poivre du moulin
- 30 ml (2 C.S.) de vinaigre de xérès

Do It Yourself:

- Remplir une grande casserole d'eau, immerger la pieuvre entière et porter à ébullition. Baisser le feu et cuire à petits bouillons environ 40 minutes, jusqu'à ce que la peau gélatineuse violette commence à se détacher.

- Pendant ce temps, dans une petite casserole, amener le jus d'orange à ébullition. Laisser réduire à feu moyen environ 15 minutes, jusqu'à l'obtention d'environ 3 C.S. de liquide. Réserver.

- Sortir la pieuvre de l'eau, la mettre dans une grande assiette et laisser refroidir environ 1h au réfrigérateur.

- À l'aide d'un petit couteau bien affûté, séparer les tentacules de la tête et retirer le cartilage avec les doigts. Trancher les tentacules et la tête en biais en morceaux d'environ 2 cm (3/4 pouces).

- Dans un grand saladier, mélanger la pieuvre, les tomates, les haricots, les oranges et le persil. Ajouter la réduction de jus d'orange, les poivrons, l'huile d'olive et le piri-piri. Saler et poivrer.

- Ajouter le vinaigre, mélanger délicatement et servir immédiatement.


***
Tortilla Espagnole

- 3 pommes de terre à chair jaune moyennes, épluchées, coupées en quatre, puis en fines tranches
- 2 oignons, en fines tranches
- 90 ml (6 C.S.) d'huile d'olive
- 45 ml (3 C.S.) d'eau
- 12 œufs
- Sel, poivre du moulin


Do It Yourself:

- Mettre les pommes de terre et les oignons dans un contenant allant au micro-ondes. Ajouter 60 ml (1/4 tasse) d'huile d'olive et bien mélanger. Ajouter 3 C.S. d'eau et couvrir d'une pellicule plastique ou d'un couvercle (percer des petits trous dans la pellicule plastique ou laisser le couvercle légèrement entrouvert pour que la vapeur puisse s'échapper.) Cuire au micro-ondes à allure maximale de 20 à 30 minutes, ou jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres. Saler et poivrer au goût.

- Battre les œufs dans un grand bol. Saler, poivrer et ajouter le mélange de pommes de terre encore tiède.

- Dans une poêle antiadhésive, chauffer 2 C.S. d'huile à feu vif. Dès que l'huile commence à fumer, ajouter le mélange d'œufs et réduire le feu au minimum afin d'éviter une coloration trop rapide.

- Cuire à feu très doux de 10 à 15 minutes en remuant délicatement à l'aide d'une cuillère en bois au besoin, afin que le liquide se répartisse de façon égale. La tortilla doit être cuite mais légèrement baveuse.

- Retourner la tortilla en la faisant d'abord basculer dans une assiette ronde ou une autre poêle. Remettre la tortilla sur le feu en la laissant glisser de l'assiette à la poêle et cuire à feu très doux environ 5 minutes. Servir tiède.


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Manchego avec salade de betteraves jaunes et abricots au moscatel

- 200 g (7 oz) de fromage Manchego (ou de cheddar mi-fort)
- 4 abricots séchés, ouverts en deux
- 180 ml (3/4 de tasse) de moscatel
- 60 g (1/4 tasse) de sucre
- 1 grosse betterave jaune, cuite et coupée en dés d'environ 2 cm (3/4 po.)
- 30 ml (1 C.S.) d'huile d'olive
- 5 ml (1 c.c.) de vinaigre de Xérès

Do It Yourself:

- Dans une petite casserole à fond épais, porter les abricots, le moscatel et le sucre à ébullition. Laisser réduire du tiers à feu moyen jusqu'à l'obtention d'un léger caramel. Retirer du feu et laisser refroidir.

- Dans un bol, mettre les betteraves, les abricots, 2 C.S. de caramel au moscatel, l'huile et le vinaigre. Mélanger délicatement.

- Servir en accompagnement du fromage. Pour ma part, j'ai choisi de monter le tout en brochette et de les assaisonner.

dimanche 7 novembre 2010

De bons moments et le restaurant Auguste



Voilà le billet que j’aurais dû poster la semaine dernière. Mais bon, j’ai eu envie de scones et j’ai eu envie de vous faire partager cette envie tout de suite. Alors, cette semaine, comme un petit au revoir aux couleurs chatoyantes de l’automne, aux citrouilles tailladées et avant que l’hiver ne vienne déposer son manteau blanc sur les épaules du Québec, voici quelques images de mon week-end dans les Cantons-de-l’Est.




Vous l'aurez compris, vous n'échapperez pas (sur ce blog non plus !) aux photos de courges. Nan, parce que c'est trop beau une courge en plus. Au marché de la Gare, près du Lac des Nations de la ville de Sherbrooke, c'est toute la panoplie courgesque qui s'est déployée devant nous. Un bonheur pour faire des photos. En plus, le soleil était au rendez-vous.



En bonne petite Française, je n'avais encore jamais taillé de citrouilles. La tradition se répand maintenant en France, mais c'est quelque chose qui reste définitivement Anglo-saxon. Ce petit week-end de repos était l'occasion idéale pour moi de faire mes armes sur ma première citrouille. Alors, oui, j'étais aussi excitée qu'une enfant, donc vous allez avoir le droit à toutes mes photos "in progress"! ;-)



Première étape : on on enlève le chapeau et on évide !




Deuxième étape : on joue les artistes et on cherche un "design" de citrouille qui sort un peu de l'ordinaire (sans commentaire). On choisi finalement de donner un air niais, mi-joyeux mi-pirate à notre citrouille. C'est sûr, les enfants ont dû être terrorisés...



Et enfin, la dernière étape, on admire, on se congratule et on prends des photos souvenirs. Hey, c'est pas tous les jours qu'on a de nouveau six ans ! ;-)



Et c'est donc après cette journée hyyyyper stressante du genre "gros brunch, lecture de magazines sous la couverture en polaire, rattrapage de lecture de bouquins, regarde les feuilles tomber, balade au grand air, taillage de citrouille" qu'on s'est dit qu'il fallait peut-être remettre nos chapeaux d'adultes et se faire un petit plaisir local (quand même prévu et attendu depuis longtemps) : un souper tardif chez Auguste !




On s'est d'abord régalé de la fameuse poutine inversée pour laquelle le chef Danny St Pierre et son restaurant sont bien connus. Je vous ai déjà fait un cours de citrouille, je ne vais pas non plus vous faire un cours de poutine ! En gros, on retrouve toutes les saveurs d'une poutine mais sous forme de croquette frite... intéressant, pas trop lourd, qui se mange vraiment bien en amuse-gueule.



Pour le choix de l'entrée et du plat, j'y suis allée avec une sélection "tout bœuf". J'avais déjà un œil sur la salade tiède de langue de bœuf et cresson à l'ail confit en plus du tartare et, Alexandre, notre très bon serveur, n'a fait que confirmer mon choix. Il faut dire que pour cette entrée, j'ai repoussé mes limites : la langue ne faisant vraiment pas parti de mes morceaux de bœuf favoris. Néanmoins, c'était très bon, assez salé, relevé et fort en ail, mais pas désagréable.

L'Homme a un peu moins aimé ses choix : la salade du jour au daikon, pommes et persillade et la pizza jambon cru et asperges (si je me souviens bien). Le tout était bon mais au contraire de mes plats, les goûts n'étaient pas assez en nuances. Il a quand même tout mangé !



Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup apprécié mon tartare de bœuf, servi avec chips et roquette. La spécialité de la maison m'a-t-on assuré. Encore une fois, c'était bien vinaigré, musclé... très masculin et franc, je dirais !



La formule couche-tard (intéressante, après 21h... quand on a fini de tailler les citrouilles), comprend également un dessert sous forme de demi-portion (ici un savoureux gâteau choco-noisettes servi avec un trait de caramel); c'est ma dose idéale de sucre pour clore un repas. J'aurais bien goûté le pavlova aux canneberges (recommandé par une autre amie bloggeuse), mais le ventre disait "stop"...



Est-ce que je retournerai chez Auguste ? 
Oui, sûrement. Tester la carte et l'ambiance décontractée du midi. Et du soir, d'ailleurs. Car c'est ça qui a aussi compté : l'atmosphère authentique, joyeuse, presque amicale. Auguste pourrait faire "resto de Montréal", il en a toutes les caractéristiques et les bons côtés, seulement voilà, il est à Sherbrooke, sur la rue Wellington Nord qui fait face à un Sud complètement mort, dévasté, sans âme. Et c'est important de le replacer dans ce contexte. Grâce au restaurant Auguste, le centre-ville à l'air de revivre un peu. J'espère sincèrement que le chef Danny St Pierre ne s'arrêtera pas en si bon chemin : avec Auguste, ils ont vraiment allumé une belle lumière dans la nuit Sherbrookoise.



Marché de la Gare de Sherbrooke
720, rue Minto
J1H 0E9 Sherbrooke, Québec
819 564-6232

Restaurant Auguste
82, rue Wellington Nord
J1H 5B8 Sherbrooke, Québec
819 565-9559
info@auguste-restaurant.com

lundi 1 novembre 2010

Scones Anglais et lemon curd



Dans ce monde, il existe des recettes qui font peur aux bloggeuses culinaires. (je vous jure !)
Oui, nous aussi avons nos ratés culinaires, mais généralement vous ne les voyez pas sur nos blogs, parce que bon, faut quand même vendre du rêve se faire plaisir et partager de bonnes recettes. C'est le cas des souvent redoutés macarons, pour ne citer qu'eux. Mais chaque bloggeur(se) et cuisinier(e) a sa bête noire (d'ailleurs, ça m'intéresserait de connaître la vôtre, je me sentirais moins seule).

Quand il s'agit de quelque chose dont on ne raffole pas trop, on peut se contenter de vivre sa vie en oubliant jusqu'à l'existence d'une recette ou d'un ingrédient qui nous dégoûte (ne prononcez jamais le mot "abats" devant moi !) mais quand on aime, qu'on essaye de faire une recette, une fois, deux fois, trois fois... et qu'on tombe du vélo à chaque fois, que faire sinon mettre son visage dans ses deux mains et pleurer ?
...



C'est donc après une introduction de post très draaaamatique (sortez les violons) que je vous annonce que ma bête noire à moi, mon petit morceau de viande logé entre les dents et qui ne veut pas partir, c'est : le scone*. Alors, oui, je vous entends rire depuis mon siège de bureau : comment rater une recette aussi simple ? D'autant plus que j'adore les scones. (Mais intensifiez-moi ces violons, on veut du drame !!)



Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai déjà testé au moins cinq recettes différentes avec comme résultat, au choix :
a) Un scone sec
b) Un scone plat
c) Un scone dur
d) Un scone qui goûte la levure
d) Un scone sec, plat, dur et qui goûte la levure (ça n'était vraiment pas la bonne recette !)

C'est pourquoi, j'ai décidé en ce premier-novembre-deux-mille-dix qu'il était temps de prendre le taureau par les cornes et de surmonter mes peurs : j'allais créer ma propre recette de scone. (Je feelais wild, comme on dit en bon Québécois).



Mais aujourd'hui, les Dieux des Scones Gonflés et Moelleux n'étaient pas vraiment de mon côté car j'ai découvert (après la cuisson - forcément) que ma poudre à pâte était... légèrement périmée. Rien de grave sinon que mes scones n'ont vraiment pas beaucoup gonflé cette fois-ci. Ah.



Qu'à cela ne tienne, je vous donne quand même la recette car le goût, lui, était parfait. Le même petit goût sûre, la même consistance entre pain et viennoise, que mon premier scone-Maître-Étalon dont je me suis délectée il y a déjà plus de cinq ans dans je ne sais plus quelle pâtisserie trop chouette du quartier de Temple Bar, à Dublin.




Accompagnés d'une confiture de fruits rouges, de Devon cream, de lemon curd, de poudre à pâte pas périmée et d'un bon thé de votre choix... vous aurez en moins de trente minutes une des spécialités Anglaises la plus simple à réaliser - enfin ça, c'est ce qu'on essaye de me faire croire. ;-)

***
Recette des scones Anglais et lemon curd

Pour les scones :

- 360 g (3 tasses) de farine
- 2 c.c. de poudre à pâte (ou moitié bicarbonate de soude et levure)
- 50 g (1/4 de tasse) de sucre
- 60 g (1/4 de tasse) de beurre froid coupé en dés
- 250 ml (1 tasse) de lait de beurre (ou buttermilk)
- 1 œuf
- 1 pincée de sel
- Les zestes d'un citron

Do It Yourself :

- Dans un bol, mélanger (du bout des doigts, comme pour réaliser une pâte sablée) la farine, le sucre, la poudre à pâte (ou levure), le sel, les zestes de citron et le beurre en dés. Ajouter le lait de beurre (ou buttermilk) et l'œuf et pétrir quelques secondes seulement pour former une boule de pâte souple. Ne pas trop travailler la pâte permettra d'obtenir des scones moelleux.

- À se stade on peut ajouter des raisins secs, des canneberges, des morceaux d'abricots secs dans la pâte... et redonner un petit tour à la pâte (mais pas trop !) pour amalgamer les fruits secs et la pâte.

- Étaler la pâte sur un plan de travail fariné sur environ 3/4 de pouce (2 cm) d'épaisseur. Découper les scones à l'aide d'un emporte-pièce et les déposer sur une feuille de papier sulfurisé.

- Faire cuire pendant 10-15 minutes à 400°F (200°C) jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés. Des scones trop cuits deviennent vite secs (mais le lait de beurre aide à les garder moelleux).

- Les déguster chaud et les servir coupés en deux avec une noisette de beurre fondu, de la confiture de fruits rouges (fraises, myrtille) et de la crème Devon (ou "cottled cream" (crème caillée), ou une lichette de crème fraîche épaisse si on ne trouve pas), de la marmelade d'orange ou du lemon curd (recette plus bas)... Les possibilités sont infinies !

Pour le lemon curd :

- Le jus de 3 citrons et leurs zeste
- 3 œufs à température ambiante
- 125 g (un peu plus d'1/2 tasse) de sucre
- 2 C.S. de beurre fondu

- Mélanger tous les ingrédients. Verser dans une casserole et faire chauffer à feu moyen en remuant constamment.

- Quand le mélange commence à bouillir, baisser le feu au minimum. Le lemon curd est prêt quand le mélange nappe les bords de la casserole et est d'une consistance crémeuse (les œufs auront cuit et épaissi le mélange)

Notes sur la recette :

J'ai souvent lu qu'on n'utilisait pas d'œuf dans la recette des vrais scones Anglais. Pourtant, dans les recettes sur internet, sont souvent ajoutés un ou deux œufs battus... Libre à vous d'essayer et de voir si la texture vous inspire mieux ! (moi, je préfère avec un œuf !)

Autant on peut remplacer la poudre à pâte par de la levure et du bicarbonate de soude, autant mieux vaut ne pas se passer du lait de beurre. Il apporte vraiment la texture et le petit goût sûre *incroyable* typique du scone Anglais. J'ai déjà parlé du lait de beurre ici, si ça vous intéresse... c'est lui aussi qui vous permettra de réaliser des fluffy pancakes!

* Et les macarons aussi, mais j'ai juste un essai-échec à mon actif.

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