lundi 27 septembre 2010

Osso buco



Ceci n'est pas un osso buco.
Nan, petite, ceci est mon osso buco.
Celui qui m'a pris du temps, de l'amour et de multiples explorations pour arriver au résultat voulu. Le score parfait. La réussite à tous les coups. L'ultime saveur recherchée et enfin trouvée. Appréciée.

Rien d'exceptionnel dans les ingrédients (si ce n'est de bons produits de base, comme toujours), mais cet osso buco réussi à concentrer l'essence même de ce qu'est pour moi le comfort food.

Le délice Italien.

La balance de goût exceptionnelle. 

La saveur puissante de l'os à moelle mêlée à la douceur exquise des tomates, le tout lentement mijoté dans du vin blanc.



Et ce parfait équilibre de saveurs trouve son apogée grâce à un petit mélange presque anodin de jus de citron, d'ail, et de persil : le gremolata. Je vous interdis d'ailleurs de faire cette recette sans gremolata. Attention, je veille.



Accompagné d'un risotto Milanais cuit len.... te.... ment ou de tagliatelles fraîches, c'est le bonheur en bouche. Certains préfèrent l'osso buco moins en sauce et moins "tomaté"... alors, libre à vous de diviser les proportions de tomates et de concentré en deux (mais personnellement...)



Si il vous reste de la sauce, réjouissez-vous et ne commettez surtout pas l'irréparable : la jeter. Conservez-la dans des pots (ou des tupperwares) pour l'utiliser comme sauce à spaghettis (la mixer si besoin est). Idéal pour vous faire patienter jusqu'au prochain osso buco !

Et vous, quel est votre plat le plus réconfortant ?

***
Recette d'Osso buco
(surpriiiise ! Je me suis amusée avec les supers freebies de Plugypixel, des heures de fun en perspective !) Pour télécharger la recette, vous avez juste à la glisser du bout de la souris sur votre bureau. Pure maaaaagie !)




mardi 21 septembre 2010

Byblos {Le Petit Café}



J'ai enfin été bruncher au Byblos ! On aurait pu croire que mes origines Libanaises m'y auraient guidé bien avant, mais non ! Ça vous est déjà arrivé d'oublier un quartier ? Eh bien, moi c'est ce qui s'est passé avec ce petit bout de la rue Laurier Est (où le Byblos se situe, suivez un peu), que j'ai littéralement redécouvert cet été. Je l'aime tellement et y suis tellement retournée depuis ma re-découverte que je pense vous faire pleins de longs billets sur ses cools cafés, restaurants et boutiques qui s'y trouvent... Ça vous plairait ?

Mais revenons à nos moutons en commençant par le Byblos...




Dans ce petit café, les histoires du très célèbre Nasreddin* vous sont racontés sur le joli menu illustré qu'on aura déposé à votre table et M. l'Ancien Président Iranien vous dit bonjour depuis sa théière. Jusque ici tout va bien.**

C'est au moment de faire votre choix de déjeuner que ça se corse : "est-ce que je tente l'assiette feta et halva accompagnée de noix, à tartiner sur du pain frais et de la brioche ou l'omelette orientale feta aneth ???" Mais ne vous inquiétez surtout pas, car -celle que j'imagine être la maîtresse des lieux (trop timide pour demander)- peut se charger de décider pour vous ! J'ai eu un véritable coup de cœur pour ce personnage haut en couleur ! Sympathiquement entêtée : la femme Orientale dans toute sa splendeur !



Retranscription libre de la discussion au moment de la commande :

Christelle - "Alors, finalement, je vais prendre l'assiette feta et halva s'il vous plait... Est-ce que ça vient avec de la confiture ?"
Dame Énergique - "Moui. D'accord. OK."
Amie m'accompagnant - "Moi, j'ai pas trop faim, je vais juste prendre un œuf à l'aneth avec..."
Dame Énergique - " Non, toi tu prends pas ça. Toi tu vas prendre l'omelette et comme ça vous allez pouvoir partager avec ton amie."
Amie surprise - "Ah ouais, mais j'ai vraiment pas beaucoup faim (= comprendre j'ai un peu la gueule de bois)."
Dame Super Énergique - "Ah, non ! Toi tu prends l'omelette. C'est plate*** l'œuf.
Amie-qui-aime-les-déjeuners-plates - "Euh... OK... Euh... Bon... bah je prends deux œufs avec de la confiture de fleur d'oranger alors ! "
Dame Énergique à moi morte de rire- "Et toi tu prends l'omelette, tu vas voir, c'est bien l'omelette !"
Christelle-grand-sourire-aux-lèvres - "Euh... OK, va pour l'omelette !"

Quel moment cocasse ! Ça nous a tout de suite réveillé ! :D




Puis sont arrivées nos assiettes : légères et parfumées. On a adoré les confitures de rose-pistache et fleur d'oranger et le panier de différents pains (pita, pain hallah au pavot...) qui les accompagnent. Le thé Iranien et la délicatesse des saveurs : c'est préparé et servi avec soin, le goût et l'originalité sont là. On est loin des sempiternels œufs-bacons et ça fait plutôt du bien !




Et la déco du café... aaah... un bel espace lumineux avec de grandes fenêtres ouvertes sur la rue et bordées d'herbes aromatiques. Tout ce qui aurait pu être kitsch (broderies Persane au mur, mur peints aux couleurs délavées, collection de narguilés dans un coin) ne l'ai en fait pas du tout, car savamment distillé dans un décor plutôt minimaliste et dépouillé. On est loin de se sentir oppressé comme dans un magasin de décoration du monde.

Tout au Byblos est dans la subtilité. Tout ? Nan, sauf peut-être la Dame Énergique... mais on ne lui en veut vraiment pas !

Byblos Le Petit Café
1499, avenue Laurier Est, Montréal
514-523-9396

* Des histoires que mon père nous racontait ! :D
** Référence subtile de fausse caille-ra de banlieue cachée dans cette phrase.
*** Banal, sans intérêt en Français du Québec.

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lundi 13 septembre 2010

Panna cotta vanille et fruit de la passion




Le fruit de la passion est un fruit qui me fascine. Certains le trouvent moche. On m’a même déjà dit (un adulte majeur- je précise- « client » de son état… hem) que ça ressemblait un peu à une cervelle, et que c'était dégueu' une fois coupé en deux. Mais moi, je trouve le fruit très beau, original dans sa forme et surtout très bon.



La semaine dernière, je m’en emparais d’un au marché, bien décidée à en faire quelque chose. Sa peau était très lisse… alors je lui ai laissé une semaine pour mûrir et se fripouiller* comme il se doit… mais aujourd’hui, on est Lundi et il a toujours l’apparence de fesses de bébé. Soit. Je ne peux plus attendre. Je suis trop impatiente.




Avec quoi j’allais bien pouvoir accommoder ce petit fruit de la passion ? (oui, un seul fruit de la passion, je sais, ça n’est pas beaucoup !) J’ai tout de suite pensé à une panna cotta à la vanille afin de pouvoir profiter de la pulpe du fruit de la passion à l’état brut (en l’utilisant comme un coulis).




En cherchant sur mes blogs de cuisine préférés (oui, c’était moi), je suis tombée sur plusieurs recettes de panna cotta… Car je prends mes précautions avec la panna cotta : ma première et seule fois jusque-là n’avait pas été un franc succès. Et une fois les questions d’équilibre crème/ lait résolues, le cas de l’accompagnement décidé (avec un pralin ? Mmm, pas cette fois. Avec un sablé Breton ? Ah, ouais pas mal), j’ai ouvert mes tiroirs et me suis rappelée que « ah bah nan, c’est vrai tu n’as pas de verrines – ou tout autre verre apparenté- pour préparer des panna cottas ! »


Le montage final... Devinez à quoi l'Homme a pensé en les voyant ! (en même temps, je ne lui jette pas la pierre !)

Mais ce n’est pas ça qui allait m’arrêter ! Car lors de mon retour à Paris, j’avais mis la main sur un moule à mini-dômes afin de préparer... les recettes de mini-dômes (ahah !) issues de mon livre Mini-Pâtisseries maison (beaucoup de fois le mot mini dans cette phrase, hein ?). Et si finalement, je faisais des panna cotta vanille, fruits de la passion sur riz soufflé au chocolat dedans ? En voilà une idée !

***
Minis Panna cotta vanille et fruit de la passion sur riz soufflé au chocolat au lait

Pour 20 minis panna cotta ou 4 verrines

Pour la panna cotta :

- 250 ml (1 tasse) de crème entière liquide
- 200 ml (un peu moins d’une tasse- entre ¾ et 1 tasse) de lait
- 25 g de sucre
- 1 gousse de vanille (fendue en deux pour extraire délicatement les grains avec la pointe d’un couteau)**
- 2 à 4 feuilles de gélatine (selon la consistance désirée – crémeuse ou ferme). On peut remplacer la gélatine par de l’agar agar.

Dans une casserole, verser la crème, le lait, le sucre et les grains de vanille. Laisser chauffer à feu moyen sans faire bouillir pendant dix minutes. Remuer souvent.
Tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide afin de les ramollir et, hors du feu, les ajouter à la préparation une à une. Bien remuer.

Pour le coulis :

- 1 ou 2 fruits de la passion
- Facultatif : jus d’orange frais et chair de mangue

J’ai choisi d’utiliser le fruit de la passion tel quel, simplement en le coupant en deux et en prélevant la pulpe avec une cuillère. Mais en mixant la pulpe du fruit de la passion (passée au chinois) à un trait de jus d’orange et de la chair de mangue, vous pourrez aussi obtenir un coulis exotique pas mal du tout. Dans ce cas, prévoir plusieurs fruits de la passion.

Pour le lit de riz soufflé au chocolat au lait :

- 60 g de chocolat au lait
- 25 g (1 tasse) de riz soufflé (type Rice Krispies)

Faire fondre le lait au bain-marie (ou au micro-ondes) et bien mélanger avec le riz soufflé pour créer un mélange homogène.

Pour le montage :

Si vous utilisez un moule en silicone, le disposer sur une plaque en métal pour faciliter la manipulation. Remplir de panna cotta les alvéoles du moule au ¾ ou les verrines. Disposez au réfrigérateur 3h***, le temps que la panna cotta prenne.

Sorter la préparation du réfrigérateur et disposer le mélange de riz soufflé sur la panna cotta en tassant bien. Remettre au frais et sortir 1h avant de servir. Pour démouler plus facilement, passer la pointe d’un couteau à bout rond autour de la panna cotta ou passer le moule/ les verrines sous l’eau chaude. Servir aussitôt.

* Car plus elles sont lourdes et fripées, plus elles sont généralement mûres et sucrées.

** Si vous ne voulez pas trop de grains de vanille dans votre panna cotta, vous pouvez aussi fendre la vanille en deux, la mettre à infuser dans la préparation et la retirer à la fin, puis passer le tout au chinois avant de verser dans les verrines.

*** Pour une préparation identique, le livre Mini-Pâtisseries Maison préconise « 1h au congélateur », à essayer si vous êtes pressés !

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jeudi 9 septembre 2010

Retrouvez-moi sur Irresistable !


Rien à voir avec ce billet... si ce n'est que cette photo est une de mes toutes premières photos de Montréal !

Une petite note rapide pour vous annoncer que durant tout le mois de Septembre, vous pourrez retrouver ma plume et mes photos sur le site collaboratif de Luminarc : Irresistable ! Ouh-ouh trop cool !!!

J'aime beaucoup le site Irresistable car ça ne crie pas "Luminarc, Luminarc" dans tous les sens ! Le site propose de belles trouvailles culinaires, design et tendances autour des arts de la table. Et puis, des bloggeurs que j'aime beaucoup y contribuent régulièrement : Dorian (l'Homme des blogs de cuisine Français ;)), Élodie alias Éléonore Bridge ou Anne-So du superbe blog Cachemire & Soie (tous des blogs que je lis régulièrement et vous aussi, je suis sûre !)


Dans la catégorie "cities by", je tenterai modestement de vous faire découvrir un peu plus mon Montréal au travers de 4 photo-reportages...  qui j'espère vous donneront envie de visiter (ou redécouvrir !) la ville. On commence cette semaine avec un sujet que je maîtrise bien : le miam... et plus précisément les fameux brunchs Montréalais !

Aussi, si ça vous intéresse, vous pourrez lire une ptite bio de moi (sur laquelle je me suis arrachée les cheveux) (y-a-t-il quelque chose de plus compliqué que d'écrire sa bio ?) et voir aussi un bout de ma tronche en grand format qui se veut "respecter-une-part-de-mon-anonymat" *. Alors, oui, ce petit moignon rose que j'ai dans la bouche, c'est en fait mon p'tit doigt vernis de rose. Je sais, ça fait fille un peu angoissée. Ça fait aussi fille qui a pris sa photo en deux minutes. Bon, c'est pas grave.

Filez vite me dire ce que vous en pensez ! Vous aimez ? (pas mon vernis rose, l'article !)

* En parlant d'anonymat, on m'a gentiment rappelé que je passais à la télé sur la chaîne nationale bientôt. G-L-O-U-P.

***
EDIT :  Vous pouvez retrouver mes quatre articles ici :

- Les brunchs Montréalais
- Une balade sur la rue Notre-Dame Ouest
- La Muvbox
- Montréal, I love you

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lundi 6 septembre 2010

Moelleux chocolat-moka




Que les choses soient claires entre nous : je ne suis pas férue de chocolat (nooon, par pitié, ne me tapez pas !)
Hey, je vous dois au moins l'honnêteté, non ? D'ailleurs, si j'étais vraiment honnête, je vous dirais que les tomates séchées de ma focaccia étaient un peu brûlées la dernière fois (mais bon, je les aime comme ça, uh uh) et aussi que je suis un sacré Gaston Lagaffe en cuisine... mais bon, on s'égare du sujet...




Je n'aime pas trop le chocolat. Vous ne vous étiez jamais demandé pourquoi il n'y avait pas encore de recette de gâteau au chocolat ou autre chocolaterie sur le blog ? (non ? non ? non ?) eh bien, c'est pour ça, mais rassurez-vous j'ai bien d'autres vices (fromages, charcuteries... et j'aime d'un amour déraisonnable le Nutella).




Mais le chocolat noir (le vrai, en fait) et les desserts au chocolat, je les trouvent souvent trop lourd, trop sucré, trop, quoi et je préfère toujours me rabattre sur le dessert fruité (tartelettes aux fruits miam miam ), ou la crème brûlée, si il y a. Preuve ultime de mon indifférence chocolatière : je ne prends pas plus plaisir que ça à lécher le bol (alors que J'ADORE lécher le bol et tremper le doigt dans de la pâte crue).




Et c'est donc tout naturellement que je ne prépare pas souvent des desserts chocolatés (au grand dam de l'Homme). Seulement voilà, il y a quelques semaines, on m'a envoyé le lien de ce MAGNIFIQUE portfolio de la photographe Danoise Ditte Isager (cliquez ! cliquez vite !) et là : révélation. Quelle superbe lumière. Quelle beau clair-obscur. Que ça fait du bien de ne pas ENCORE voir des photos qui ressemblent à celles de Cannelle & Vanille (que j'adooore, mais bon la variété, c'est chouette en photo culinaire aussi !). Que c'est beau du noir, du contraste, de l'ombre*... ai-je pensé les cinq fois de suite où j'ai regardé son portfolio.

Parlons un peu photo tiens, car ça fait vraiment longtemps que je voulais expérimenter ce genre de lumière : pas de surexposition, pas trop de flou, une lumière sombre, sensuelle, élégante et tamisée... et quoi de mieux qu'un moelleux au chocolat noir intense et velouté pour s'essayer ? (et faire plaisir à l'Homme par la même occasion ! Cuisine = partage = amour)



Marié à la puissance de l'arôme amer d'un espresso ristretto, ce moelleux au chocolat est un dessert bon et facile à préparer, qui ravit toujours tout le monde (sauf Christelle, j'ai envie de dire... Enfin, quand même, je ne refuse jamais souvent pas les desserts au chocolat qu'on m'offre... mais que ce n'est juste pas ce que je préfère, vous l'aurez compris).



Enfin, sur une toute autre note, j'aimerais remercier les cinq, oui CINQ blogs qui m'ont cité dans leur Blog Day (si comme moi vous ne connaissez pas le Blog Day, il s'agit en fait du jour ou d'autres blogs font un article sur cinq blogs qu'ils aiment et qu'ils recommandent)... Raaaah, trop d'amour d'un coup, le cœur qui fait boum boum... merci donc à Shalima, Camille, Nina, Marie, et Lorena !!

Et merci aussi au Papa de l'Homme pour avoir fabriqué cette jolie planche noire ! ♥
Love back to you my dears! xx

***
Moelleux chocolat-moka

Pour 4 ramequins

- 100 g de chocolat noir
- 125 g (1/2 tasse + 1 C.S. environ) de beurre
- 4 C.S. de liqueur de café
- 1 C.S. d'espresso serré (ou sinon remplacer par 1 c.c. d'extrait de café)
- 2 œufs 
- 2 jaunes d'œufs
- 72 g (1/3 tasse) de sucre en poudre
- 35 g (1/4 tasse) de farine
- Du sucre glace pour la déco et parce que c'est jolijoli

Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie ou à feu très doux. Quand le chocolat est fondu, retirer la casserole du feu et ajouter la liqueur de café, l'extrait de café ou la cuillère d'espresso. Remuez jusqu'à obtenir un mélange bien lisse et soyeux.

Dans un autre saladier, fouettez les œufs entiers, les jaunes d'oeufs, le sucre pendant 5 minutes (le mélange doit mousser et doubler de volume).
Ajouter le chocolat fondu et la farine. Mélanger.

Beurrer légèrement les ramequins. Verser la pâte et faire cuire à 200°C (400°F) pendant environ 10-12 minutes. L'extérieur doit être craquant et l'intérieur bien moelleux.

Saupoudrer de sucre glace et servir aussitôt.

* Et aussi : je n'ai pas 1/10 de son talent de VRAI photographe... mais bon, j'y travaille :D

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