dimanche 27 juin 2010

Melon, jambon cru et zucchini


Cantaloup (melon), jambon cru, tomates cerises et fines tranches de zucchini

Revoilà l'été ! 
Comment ça je suis en retard ? Pouah, juste d'une petite semaine ! J'aimais déjà l'été, mais depuis que je suis au Québec, comment dire... J'AIME l'été (avec des lettres majuscules, oui). Je dois me répéter à force, mais voir Montréal l'été... c'est comme voir une chrysalide devenir papillon (non, ne me jetez pas des pierres, j'ai le droit d'être cul-cul) : ça sort, ça se balade, ça fait des barbecues, ça boit des coups en terrasses, ça rit fort... Un peu comme partout, mais c'est vécu avec tant d'envie, tant d'intensité et d'enthousiasme post-looong hiver, que ça ne ressemble à aucune place ! Montréal, je t'aime.



Avec le retour des beaux jours (et des pluies diluviennes), je sais pas vous, mais moi, je me transforme un peu en caramel mou, avec juste l'envie de traîner dans un hamac, boire du vin blanc, regarder des vieux films, aller au marché, sniffer les melons 30 minutes, avoir les pieds sales*, rejoindre des amis en terrasses, ne pas faire fonctionner le four et manger des trucs simples et frais. L'été, dans ma cuisine, les bœufs bourguignons et les couscous prennent un break, et je retrouve le goût des BONNES TOMATES *gnnnniiiii*, du BASILIC *gnnniiiiii*, et des GRILLADES *gnnniiiiii*.

De ma volonté de ne pas passer la journée aux fourneaux sous 45°, je vous ai concocté un petit mix de recette faciles à préparer un soir de semaine, en rentrant du boulot, à manger sur la terrasse... les joues caressées par les derniers rayons du soleil.
Je vous livre le premier opus aujourd'hui. Jeudi, vous aurez le droit au deuxième épisode et dimanche -pendant que je serai à Ottawa (d'ailleurs, si vous avez des bons plans bouffe/ endroits chouettes, je prends ! Merci ♥♥)- le troisième ! Une trilogie quoi.

Bonne semaine !

***
Recette du Melon, jambon cru et zucchini
(oui, c'est simple, et c'est très bon) 

- 1 beau cantaloup (melon) bien parfumé (sniffez les melons, sniffez-les)
- Des tranches de jambon crus (Bayonne, de parme ou prosciutto)
- Une zucchini (je ne dis plus "courgette" depuis que je suis au Québec, je m'adapte ! :p)
- Des tomates cerises coupées en deux
- Un filet d'une bonne huile d'olive, sel et poivre du moulin, quelques gouttes de vinaigre balsamique, du basilic, du thym frais (et l'herbe que vous voulez finalement)
- Des pignons (noix de pins) ou -à défaut (comme moi)- quelques graines de tournesol (les pignons, c'est quand même mieux)

Do it yourself:

- Couper le melon en tranche en l'évidant bien et le dresser sur une assiette, 
- À l'aide d'un cure-dent, piquer une ou plusieurs tranches de jambon cru et une tomate cerise sur chaque tranche de melon.
- Avec un économe, tailler de fines lamelles de zucchini et faites bouillir 2-3 minutes dans une casserole ou -système 20 secondes- mettre les tranches dans un sac type Ziploc et hop au micro-ondes 20 secondes, donc (oui, ça va vite) jusqu'à ce que les tranches soient tendres mais quand même croquantes.
-Arroser d'un filet d'huile d'olive, de quelques gouttes de vinaigre balsamique, de gros sel et de poivre du moulin (au goût). Décorez avec du basilic du thym frais, des pignons ou des graines de tournesol.

Note bien mon petit : le côté salé, poivré et le piquant du vinaigre sur un melon mûr et sucré, c'est le must.

* Parce que je marche pieds nus ou en "tongs" (ou "gougounes" en V.Q.), hein, n'allez pas vous imaginer des trucs.

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jeudi 24 juin 2010

Un 5 à 7 au Restaurant Biron


David Biron et son verre éponyme

Dans la série "J'aime Montréal et Montréal me le rends bien", à mon tour de vous faire découvrir le Restaurant Biron !

Mardi soir, beaucoup beaucoup de gourmands étaient présents au 5 à 7 caliente (dans le sens premier, espagnol, du terme) du Restaurant Biron. Le Restaurant Biron, anciennement connu sous le nom de « Duel » avec à sa barre, David Biron (le chef, vous l’aurez compris) nous invitait à découvrir son menu d’été. Délicate attention, n’est-ce-pas ?

Derrière l’organisation de cet événement, l’adorable Charlotte, bloggeuse, gourmande, passionnée 2.0., shoes addict, (nous avons plusieurs points communs ! ;), qui s’occupe de la communication sur le web du restaurant, et qui a eu la bonne idée d’inviter les « foodies » Montréalais et autres bloggeurs.

J’ai eu la chance d’être invitée et malgré une de ces journées « ce meeting m’a assassiné, j’ai oublié mon legging à l’agence, je vais devoir enfourcher mon vélo et rouler à moitié nue, je dois me dépêcher pour ne pas arriver en retard, il fait chaud, j’arrive et je ne suis qu’une flaque de transpiration » et bien j’ai passé un agréable 5 à 7 !


Shooter de concombre, cantaloup, basilic thaï et yuzu

Rentrons dans le vif du sujet : le miam !
Pour cette carte estivale, l’inspiration asiatique était au rendez-vous. Nous avons commencé la dégustation par une sangria maison épicé juste comme il faut; très appropriée après l’épisode en vélo ! J’ai ensuite goûté à un shooter de concombre, cantaloup (melon d’eau), basilic thaï et yuzu très désaltérant… Et plutôt surprenant en bouche !



Makis-bijoux au maquereau et concombre

Dans la foulée, un plateau de fabuleux makis carrés maquereau et concombre nous a été présenté. Je crois être restée en admiration une vingtaine de secondes au moins devant la finesse de ce maki. On aurait dit un petit bijou (mais comment a-t-il fait pour les rouler ainsi ?). Puis la faim m’a rattrapé, et c’est par son goût que je me suis laissé séduire.


#1 Le bar et ses verres de vins abandonnés #2 Détail typographique : derrière ces armoires numérotées semblait se cacher le garde-manger #3 Shooter d'huître en pleine appréciation #4 Le tatouage de David Biron... Il a la cuisine dans la peau ! (je sais, elle est facile...)


Shooters d'huître, saké et framboise servis sur lit de glace !

Puis, David Biron a réussi là où beaucoup d’autres ont échoué.
À savoir : me faire manger de l’huître sans que ma bouche ne se crispe et que je sente mes papilles mourir une à une. Je ne vais pas vous mentir, j’avais une petite appréhension en portant la verrine à mes lèvres… mais à ma grande surprise la texture de l’huître (de première fraîcheur, biensûr !) combinée à la puissance du saké, l’acidité de la framboise, le tout servi très frais m’a totalement conquise : j’en ai repris une deuxième fois !


Flou artistique de mini-burgers de boeuf de Kobé (explications plus bas... hem)

La bouchée favorite de plusieurs gourmands a sans doute été le mini-burger au bœuf de kobé (ce mini-burger a été un « trend topic » pendant au moins dix minutes sur Twitter ;)… Ce burger, je l’ai fait tomber sur la chaussure de mon accompagnateur en essayant de la prendre en photo ! Heureusement, j’ai eu le droit à une deuxième chance et me suis rattrapée ! (mais j'étais visiblement trop émue pour faire une bonne photo :p)


#1 Brochettes de tomates, parmesan et huile de truffe #2 Barquette de salade iceberg, yuzu, saké, panko et fleur de sel #3 Langue de Kobé et calamar à l'ail... et la couleur de l'été 2010 sur mes ongles, oui, moi aussi j'ai succombé au vernis couleur "RATP années 90"...

Dans le désordre, nous avons aussi eu le droit à des brochettes de tomates, parmesan et huile de truffe : très estivales; des petites barquettes de salade iceberg crémeuse et rafraîchissante au yuzu, saké et panko et de la langue de bœuf de Kobé très tendre accompagnée d'un calamar.



Les desserts : truffes au chocolat, macarons et mignardises

Pour me remettre de toutes ces émotions gourmandes, j’ai été faire un tour dehors et suis malheureusement passée à côté de la bouchée de ris de veau laqué hoisin, gingembre et kimchi maison.
Je suis aussi arrivée trop tard pour photographier les beaux plateaux de macarons au thé et noix de coco (j’en ai sauvé un pour mon ventre, par contre !), mais je pourrais vous parler des heures des truffes au chocolat parfaitement « croquantes » dans un premier temps, et coulantes à souhait au deuxième coup de mâchoire. Aussi testées et approuvées : les mignardises fruitées et chocolatées que vous voyez sur la photo du dessus.

Ce que je retiens de ce 5 à 7 au restaurant Biron ?
D’abord, une incroyable fraîcheur dans la vision de la cuisine. C’est très subjectif biensûr, mais j’ai vu un jeune chef qui aimait mêler des inspirations diverses, au gré de ses envies et de son humeur du moment. Un chef résolument ancré dans son temps qui nous offre une cuisine créative. Un restaurant au parti pris innovant : peu sont les restaurants – et plus généralement les entreprises- qui ont compris en 2010 l’importance des médias sociaux et qui savent en jouer habilement. J’avais déjà envie de tester les originaux brunchs du Biron suite à la lecture du billet de Valérie… et s’il me restait encore quelques doutes, j’ai définitivement été conquise ce soir-là !

Merci à David Biron et son équipe -à Charlotte biensûr- pour l'invitation et cette incroyable organisation ! Retrouvez le Biron sur Facebook et Twitter et les billets d'autres invités : Mayssam, Ève, Antoine et le très touchant billet de Marie-Julie.

Pour finir, le Biron organise aussi des "Bironnerie"(<-- la prochaine se tient le 6 juillet à Montréal, pour en savoir plus, clic) où les chefs invités seront tous de chouettes bloggeurs Montréalais !!

***
Le Biron
1429, rue Amherst
H2L 3L2 Montréal
514-528-1429
restaurantbiron.com

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dimanche 20 juin 2010

Café Souvenir



Le Café Souvenir, ce sont mes anciens colocs qui me l'ont fait connaître à mon arrivée à Montréal. Pour moi, c'est la véritable perle des déjeuners dans le quartier -oh so chic et souvent prout-prout- d'Outremont. Un joyaux de nonchalance et de réconfort. L'adresse qu'on ne refile qu'à ses très bons amis- de passage ou de PVT*- à Montréal.



À deux pas de mon ancien chez moi, dans le "oh-so-lovely-arty-Mile End", j'ai trouvé-là le café qui coiffe sur le poteau (<--- quelle expression, quand même !) mes cafés Parisiens ou Barcelonais** préférés... tout en distillant dans sa décoration des éléments chers à mon cœur d'amoureuse des voyages : des tableaux-cartes (dont celle de Paris), des objets récupérés et de la vaisselle chinée et dépareillée...



L'ambiance "souvenir", nostalgique et attachante, se retrouve dans les moindres détails... Comme ceux du menu qui prend la forme d'un carnet de voyages : mi-album photo, mi-passeport... La designer graphique en moi apprécie l'effort... très très réussi.




On voudrait rester des heures à passer nos mains sur le bois du comptoir et des tables, les tableaux noirs, les facettes miroirs-métallisées sur les murs, les petits carreaux de céramique... Ce sont ces textures, cette atmosphère si authentique qui fait qu'on a toujours envie de retourner au Souvenir. Même quand on a déménagé sur le Plateau***. 

- "S'il te plait, on va au Souvenir ? Allez on à les vélos, il n'y a plus de neige. Outremont, c'est pas si loin".
...



Et la bouffe ? Excellente ! Je ne prendrais pas la peine de vous en parler sinon !
Testés et approuvés : les œufs-bacon, comme on les aime- avec du bacon ni trop mou ni trop croustillant, les huevos rancheros généreux, les crêpes fines, le granola croquant, les jus frais, le bon choix de thé et de cafés ET SURTOUT, surtout pensez à demander la confiture maison si le serveur étourdi (mais toujours gentil) oublie de vous la proposer : une excellente confiture de fruits rouges juste relevée d'un soupçon de cannelle et de clou de girofle (et muscade?). On a même une fois eu le droit à la compote maison, gracieuseté de la maison pour compenser un temps d'attente un peu long...



Car c'est là le talon d'Achille du café Souvenir : le temps d'attente... Victime de son succès, vous aurez parfois à attendre jusqu'à une demi-heure (très rarement plus)... Pas de réservation possible (comme pour beaucoup de places à brunchs). Mais si vous préférez éviter la foule des fins de semaine, vous pourrez toujours revenir au lunch ou en soirée pour de bons burgers et autres repas type "bistro". Personnellement, je n'ai jamais testé mais ils ont l'air tout aussi fameux que les déjeuners...

Je vous souhaite un bon voyage.

***
Café Souvenir
1261, avenue Bernard
H2V 1V8, Outremont
514-948-5259 (sans réservation)
cafesouvenir.com

* PVT : Programme Vacances Travail. Vos amis Français de moins de 40 ans connaissent, c'est sûr.
** J'ai vécu à Barcelone avant d'habiter à Montréal, pour ceux qui ne savent pas (= lecteurs non-attentifs :p)
*** Le Plateau:  Le ghetto des Français. Quartier de Montréal.

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dimanche 13 juin 2010

Trempette artichauts et épinards


La trempette recouverte de parmesan et une photo prise in extremis avant le coucher du soleil... et la mort fatale de la lumière naturelle ! Christelle = photographe de l'extrême !

La trempette épinards-artichauts, c'est ma solution parfaite pour les apéros improvisés, les soupers légers ou les entrées "je-sais-pas-quoi-faire-j'ai-pas-envie-de-faire-un-truc-compliqué" (à 20 années lumières au moins d'une préparation d'arancini)

C'est un petit succès à chaque fois. Rien de bien compliqué, mais j'imagine que mes amis ne s'attendent pas à ça... et quand je leur dit : "En entrée, j'ai juste prévu une petite trempette d'artichauts-épinards crème et Moscatel... ça vous va ?" ... Eh bien ça fait son petit effet ! :D

Je suis tombée amoureuse de cette trempette chaude après l'avoir goûté dans un restaurant Italien de Brooklyn (yeah! yeah!) ... où j'ai réveillonné il y a deux ans (jeeez, ça date !)
Cette fameuse soirée dans ce restaurant (dont je ne me souviens plus le nom... mais un truc tout simple près de Park Slope, authentique cuisine de la Nonna, avec des ballons et des petites guirlandes pour l'occasion... So cool!) vaudrait un post à elle toute seule...

Mais pour faire court, parce que ça me démange pas mal de vous le raconter (hihihi) : nous avions rencontré le sosie de Tom Selleck (comprendre acteur de séries B quarantenaire ayant incarné la douzième version de Zorro à la télé) et sa Lolita manicuriste Roumaine de 18 ans...avec qui on a finalement passé le nouvel an le plus drôle et surréaliste du monde !
Nous nous étions rencontrés au bar, en sirotant un vin blanc, attendant qu'une table se libère... et avions fini par partager la table, la soirée -et la trempette- avec ces deux comiques amoureux.
...


#1 les artichauts tout nus #2 Le mélange poêlé et recouvert de fromage

C'est donc une libre interprétation de cette fameuse trempette from Brooklyn que je vous propose. J'ai essayé de retrouver les saveurs tant appréciées (même si je ne crois pas encore y être parfaitement parvenue !!). Peut-être manque-t-il juste un ingrédient : une dose de surréalisme ! ;)

Dans tous les cas, c'est une très bonne manière de manger de l'artichaut : il est trop peu apprécié à mon sens !! D'ailleurs, si vous voulez connaître d'autres merveilleuses façons de l'accommoder, je vous conseille de faire un tour sur un de mes blog coup de cœur découvert il y a quelques mois : The artichoke blog, un blog avec JUSTE des recettes d'artichauts (en anglais).

Je vous laisse découvrir la recette... en dessins. Oui, il était temps de redonner un sens à ma description de blog : "blog d'humeurs, d'illustrations et de cuisine" !
À très vite !

***



***
Recette de la trempette épinards et artichauts
(pour 2-3 personnes)

- Un petit pot de cœurs d’artichauts (ou 5-6 cœurs d’artichauts que vous aurez précuit avant)
- Une botte d’épinards frais (400g environ) ou congelés (et bien essorés)
- Deux gousses d’ail hachées
- Un filet d’une bonne huile d’olive
- Une bonne cuillèrée de crème sûre (ou crème fraiche)
- Un trait de vin blanc (ce que vous avez sous la main)
- Du gruyère et du parmesan pour gratiner (du cheddar peut aussi faire l’affaire)
- Sel, poivre, une pincée de noix de muscade



Do it yourself:

Faire revenir les épinards dans un peu d'huile d'olive, le temps pour eux de cuire et de perdre un peu de volume. Ajouter les gousses d'ail hachées, les coeurs d'artichauts coupés grossièrement et mélanger le tout.

Après environ 10 minutes, incorporez le vin blanc (lâchez-vous si comme moi vous aimez ça !) et déglacer quelques minutes avant de rajouter la crème sûre. Saler, poivrer et ajouter une bonne pincée de noix de muscade. Mélanger de nouveau pour que la crème enrobe et lie bien tous les ingrédients.



Hors du feu (évidemment !), verser dans des petits ramequins individuels et parsemer généreusement de gruyère et de parmesan râpés. Mettre à gratiner (broil) 8-10 minutes au four ou jusqu'à que ce soit doré.

Servir avec des petites tranches de pain de campagne grillées que vous pourrez tartiner de trempette.

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jeudi 10 juin 2010

{Inspirations}


Une brioche parfumée à la fleur d'oranger et un beau lys...

Ce soir, c'est un post un peu spécial.

Un post comme ça fait longtemps que j'en ai pas fait.
Si vous me suivez sur Twitter, vous savez que je poste beaucoup de liens qui m'inspirent *... Des photos, des affiches, des objets, des sites web... Tout en fait. Absolument tout peut-être une source d'inspiration pour moi.

Et il y a ces sites, ces blogs. Ces coups de cœurs. Ceux que vous regardez en vous disant : il y a des gens tel-le-ment créatifs dans ce monde (et la version tragédienne Grecque : pourquoi la fatalité a-t-elle voulu que je ne fasse pas partie de ceux-là?)

Les blogs de cuisine biensûr. Il y en a tellement... Mais croyez-le ou non, des blogs aussi connus que Foodbeam ou aussi chouette que Les Carnets d'une Connasse Parisienne, je ne les ai découvert qu'il y a peu de temps ! Et bam, coup de cœur ! Je lis, j'exulte, je ris, je suis fan.

Mais les deux blogs dont je voulais surtout vous parler ne tournent pas forcément qu'autour de la bouffe :
Il y a d'abord le blog de Cathy : La prochaine fois... Que je trouve terriblement inspirant. J'ai découvert son blog au travers de son projet sur les fruits séchés. Et bam, coup de cœur ! Aussi, je vous conseille de découvrir ses superbes photos qu'elle a pris dernièrement d'Istanbul... Ses palettes de couleurs sont incroyables !

Un autre blog (peut-être vous le connaissez, mais ça fait du bien de se le rappeler) : c'est celui de Tommy, This is Naive : ses photos prises au Lomo, au Diana, ses polaroids, le design de son blog, son écriture, son univers tout doux : J'AIME TOUT ! J'aurais rêvé d'avoir découvert ses guides de voyages "Lo-Fi" plus tôt ! Je vous conseille vivement de perdre de longues heures sur son blog !

Voilà, je vous laisse avec ça....
Non en fait, je vais vous laisser en musique. Avec deux chansons qui m'ont encore beaucoup inspirées dernièrement : Home d'Edward Sharpe & The Magnetic Zeros et Cornerstone d'Artic Monkeys**... Je sais, c'est pas nouveau, mais je les écoutent en boucle sur mon Ipod, c'est indécent... Alors si ça vous dit, vous pouvez les écouter...

Et vous, quels sont les sites, les musiques, les odeurs (oui, oui, j'ai aussi des odeurs qui m'inspirent et me rendent heureuse) qui vous inspirent ? J'adorerais savoir !

* Tant qu'à passer beaucoup trop du temps à lire l'Internet, au moins je le partage !
** Merci pour tes playlists Ju' :)

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dimanche 6 juin 2010

Arancini à la saucisse


Arancini à la saucisse, "ketchup" maison et têtes de violon en accompagnement...

Je rêvais de re-croquer dans des arancini depuis ceux que j'avais avalé chez Pantry à Toronto.
Je rêvais également devant la page 230 de mon livre de Ricardo "Parce qu'on a tous de la visite...", car la recette des arancini à la saucisse s'y trouve et qu'elle me faisait de l'œil à chaque fois que je tournais les pages du livre...



Chair à saucisse revenue dans la poêle et enrobage des arancini

Si vous n'avez jamais mangé et/ ou préparé d'arancini, permettez-moi de vous mettre l'eau à la bouche, mais aussi, de vous mettre en garde :

- Les arancini sont de petites boulettes composées d'un excellent mélange de risotto et d'un petit quelque chose comme une viande (de la chair à saucisse par exemple), de légumes ou même de fruits de mer (j'en ai déjà goûté aux crevettes), le tout enrobé d'une fine panure : ça croustille sous la dent puis, tout de suite après, vous sentez le risotto enveloppé de parmesan fondre dans votre bouche ! Et comme les arancini tirent leurs origines de l'Italie, c'est forcément bon (aaaah, mon amour pour l'Italie est sans limite... Un jour mon petit J.D.- toi, qui te plains que je ne te fasse plus de dédicace sur le blog- on ira faire ce grand et joyeux tour en Vespa de l'Italie- je me le jure)
Voilà pour la partie "mise en bouche".

Là où les choses se corsent, c'est le temps de préparation de ces divines bouchées.
Du coup, je ne sais plus si Ricardo est un homme ou un robot, car depuis que j'ai lu qu'il préparait ses arancinis en 30 minutes + 45 minutes de cuisson + 2 heures de réfrigération... j'ai des doutes. Ça m'a pris beaucoup plus de temps que ça ! C'est l'expérience me direz-vous; mais si j'ai bien un conseil à vous donner,  c'est de prévoir à l'avance votre préparation et d'avoir du temps devant vous (= oubliez tout de suite votre vie sociale pour au moins une bonne après-midi + début de soirée)

Ça vous fait peur ? Vous préférez vous faire livrer ? Meuhhh non, souvenez-vous que si je l'ai fait, vous pouvez le faire ! En plus, vous y gagnerez doublement triplement. Démonstration en 3 points :

1- Auto-satisfaction (Grands Dieux, que je suis bonne !)
2- Fraîcheur imbattable, goût incroyable (oui, c'est vous qui les avez faites !)
3- Option congélation disponible (épater mes convives une deuxième fois sans me fouler ? Waaouh ! Le rêve !)

Allez, lancez-vous et régalez-vous ! Vous l'aurez bien mérité !*


#1 Risotto au basilic # 2 la chair à saucisse défaite et dorée prête à être incorporée au risotto #3 Le mélange risotto+chair à saucisse #4 TA-DAA : transformation magique en arancini !


***
Recette des Arancini à la saucisse
(pour 40-50 petits arancini... idéal à l'apéro ou pour un souper léger)

Pour le risotto :
- 1 oignon haché
- 30 ml (2 C.S.) d'huile d'olive
- 180 ml (3/4 tasse) de riz arborio (oui, arborio, c'est important, n'essayez pas de gruger !)
- 60 ml (1/4 tasse) de vin blanc
- 750 ml (3 tasses) de bouillon de poulet, chaud
- 125 ml (1/2 tasse) de parmigiano reggiano** râpé
- 60 ml (1/4 tasse) de basilic frais ciselé ***
- 2 saucisses italiennes (225g/ 1/2 lb) piquantes ou douces (selon vos goûts), la chair seulement

Pour la sauce tomate :
- 1 oignon haché finement
- 1 gousse d'ail hachée
- 30 ml (2 C.S.) d'huile d'olive
- 1 boîte de 540 ml (19 oz) de tomates italiennes broyées
- facultatif : j'aime ajouter du thym et du laurier à mes sauces, si ça vous dit, c'est très bon !

Pour l'enrobage :
- 125 ml (1/2 tasse) de farine
- 4 oeufs, légèrement battus
- 500 ml (2 tasses environ... juste histoire d'en avoir assez) de chapelure tamisée (fait maison, c'est encore mieux!)

Do It Yourself:

- Pour le risotto, dans une casserole, attendrir l'oignon dans l'huile. Ajoutez le riz et cuire une minute en remuant pour bien l'enrober d'huile. Déglacer avec le vin blanc et poursuivre la cuisson à feu moyen en remuant fréquemment jusqu'à ce que le liquide soit complètement absorbé.

Ajouter le bouillon environ 250 ml (1 tasse) à la fois, en remuant fréquemment jusqu'à ce que le liquide soit complètement absorbé entre chaque ajout. Prévoyez d'avoir une discussion passionnante avec un ami ou vous-même pour passer le temps.

Après environ 30 minutes, le riz devrait être tendre. Ajouter le parmesan et le basilic et remuer jusqu'à ce que le fromage soit fondu. Attention : les petits bras à muscles mous vont prendre cher.

Entre temps, dans une poêle, faire revenir la chair des saucisses en la défaisant jusqu'à ce qu'elle soit dorée. Transférer dans le risotto et mélanger. Rectifier l'assaisonnement.

Étaler le risotto sur une plaque à biscuits et couvrir d'une pellicule de plastique. Réfrigérer environ 2 heures ou jusqu'à refroidissement complet.****

- Pour la sauce tomate, dans une casserole, attendrir l'oignon et l'ail dans l'huile. Saler et poivrer. Ajouter les tomates. Porter à ébullition et laisser mijoter environ 15 minutes. Rectifier l'assaisonnement.

- Pour l'enrobage, mettre à chauffer l'huile dans une friteuse ou une casserole à grands bords à 190°C (375°F) et tapisser une plaque de papier absorbant. Placer la farine dans une assiette creuse, les œufs dans une seconde assiette et la chapelure dans une troisième.

(Puis la partie que je préfère :) À l'aide d'une cuillère, prélever environ 1 C.S. de risotto pour chaque arancina et les façonner en boule entre les mains. Les fariner et les tremper dans le mélange d'œufs, bien égoutter puis les enrober dans le mélange de chapelure.
Passer la chapelure au tamis et tremper une nouvelle fois les boules dans l'œuf et la chapelure.
Frire dans l'huile environ 8 boules à la fois, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées, soit environ 2 minutes. Égoutter sur la plaque recouverte de papier absorbant.

Déposer sur un plat de service, accompagner de la sauce tomate et se la péter graaaave.

***

* Rappel d'auto-satisfaction : souviens-toi, Christelle, quand tu as cuisiné ces arancini sous 35° à l'ombre et que tu avais envie d'exterminer la race humaine à coups de spatule.

** "Parmesan" reggiano si l'Italien n'était pas votre LV2 au collège (moi non plus d'ailleurs !)

*** Le basilic, c'est aussi une grande histoire d'amour (mon amant, mettons) et j'avais lu que JAMAIS une lame ne devait toucher les feuilles d'un basilic. Si vous en avez déjà ciselé, vous avez pu constaté que le basilic s'oxydait très vite au contact de la lame... c'est pourquoi je préfère utiliser mes petits doigts. Si vous avez de gros doigts, je vous autorise néanmoins à utiliser le couteau.

**** Pour ma part, j'ai étalé la préparation entre deux couches de film plastique... Oui, ça sauve de la vaisselle et du temps !

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jeudi 3 juin 2010

Chez José

chezjosémontréal
chezjosémontréal
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Chez José, c’est notre petite cantine, depuis le tout début… ♥

Vous savez, ces cafés où l’on vous reconnaît quand vous poussez la porte ?
Où, sans même demander, votre serveuse vous propose de vous apporter « des crêpes citron-chocolat, une tarte aux fruits, deux lattés et un smoothie ? »

chezjosémontréal
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Chez José, c’est toujours bondé. Normal, c’est bon ! Les crêpes citron-choco et la tarte aux fruits surtout. :) Les pâtisseries accompagnées de cafés fumants font d’excellents goûters, la soupe aux fruits de mer et son petit pain Portugais… Un très bon encas ! Les sandwichs sont généreux et José à même pensé aux végétariens et propose de savoureuses salades.

chezjosémontréal
chezjosémontréal

Ça partage des tables et des plats, ça discute dans toutes les langues, ça refait le monde, ça rigole.
Et quand José* arrive -et descend de sa grosse moto- on le regarde à chaque fois du coin de l’œil qui dit merci. Merci pour cette chouette place sans prétention, José, ce café tout bariolé, simple et convivial où j'adore aller déjeuner depuis plus de deux ans ou même attraper un smoothie** pour la route !

chezjosémontréal
* José, le propriétaire du café, est aussi agent immobilier. Il aime la moto, il aime s’habiller en noir et il a un café cool !

** Dans mon top 3 des meilleurs smoothies en ville !

***
Chez José
173, av. Duluth Est

H2W1H4 Montréal, QC
514-845-0693 (sans réservation)

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