jeudi 27 mai 2010

Tarte fraises et rhubarbe



Rhubarbe et fraises compotées... De la comfort food en puissance + une palette de couleurs roses et beiges toute douce !

Ou Tarte de la discorde Franco-Québécoise ! Car l’homme et moi avons deux façons différentes d’apprécier nos tartes.

Dans mon jeune temps, s’il y a bien un truc que je réussissais à tous les coups, c’était la tarte (aux pommes, aux framboises, au citron, à tout)… jusqu’à ce que j’arrive au Québec.
Je vous rassure tout de suite, toute cette histoire n'a rien à voir avec ma terre d’accueil.
Mais plutôt les proportions « en tasses » auxquelles j’ai dû m’habituer (je devrais investir dans une balance très prochainement) et les fours médiocres avec lesquels j’ai partagé ma vie. Malgré tout, je m’en sortais plutôt pas mal et à chaque fois, j’avais le sentiment de faire plaisir à l’Homme (et à mes convives).
Jusqu’à ce qu’un jour -en plein repas chez la belle-famille- la sentence tomba de la bouche de l’Homme : « Christelle, elle cuisine très bien, mais je préfère tes tartes, Maman ».

ah-hem.

C’est vrai, la mère de l’homme fait de très bonnes tartes, mais j’ai quand même failli m’étouffer en entendant ça. Répliquer à ça et risquer de vexer mes beaux-parents-en-devenir ? Je n’ai même pas eu le temps d’y penser car LE PÈRE et LA MÈRE de l’Homme s’en sont chargés pour moi ! C’est ce qu’on appelle : un retour du boomerang dans ta face, lapin !*



Ça l’avait remis à sa place !
Mais voilà, à chaque fois que je me lance dans une préparation de tarte (j’en fait moins souvent du coup !), je sens le regard plein de doutes qui se pose sur moi et les commentaires tombent: « non mais faut qu’il y ait de la pâte au-dessus » (ce que j’appelle tarte Blanche-Neige à la Walt Disney), « non mais faut pas l’étaler comme ça ! », etc. etc.

Pour la tarte fraise-rhubarbe, évidemment ça n’a pas loupé. Au départ, je voulais seulement préparer une tarte à la rhubarbe, mais - parce que je ne suis pas la seule à la manger et que c’est bon quand même- j’ai rajouté des fraises. OK. Puis, il s’est attaqué au cas de la pâte. Les yeux pleins de défi, je lui ai proposé de faire sa tarte et moi je fais la mienne, d’abord et arrête de me soûler avec ta tarte Disney !

Et puis, je me suis sentie conne et je lui ai dit : « OK, this time forget my super recette de pâte sablée beurrée juste comme il faut et qui croustille et qui fond et... prépare ta pâte. »
Je vous passe les détails de la recherche de la pâte à tarte avec une liste d’ingrédients qui inclue par exemple du 7up… J’ai déjà lu sur l’utilisation du 7up… et même si je ne doute pas de son efficacité dans une pâte à tarte, une pâte à tarte avec du soda dedans ne traversera simplement pas ma paroi gastrique en 2010.

Suite à ça, l’Homme s’est tourné vers la BIBLE, j’ai nommé : « L’encyclopédie de la cuisine canadienne », édition de 1963 de Jehane Benoit. Ce qui correspond un peu à la version française du « Je sais cuisiner » de Ginette Mathiot. Et là- Jehane pardonne-moi- mais on a eu le droit au plus beau gâchis de farine et de gras du XXIe siècle. Pourtant, l’Homme a tout bien suivi et à même lu les petits caractères, mais la pâte avait vraiment mauvais goût et même après réfrigération, on n’a pas réussi à l’étaler... Elle repose aujourd’hui dans une poubelle.**

Je ne sais pas si il existe une morale à cette histoire.
En tout cas, sachez que toutes les recettes que je vous livre sur le blog ont chaque fois été testées et approuvées par une petite communauté de goûteurs. Si le résultat-papilles n’est pas positif, je ne poste pas ! Et à l’heure du dessert, l’homme n’a eu besoin d’aucun regard de travers pour affirmer que ma tarte était très bonne, et ça tombe bien, vu qu’il reste des fruits, on va pouvoir en refaire… à ma façon, bébé !

***
Recette de la tarte fraises et rhubarbe
(pour un moule d’environ 20 cm de diamètre) 

Pour la recette de la pâte sablée, voir dans mes R.I.P. archives ici.
- Par précaution, j’ai fait chauffer ma pâte à blanc une dizaine de minutes, car la rhubarbe rend beaucoup d’eau à la cuisson (je reviens sur ce point en dessous !)

Pour la garniture :
- 3-4 belles branches de rhubarbe lavées et coupées en tronçons de 1 cm (environ 4 tasses)
- Une belle poignée de fraises
- 200g (3/4 tasse) de sucre en poudre
- 6 C.S. rases de poudre d'amande
- 20 g de beurre

Do it yourself :
- Préparez la pâte sablée selon les indications que je vous ai fourni dans ce post.

- Préchauffez votre four à 400°F (200°C). Abaissez la pâte et garnissez le moule à tarte.
- Dans un saladier, préparez la garniture en mélangeant la rhubarbe, les fraises, le sucre et la poudre d'amande.***
- Répartissez le mélange sur la pâte et parsemez de petits morceaux de beurre.

- Baissez la température du four à 350°F (180°C) et faites cuire pendant 15 minutes.
Puis, protégez le dessus de la tarte avec une feuille de papier alu et poursuivez la cuisson pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit cuite (c’est là qu’un moule transparent peut s’avérer très utile !!)

- Laissez refroidir complètement. Les fruits vont ainsi se re-gorger du jus rendu pendant la cuisson.

Recette inspirée par elle, elle, elle et lui !

* Je ne suis qu'amour pour toi, tu sais !

** Fantôme de Jehane, explique-moi ce qu'il s'est passé !

*** J’ai lu que c’était mieux de préparer la rhubarbe quelques heures à l’avance (voire la veille). Pour ça il faut : épluchez les tronçons, couper les extrémités et tirer sur la peau pour la retirer, sur chaque côté l'un après l'autre. J’avoue (par flemme…), avoir retiré le gros des « filaments » mais je ne me suis pas arrachée les cheveux sur l’épluchage... (ahah !)
Puis, il faut faire macérer la rhubarbe en saupoudrant un peu de sucre dessus (sans recouvrir la totalité) et laisser reposer au frais quelques heures pour que la rhubarbe rende son eau.

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dimanche 23 mai 2010

Des fraises et un petit cadeau !


Strawberry Field forever

Mes petits poulets,
On est dimanche et je viens de passer toute mon après-midi à cuisiner. J'aurais jamais cru que c'était si long et épuisant de préparer des arancinis ET une tarte à fraise/ rhubarbe sous 30° au soleil avec le four et les plaques qui chauffent (quoique, j'aurais pu m'en douter...)
J'ai fini par me poser et manger à 21h et -MERCI LES PATRIOTES*- demain, c'est un jour férié ! Je vous raconterai donc cette histoire de tarte QUE J'AVAIS TELLEMENT ENVIE DE MANGER depuis des jours et les folles histoires qui vont avec -très bientôt !

Pourquoi j'écris maintenant alors ?

Mais parce que j'ai un petit cadeau pour vous et que j'étais censée faire ce post il y a au moins 5 jours déjà ! (mais bon, vous comprenez, l'été est arrivé ! :D)

Voilà : du 28 mai (vendredi prochain) au 31 mai, se tient à Paris, le Salon Saveurs des plaisirs gourmands : comme le nom l'indique, vous y trouverez des spécialités gastronomiques régionales, des stands d'artisans et de producteurs, des produits d'épicerie fine, du chocolat, des pâtisseries, des fromages, des vins, etc. et même six restaurants thématiques qui, installés au cœur du salon, vous proposeront leurs spécialités pour le lunch!
Si je vous en parle, c'est qu'on m'a offert une invitation que j'ai du décliner (remember : Montréal-Paris : 6000 km) mais j'ai pensé à vous... et proposé d'offrir ma place à l'un(e) d'entre vous !

L'idée d'un mini-concours s'est imposée d'elle-même : comme ça, pas de favoritisme !

Pour participer, je vais donc vous demander de laisser un commentaire ou de retwitter l'info ici - et si le cœur vous en dit; me dire ce que vous aimez le plus et/ ou aimeriez retrouver sur ce flabbergasting blog ! La recette des arancinis ? Ça vient ! De nouvelles rubriques folles ? Je suis ouverte ! Des potins et des photos de stars ? Euhhh... Vous n'êtes pas sur le bon blog !
Biensûr, n'hésitez pas à parler du concours à vos amis via Facebook ou Twitter (RT ici!) : plus on est de fous... **

Mercredi 26 mai, j'effectuerai le tirage au sort via Random.org et le/ la petit(e) chanceux(-se) et moi communiquerons par mail pour tous les détails ! (genre le petit détail de l'envoi de la place, par exemple)

Étant moi-même à Montréal, je devine le côté agaçant de ce concours pour mes lecteurs Québécois, Roumains, Belges ou Espagnols (héhéhé... mes amis s'exportent eux aussi !) qui- parce que le salon a lieu à Paris- ne pourront participer ! MAIS je vous jure que j'essayerai de me rattraper bientôt... et dîtes-vous que si le billet d'avion avait été inclus... et bien, c'est moi qui y serait allé ! :p
Mais si vous habitez Plougastel, Papeete ou Montréal et que vous prévoyez d'être à Paris du 28 au 31 mai, alors là rien ne vous empêche de participer !

Je pense que vous avez tout compris...... En vrai, j'avais une petite phrase de commentateur du Loto à vous mettre là, pour conclure ce post, mais je crois que je vais m'abstenir !
À bientôt pour les recettes et bonne chance !

* Jour férié : fête des Patriotes (au Québec) ou Jour de la Reine (au Canada)
** ... et puis moi je veux de la compétition, des coups bas, des cris, des pleurs et des crêpages de chignon... Pire qu'à la Star Ac' quoi !

***
Salon Saveurs des plaisirs gourmands
Du vendredi 28 au lundi 31 mai 2010
Horaires : ven. 10h à 22h, sam.-dim. 10h à 20h, lun. 10h à 18h
Espace Champerret, Paris (17ème)

***
Edit du 26 mai : le concours est terminé !!! Et c'est Marion du blog Fourchette en Carton (oui, toi, fille !!!!) qui a gagné la place pour le salon Saveurs des Plaisirs gourmands ! Merci à tous d'avoir participé en commentant et surtout via Twitter, c'était drôôôle !!! 

Merci aussi à celles (oui, des filles !) qui m'ont fait des commentaires concernant ce qu'elles aimeraient retrouver sur le blog : c'est important pour moi de savoir ce qui vous fait plaisir, j'ai bien tout noté et espère combler vos attentes très vite ! 
À demain, pour une recette... de saison ! - Votre ambassadrice du bon goût

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dimanche 16 mai 2010

Mon Pop-Up Avocado !



Gratin d’aubergines et poivrons rôtis à la Tomme des Demoiselles, pousses d’amarante rouge et sel de Camargue

Jeudi dernier, j’ai été invité au premier « pop-up » Avocado !

J’ai plus précisément gagné ma place… sur Twitter ! Waouh, je suis une vraie fille 2.0 ! Moi qui ne gagne jamais un concours, quand j’ai vu sur mon Twitter que j’avais gagné une invitation pour le soir même, ma concentration de fourmi travailleuse en a pris un coup ! (Il était environ 15h30 quand j’ai commencé à sautiller d’excitation sur ma chaise !)

Avocado est un traiteur Montréalais que je connaissais seulement de réputation, mais je n’avais encore jamais eu la chance de goûter à leurs séduisantes bouchées !
Il y a peu, ils fêtaient leurs 10 ans et annonçaient l’arrivée de leurs événements « pop-up » en ville. Un « pop-up » ? Une sorte de happening gastronomique, comme une bulle de gourmandise à laquelle tout le monde peut participer en leur écrivant et/ou en les suivant sur leur Facebook ou leur Twitter.
Le jour même, vous prenez connaissance de l’heure et du lieu de rendez-vous… Aux antipodes d’un restaurant classique, vous vous retrouvez alors dans un endroit peu commun ou en plein air : totalement éphémère et inattendu !

C’est donc littéralement à la dernière minute que j’ai su que j’étais invité au tout premier pop-up Avocado. J’ai fait comprendre fissa à mon accompagnateur qu’il allait devoir reporter sa game de hockey- dégustation gastronomique hyper-tentante oblige !


Premier pop up à l'atelier de l'artiste Annie Tremblay

En arrivant pour le blind-date, j’ai tout de suite pensé aux fameux « dîners en blanc » Parisiens (et qui depuis se sont popularisés à travers le monde) ou à une soirée chez les
2 capricieux ! L’ambiance a quelque chose de surréaliste et de très excitante ! Pour cette première, nous avons été accueilli en plein cœur du loft de l’artiste Annie Tremblay. Entre les superbes « toiles-bijoux » d'Annie et le ballet des chefs en cuisine, j’avais de quoi photographier, croyez-moi ! Mais... j’ai aussi aimé me laisser porter par la découverte des saveurs et le fil des discussions intéressantes qui se tissaient... une fois les premières coupes de champagne et de vins avalées !


Cube de thon mariné au cidre de glace, lime caviar et salicorne sur têtes de violons rôties

Les bouchées, parlons-en !
Difficile d’être vraiment critique, car tout ce qu’on nous a servi était vraiment très bon (Madame Sourire ! :D) On parle ici d’un service de traiteur haut-de-gamme : nos verres étaient rarement vides, les bouchées toutes en textures différentes… J’ai tout particulièrement aimé ADORÉ le cube de thon mariné au cidre de glace, lime caviar et salicorne sur têtes de violon rôti (oui, tout ça !) : surprenant, fondant, très agréable en bouche ; j’en aurais bien repris 3 fois !


Pavé de flétan mi-fumé au bois de pommier, trio de caviar et tomates jaunes confites sur tombée d’épinards à la crème d’antan

Parce que nous sommes un peu allés prendre l’air (= accompagner des fumeurs), j’ai failli passer à côté du pavé de flétan… ça aurait été un sacrilège !


Mignon de longe de bison au thé du Labrador sur purée de céleri-rave et asperges grillées, réduction de Clos St-Ignace au poivre des dunes... et mon gros pouce.

Si j’avais un seul petit commentaire négatif, ça serait sur la longe de bison qui nous a été servie : le goût était parfait et puissant, et l’accompagnement purée de céleri-rave et asperges grillées, bien vu ; mais ma viande un peu trop nerveuse. Apparemment, celle de mon accompagnateur ne l’était pas du tout- j’aurais peut-être dû lui voler son assiette ! Ah !


Cake de courgette aux baies cassinoïdes et gratin de Pikauba, qui venait avec une salade de pousses et des pacanes givrées

Le cake de courgettes apportait une belle douceur au gratin de Pikauba (je veux la recette !!), les pacanes (= noix de pécans en V.F.F.*) apportaient le croquant et les salades de pousses : la fraîcheur (que vous ne voyez pas ici… mais croyez-moi !) Un très bon trio encore une fois !



LE banana split !

Enfin, le banana split au dessert était juste à tomber par terre… Là aussi, le jeu de textures était très bien vu : la crème glacé onctueuse, la banane caramélisée fondante, le croquant du biscuit chocolaté (si je me souviens bien) avec un petit physalis pour couronner le tout : MIAM !


De la préparation des plats en cuisine jusqu'à l'émerveillement au service !
(j'ai du dire à la fille de la photo en bas à droite que j'aimais sa blouse au moins 5 fois !)

J’ai vraiment passé un excellent « pop up » ! Le service- je n'en ai pas encore parlé- était souriant et VRAIMENT très agréable, les invités animés et la bouffe très bonne = bonheur de Christelle.


Cake de polenta au Saint-Guillaume et peperonata en robe de prosciutto

Deux questions que, je pense, vous devez encore vous poser :

Est-ce qu’on ressort en ayant faim ? et Combien ça coûte ?
À la première question, je répond : non, car le service est professionnel et attentionné.
Si vous avez envie d’une seconde bouchée (ou d’une troisième !), vous pouvez toujours vous essayer auprès du serveur… D’ailleurs, comme il restait un peu de cake de polenta sur les plateaux- et que nous occupions fortuitement une place stratégique- nous avons eu le droit à une seconde bouchée !
Par contre, cela reste des bouchées, alors c’est sûr que ça ne fait pas le même effet qu’un plat de choucroute chez Mémé, hein !
Le prix de ce pop-up de 7 services (tout de même !) était de 75 $ par personne... ce qui corresponds à un certain budget, je sais, mais qui reste très honnête pour un bon service de traiteur si on prends compte de l’excellente qualité des produits, des bulles, du vin et de l’ambiance insolite !
J'espère que vous aussi pourrez profiter de ces pop-up très vite ! Un conseil : restez connecté sur vos médias sociaux favoris ! :D

Merci à François Dussault, fondateur d’Avocado et à Rachelle Houde pour cette soirée !
Retrouvez Avocado sur Facebook et sur Twitter.

***
Avocado
6993, rue Christophe-Colomb
H2S 2H4 Montréal
514-868-6363
avocadotraiteur.com

* V.F.F. = Version Française de France

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dimanche 9 mai 2010

Canestrelli au citron




C’est drôle comme parfois j’ai envie d’écrire sur ce blog. Ou comme d’autre fois, j’ai juste envie de poster des photos et n’ai rien à dire de plus. Des jours où je me sens inspirée et d’autres non. Parfois, mon envie de blogger ne correspond pas toujours au moment où j’ai le temps pour le faire et c’est très frustrant de me retrouver à coucher sur la toile un trop plein d’émotions, d’idées, d’images et de mots qui ne demandent qu’à exploser depuis des jours… Ça en fait trop d’un coup. Ca se bouscule dans ma tête puis ça ne sort finalement pas comme je voudrais  !

C’est un peu le cas aujourd’hui… Peut-être parce que je suis un peu mélancolique, rêveuse, pas du tout là, quoi… peut-être parce qu’on est en Mai et qu’il a encore fait -12° aujourd’hui (OK… J’exagère peut-être un toutpititpeu)... Si je continue sur cette lancée, je risque de commencer le prochain paragraphe par Cher Journal, ...


 
 "Canestrelli" en forme de parapluie et de ronds... pourquoi se compliquer la vie, je vous le demande ma p'tite dame !!!

Alors, sans plus de cérémonie, je ne vais vous parlez que d’une chose aujourd’hui : la recette des Canestrelli au citron.
Ces canestrelli-là sont Italiens. Oui, parce qu’il existe une recette de canistrelli Corse totalement différente et qui utilise d’autres ingrédients bien différents : du vin blanc, des graines d’anis et de l’huile d’olive, notamment. Ça vous rappelle quelque chose ? Moi, ces recettes qui voyagent et qu'on retrouvent dans différentes cultures, avec plus ou moins de petites différences, ça me passionne !!!

Cette recette, je l’ai trouvée sur le blog de Pascale : c’est moi qui l’ai fait. J’étais à la recherche d’une recette de biscuits que je n’avais jamais préparé -et- originale. Bon, niveau goût, on ne pas dire que les canestrelli au citron sortent VRAIMENT de l'ordinaire (HEIN ? MAIS C’EST QUOI ? Du citronnnn ?? Waouhh !), mais c'est finalement leur forme traditionnelle bien typée- en forme de fleur- qui m'ont séduite.
Et puis, c'est le parfait biscuit : tout simple à faire, bon et fin, à l'odeur délicate, à garder chez soi dans une petite boîte de fer pour les goûters ou thés improvisés.

Contradictoire comme la fille que je suis, j'ai néanmoins préféré utiliser les emportes-pièces que j'avais achetés à Toronto (à la super cool boutique Polka Dot Kid) en forme de parapluie et de carotte (Christelle, 6 ans) au lieu de reproduire la forme traditionnelle (contradictoire, je vous ai dit). Comme la pâte est assez délicate et friable comme un bon sablé bien grassouillet une fois cuite, j'ai frisé l'échec de peu : les emportes-pièces en forme de parapluie et de carotte, c'est mignon mais pas très fonctionnel car la pâte se décolle très très très mal de l'emporte-pièce...

Alors, après m'être acharnée, j'ai préféré suivre les conseils de l'Homme désinvolte qui passait par la cuisine :
- " Mais pourquoi tu t'embêtes, fais des petits ronds peuhhhh ! "
(gnagnagna... Et mes petits parapluies alors, et ma carotte, j'en fais quoi, gnagnagna)
OK, Homme, je note. Et mes lecteurs et lectrices feront comme ils veulent.

Voici donc la recette des canestrelli que vous pouvez aussi retrouver sur le blog de Pascale et de Silvia, (que je vous conseille de visiter pour découvrir l'histoire passionnante du canestrelli Italien !!) Je n'y ai presque pas apporté de modifications; mais la prochaine fois, j'aimerais peut-être y ajouter plus de citron- j'aime ça quand le petit goût acide se mêle au bon goût de beurre du sablé !!!

***
Recette des Canestrelli au citron
pour une trentaine* de sablés

- 180 g de farine 
(1 + 1/2 tasse)
- 130 g de beurre demi sel mou
 (1/2 tasse + 1 C.S. environ)
- 70 g de sucre
 (1/3 de tasse)
- 1 jaune d'œuf
- 
Le zeste d’un citron non traité
- 
Le jus d’un demi-citron

- Un peu de sucre glace pour saupoudrer 

Do It Yourself: 

Versez la farine dans un grand bol. 
Formez un puit et ajoutez le beurre coupé en dés + le sucre + le jaune d'œuf + le zeste de citron.
 Travaillez rapidement la pâte du bout des doigts afin d’obtenir une chapelure grossière puis sablez la pâte entre vos doigts.
 Ajoutez le jus du demi-citron et travaillez la pâte, juste assez pour former une boule.
 Sur un plan de travail, écrasez cette boule en une galette.
 Emballez-la dans du film étirable puis conservez-la au frais pendant 30 minutes.
Profitez-en pour ranger le bazarre que vous avez mis un peu partout dans la cuisine.
Puis, préchauffez votre four à 170 °C (350°F). Étalez la pâte sur une surface farinée sur une épaisseur d’environ 1cm. À l’aide d’un emporte pièce, découpez des formes rondes**.

Déposez les biscuits sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou sur une plaque de cuisson tapissée de papier sulfurisé et enfournez pour 8-10 minutes. Surveillez-bien votre four... On n'est jamais trop prudent ! Les sablés doivent rester bien blonds et sont encore très souples à la sortie du four (comme les ghraybehs, oui, oui !). Retirez-les de la plaque pour les faire refroidir sur une grille. Lorsqu’ils sont froids, saupoudrez-les de sucre glace.

* Pascale, elle, en a fait une quarantaine... Une question de forme et d'épaisseur de biscuit, je suppose !
** Où si comme moi, vous n'en faîtes qu'à votre tête, utilisez un emporte-pièce "fantaisie". Pour reproduire la forme des canestrelli d'origine, faites un trou au milieu de chaque forme ronde déjà préparée comme ici.

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