dimanche 31 janvier 2010

Itsi Bitsi

#1 Cupcake tout choco #2 Un plateau de cupcakes yum-yum #3 Le thé que j'ai pris en photo mais oublié d'acheter #4 La carte au tableau #5 La superbe gamme de thés C.G. #6 La vitrine, mon cupcake "cosmopolitan" (glaçage à la lime, gâteau vanille et canneberges), la boutique #7 De bien mignonnes sucreries ! # 8 Le "lonely bear" en vitrine.

Aujourd’hui, je vous fais découvrir Itsi Bitsi !
La boutique de cadeaux et de petites bouchées sucrées, comme on peut lire en vitrine, est aussi agréable à visiter que de porter un teenie weenie yellow polka dot bikini au bord de la plage (vous me connaissez, je ne pouvais pas passer à côté de cette RÉFÉRENCE musicale).

Itsi Bitsi est située sur la rue Notre-Dame Ouest, en plein cœur du quartier St Henri qui pulse. Je ne voudrais pas jouer les Nostradamus, mais dans dix ans, je pense que St Henri deviendra le nouveau Mile-end (oui, je le vois… je le vois !) J’ai découvert le quartier assez tard, mais depuis j’adore revenir m’y balader. Comme dans chaque nouveau quartier de Montréal que je découvre, j’ai vraiment l’impression de me trouver tout d’un coup transportée dans une autre ville !

La mutation Mile-endaise a déjà commencé sur la rue Notre-Dame et ses alentours. De multiples antiquaires plus étonnants les uns que les autres bordent la rue, des galeries d’art y ouvrent leurs portes, pleins de boutiques chouettes y ont pignon sur rue, et j’ai repéré au moins trois restos et quelques cafés qui m’ont crié aux oreilles de revenir les voir bientôt !

Au milieu de ce quartier industriel et populaire en pleine transformation se trouve donc Itsi bistsi, qui est l’arrêt sucré par excellence, que je perpétue lorsque je suis en vadrouille dans ce côté-là de la ville.
La vitrine m’appelle à chaque fois de l’extérieur et dedans j’y trouve toujours un très bon choix de thé (dans de supers packagings !!) à tous les prix, des savons, des peluches, des petits objets tous plus mignons les uns que les autres… et surtout des cupcakes !!
Je n’ai jamais été une folle de cupcakes et je n’ai toujours pas succombé à la cupcake mania, mais je dois avouer que les cupcakes d’Itsi Bitsi pourraient bien faire concurrence à ceux- désormais célèbres- de Magnolia Bakery sur Bleeker Street, à New-York. Pas trop de glaçage, des saveurs originales (Earl grey, lime, choco-caramel), frais, moelleux, et juste de la bonne grosseur. Accompagnés d’un thé (la boutique propose des formules cupcake/ thé ou café très avantageuses), c’est un goûter parfait pour se remettre d’une petite marche/ safari photographique dans le froid.

En fouinant un peu sur le site d’Itsi Bitsi, j’ai découvert aussi une coupure presse sur ses deux propriétaires qui ont laissé leurs carrières d’avocate et de graphiste (ah tiens, ça pourrait en inspirer certaines ;-) pour réaliser leur rêve d’ouvrir une boutique et fabriquer ainsi de merveilleux cupcakes. S’il vous manquait encore une raison pour y aller, vous l’avez là : aller chez Itsi Bitsi, c’est encourager les rêves !

***
Des prix raisonnables, un coin boutique chouette et des cupcakes qui vous mettent l’eau à la bouche !

Itsi bitsi
2621, Notre-Dame ouest, Montréal
(Métro Lionel-Groulx)
514 509-3926
itsi-bitsi.com

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dimanche 24 janvier 2010

Chowder de poisson et de fruits de mer



Chowder avec et sans couvre-chef

Vous vous souvenez de ça ? Le goût du chowder du Fisherman’s Wharf de San Francisco, c’était un peu ce que mes papilles avaient retenu de leur passage dans la Fog City. Alors quand nous sommes tombé- l’homme et moi- sur cette recette de Ricardo**, chef-animateur télé-businessman Québécois, du chowder de poisson et de fruits de mer… nous nous sommes dit que nous pouvions nous créer THE CLAM SOUP OF OUR DREAMS AT HOME. Tous les rêves étaient permis. Même ceux où tu nages nue avec un dauphin. En plus d’une préparation pas trop compliquée, ce chowder (ou chauderie* apparemment en bon français comme ma copine Juliette le dit) a le mérite de rassasier tous les estomac. C’est un super plat d’hiver, convivial, et qui change de la soupe aux poireaux ! Cette fois-ci, on s’est même fait plaisir en évidant des miches de pain au levain… comme à San Francisco ! La prochaine fois que je veux épater la galerie, je saurais quoi faire… Et vous aussi ! D’ailleurs, est-ce que vous aussi avez de gros coup de bluffs à votre actif ? Votre petite recette qui fait un effet bœuf à chaque fois ?

Sinon, dans la catégorie, « vie ma vie : Christelle », je suis de retour au boulot (depuis début Janvier... mais je ne sais pas où mon temps est passé), et malgré une semaine plutôt raplapla, j’ai l’impression que c’est de nouveau la course. Je trouve que je n’ai pas assez le temps de faire des photos, joue comme un pied du ukulélé et n’arrive parfois même plus à avoir la force/ l’envie de cuisiner… Mais bon, je me connais, j’aimerais TOUT pouvoir régler d’un SEUL COUP d’un coup de baguette magique… et au final, perds beaucoup de temps à me battre contre des moulins à vent… Waouh ! C’est beau cette histoire de moulins à vent… ça pourrait être de moi ;-) Bon, j’arrête avec mes état d’âmes*** (toujours les mêmes…) et vous donne la recette ! Enjoy!

* Wikipédia nous dit : le mot chowder est une déformation du mot chaudière (c'est-à-dire chaudron), marmite dans laquelle les marins bretons cuisinaient cette soupe épaisse.

** La recette est tirée du livre de Ricardo « Parce qu’on a tous de la visite »… J’y ai pioché beaucoup de recettes depuis que je l'ai. Le livre est très bien fait et les recettes donnent vraiment toutes envie. Les photos sont signées Christian Lacroix (eheheh… je vous vois venir… Non, pas le génie de la haute couture, mais son homonyme Québécois !)
*** « Tes états d’âme Éric sont comme les états d’Amérique ». Le plus mauvais jeu de mots dont les années 80 ont accouchées !! Ici, si vous vous sentez nostalgiques...

***
Recette du chowder de poisson et de fruits de mer (clam soup)

Ingrédients :
- 2 boîtes de palourdes de 147g (5+1/4 oz)
- 3 tranches de bacon, hachées (on en avait pas la première fois, on a fait sans)
- 1 oignon, haché finement
- 250 ml (1tasse) de céleri coupé en dés
- 875 ml (3+1/2 tasses) de bouillon de poulet
- 1 litre (4 tasses) de pommes de terres pelées et coupées en gros cubes
- 375 ml (1+1/2 tasses) de grains de maïs frais ou surgelés ou en boîte
- 6 branches de thym frais (sinon, piochez dans votre pot à épice !)
- 225 g (1/2 lb) de filets de poisson blanc (aiglefin, morue, etc.)
- Quelques pétoncles ou noix de St Jacques**** (gros ou petits, un peu comme vous préférez- c’est un ajout personnel)
- 125 ml de crème à cuisson à 35%
- Ciboulette fraîche (pour la décoration)
- Sel, poivre

Do it yourself:
- Égoutter les palourdes et conserver le jus. Réserver
- Dans une casserole, faire dorer le bacon. Ajouter l’oignon et le céleri. Laisser attendrir quelques minutes. Saler et poivrer. Ajouter le bouillon, le jus des palourdes, les pommes de terre, le maïs et le thym. Porter à ébullition et laisser mijoter 20 minutes ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres. Retirer les branches de thym.
- Au robot, réduire en purée lisse le tiers de la soupe et la remettre dans la casserole. Ajouter le poisson et les pétoncles, si vous choisissez d’en mettre (je ne vous force pas la main !), les palourdes et la crème. Porter de nouveau à ébullition et laisser mijoter doucement jusqu’à ce que le poisson soit cuit. Rectifier l’assaisonnement.
- Parsemer de ciboulette.
- Si comme moi, vous voulez que ce soit la fête à votre table, vous pouvez demander à votre boulanger des miches de pain « assez denses pour pouvoir y verser de la soupe ». Trancher un « petit chapeau » et vider la mie à la cuillère (ou avec vos doigts !!!). Prenez soin d’en laisser un peu tout de même… pour l’étanchéité bien sûr mais surtout pour avoir le plaisir de gratter les parois de mie avec la cuillère…mmm...

**** Dit-on pétoncle ou noix de coquilles St Jacques ? Au Québec en tout cas, on a tranché, c’est pétoncle ! Le débat continue ici sur Wikipédia !

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dimanche 17 janvier 2010

Au Pain Perdu





Le Pain Perdu, que je vous présente aujourd’hui est une place à déjeuners que j’ai toujours connue assez remplie. Pour moi, c’est signe que l’on y mange bien. Si les gens du quartier (du Plateau Mont Royal) y vont, c’est que ça doit être justifié !
J’ai découvert ce restaurant quand il portait encore le nom de « Pistou ». Un petit côté du Sud, donc, nostalgique et même un peu « révisez-vos-classiques-littéraires » qu’on retrouve dans les noms des menus à la carte: choisirez-vous Les Folies de Valmont ou un Délice de St Vincent ? Pour ma part, j’y ai entretenu des Liaisons dangeureuses trois fois en tout :

- J’ai flirté avec les classiques œufs-bacons-pomme de terres, et là je lève mon carton de l’École des Fans et je dis « 7/10 » (oui, les œufs-bacons, je pense que je les note «mentalement» maintenant à force d’en avoir mangé)

- J’ai aussi goûté aux fameux Délices de St Vincent. Bon, ça fait longtemps, mais dans mon souvenir on en avait plutôt pour son argent et son appétit. Les crêpes de sarrasin arrosées de miel sous une avalanche de fruits (et d’un peu de crème sûre ?), c'était plutôt bien vu… On serait presque un peu écoeuré sur la fin… mais, c’est peut-être moi qui n’ai pas réussi à m’arrêter à temps ?

- And least but not last, j’ai amoureusement savouré le pain perdu (tant qu’à faire !). C’est une histoire toute récente et mon ventre s’en souvient encore... Le pain perdu (= ou pain doré en V.Q.*) était accompagné de délicieuses pommes caramélisées arrosées de sirop d'érable et saupoudré d’amandes effilées, le tout couronné d’une belle branche de romarin qui parfumait très bien l’ensemble. Vous l’aurez deviné, c’était très réussi. Slurp slurp. 
Je vous recommande d'ailleurs d'accompagner vos déjeuners d'un de leurs fabuleux jus de fruits frais. Les meilleurs en ville quant à moi !

Le service était particulièrement bon la dernière fois qu’on y allé. Les serveuses ont essayé de ne pas trop nous faire attendre et nous ont même proposé une meilleure place avant que nos plats arrivent. Si vous êtes dans le coin, faites-y définitivement un tour, ça vous changera de la faune typique un peu trop trendy de l’avenue du Mont-Royal (même si on est pas loin)… Surtout que la délicieuse Maison du Macaron se trouve la porte à côté. Et là, est-ce que j’ai vraiment besoin de continuer à écrire ?

***
Au Pain Perdu (en cliquant sur le nom, vous aurez la maps Google... magie !)
4489, rue De la Roche, Montréal
514-527-2900‎
pistoudejeuner.ca

* V.Q. = version québécoise biensûr !

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mercredi 13 janvier 2010

Les meilleurs déjeuners de Montréal- ACTION !




Un peu trop cool affiches de Daniel Carlsten pour le Restaurang de Ville de Stockholm

Coming Soon on Christelle is flabbergasting (and you know what I mean... yeah... yeah):
Ça faisait bien longtemps que l’idée me trottait dans la tête.
Faire un « guide » des meilleures places où manger à Montréal ; et surtout où bruncher.
Les « déjeuners », comme on les appelle ici sont une institution à laquelle je me suis pliée sans aucune rébellion. J’ai la chance d’avoir avec un moi un acolyte toujours prêt pour deux œufs-bacon et qui m’a grandement initié au genre. Alors, avec toutes ces places visitées, ces œufs « miroirs » (= au plat) notés, ce bacon apprécié, la fraîcheur des fruits criblée… je me suis dit qu’il était temps de vous faire partager tout ça ! Pancakes, tartelettes, crêpes, gaufres, oeufs, bacons, pains, patates, serveuses, tables, décor, toilette, moelleux du papier, puissance du vent du sèche-main* : je vous dirai tout ce que je sais !
Je commencerai en fin de semaine avec le Pain Perdu, un restaurant de déjeuners très coloré, très youpi-chaleureux et qui me rappelle l’été (au Québec, on pense TOUT LE TEMPS à l’été)…

Mon but est un peu de créer un carnet d’adresses (très subjectif biensûr), tout en photographiant toujours et encore. Comme c’est un work-in-progress et que mes connaissances en CSS+HTML sont faibles, je potasse toujours sur la forme, mais vous aurez peut-être le droit à une version 2.0 de ce carnet d’adresses bientôt.

En attendant, je me lance, sinon je ne le ferai jamais (remember ma philosophie des ghraybehs ? Bah, c’est pareil !) Alors, rendez-vous très vite !

* C'est très perso ce que je m'en vais vous dire là... Mais j'adore tellement ces sèche-mains d'ici qui soufflent si fort que la peau des mains se décolle et fait des ondulations. Oui, oui, je vous jure !

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dimanche 10 janvier 2010

Pouding chômeur

Nous voici le 10 janvier, deux semaines au moins après Noël, et je finis enfin de vous présenter les photos du dîner post-noël !
Enfin, voilà le dessert.
Enfin, je vais arrêter de vous tanner avec ça !

Je vous présente donc mon petit pouding chômeur, dessert on ne peut plus Québécois, qui clos donc le « tour de mon monde culinaire ». Après la France, l’Espagne, la Pologne, nous voici donc au Québec. Bientôt deux ans que j’y ai posé mes valises (pouah ! je fais ma vieille baroudeuse). Deux ans ! J’arrive même pas à réaliser. Ma mère me demandait encore au téléphone quand je reviendrais vivre en France (note à moi-même : une maman comprend mal les concepts de « vie à l’étranger », « papiers de résidence permanente en cours », « gros flou Monsieur Sale au sujet de mon avenir ».)
Concernant le pouding chômeur, j’étais plutôt contente du résultat (et je pense que les goûteurs présents à ma table aussi), d’autant plus qu’après coup, on m’a dit que c’était assez difficile à réussir comme dessert. J’aime quand on me dit ça. Ça flatte mon égo de Maman gâteau… et puis ça mets du baume sur ma plaie béante suite à l’échec cuisant de la « mission macarons » de dimanche dernier.*

Pour ceux qui ne sont pas Québécois où ne connaissent pas le pouding chômeur, c'est à l’origine le gâteau dit « du pauvre ». Du chômeur, donc- c’est bien, vous suivez. Traditionnellement, il s'agissait d'un mélange de farine, d'eau, de cassonade et parfois d'autres ingrédients qu’on pouvait trouver chez soi et qui n’étaient pas chers (ça n'a pas beaucoup changé depuis). Wikipédia mon ami me dit que c’est pendant la crise de 1929 ** que les femmes d’ouvriers ont commencées à le cuisiner. J’aurais cru que c’était plus ancestral comme recette, mais apparemment non. Mais si moi ou Wikipédia disons des conneries, n’hésitez pas à me corriger surtout.

Le pouding chômeur a vraiment le bon goût d’un gâteau d’enfance ; de ceux que vous auriez pu manger chez votre grand-mère. Une base classique de cake vanillé avec un sirop sucré et voluptueux de cassonade et de sirop d’érable. J’aime ce genre de dessert : simple, honnête, de ceux qui ne déçoivent personne et qui réunissent tous les suffrages.

Avant de vous donner la recette et vous montrer la suite des photos (oui, j’ai du mal à faire des sélections maintenant que je m’amuse tell-e-ment avec mon appareil !!!!***), je voudrais remercier deux Québécoises (respectivement la sœur et la mère de l’homme de ma viiiiie) qui ont aidé indirectement à la réalisation de ce post : Véro, pour la jolie serviette prune brodée de ses blanches mains (que vous voyez sur les photos) ; et Nicole, pour sa recette authentique de pouding chômeur ! Merciiiiii !

* Mais je vais me battre et recommencer. Je n’abandonne pas. Je suis un Rocky en cuisine.
** So trendy ! Quoi c'est fini LA Crise en 2010 ?
*** RE-LOU la meuf. Excusez-moi, mais je ne peux pas m’en empêcher ! C’est si vrai. Mais ça va me passer. Je vais me calmer. Bientôt.


***
Recette du Pouding chômeur :
Pour le gâteau "à la Janette" (c'est pas de moi, mais je trouve ça plutôt cool de donner des petits noms aux pâtes à gâteaux) :
1/2 tasse (115 g) beurre
1 tasse (250 g) de sucre
2 œufs
1 + 1/2 tasse (375 g) de farine
2 + 1/2 c.c. (12 g) de poudre à pâte (ou levure)
3/4 tasse (190 ml) de lait
1 c.c. d'essence de vanille
1 pincée de sel

- Crémer le beurre; ajouter graduellement le sucre + les œufs et bien battre pendant quelques minutes.
- Dans un autre récipient, mélanger la farine (en pluie fine...) + la poudre à pâte + le sel
- Mélanger la première préparation en alternant avec le trio farine+ poudre à pâte+ sel et le lait.
Aromatiser à la vanille. Bien mélanger.
- Verser dans un moule beurré rectangulaire (ou sinon comme moi : dans des moules individuels).

Pour le nappage (sirop) :
1+ 1/2 tasse (375 ml) d'eau
1/2 tasse (125 ml) de sirop d'érable (pas de contrefaçons s'il vous plaît)
2 tasses (500 g) de cassonade
1 C.S. (15-20 g) de farine

- Mélanger tous les ingrédients et chauffer à feu doux en remuant jusqu'à ce que fonde la cassonade.
- Déposer le sirop dans le fond du plat beurré et couvrir de la pâte "à la Janette".
- Cuire à 375° F (env. 180°C), 30 minutes environ ou jusqu'à que le dessus soit doré, et que l'intérieur soit cuit... comme d'hab'.

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mardi 5 janvier 2010

Pierogis ruski




Pierogis ruski (farcis au fromage), crème sûre et oignons... umh... un peu brûlés...

La suite, la suite, la suite !
Umh umh, laissez-moi vous présenter cette fois-ci les pierogis ruski !
Ils ont intégré la table du souper post-noël entre le foie gras et le bœuf Bouguignon.
Pour ne pas plomber « gastriquement » mes invités, j’avais pris soin de n’en servir que trois.
Juste en clin d’œil à la Pologne et à Cracovie -tout spécialement- que j’aime tant, pour Juliette qui était à ma table (et qui a vécu à Krakow un an après moi) et moi (bah oui!).
Pour ceux qui ne connaissent rien de ma relation spéciale avec Cracovie, je ne vais pas vous étaler toute l’histoire sur ce blog, mais retenez seulement que cette ville reste pour moi la terre de cocagne par excellence, que c’est là-bas que j’ai eu la piqûre des voyages et que ma vie d’adulte y a réellement commencé… (et là-bim, ma jeunesse en prends un coup).
Hier encore, j’avais 20 ans…

Pour continuer sur une anecdote moins nostalgique, sachez que j’ai eu beaucoup de mal à photographier ces « dumplings de l’Europe de l’est »… Il y a quand même plus glamour au niveau texture et en plus j’ai fait brûler mes oignons carbonisés caramélisés…
La modasse avertie aura sûrement reconnu un foulard Polonais* (et non, comtesse, ce n’est pas un torchon avec des fils or brillants) qui sent maintenant l’oignon. Quand je vous dis que je suis extrême, je ne mens pas !!

Et puis à part faire brûler les oignons, je n’ai aucun mérite. J’ai juste fait cuire des pierogis déjà prêts. Un jour, je m’y essayerai et je suis sûre alors que je n’en achèterai plus des tout faits. La seule astuce-cuisine-utile que je pourrais vous transmettre est celle que mon adorable voisine Polonaise Lola m’avait refilée. Je vous retranscris le dialogue comme dans mes souvenirs :

Christelle : « We tried once to cook pierogis but it was really disgusting.
Maybe we didn’t catch the way to cook it well… or maybe we were too drunk »
Lola : « Oh com’on, Christie, it’s so eeeasy. Even drunk, I can make it! It’s even simplier than pastas. You know it’s done when the pierogis pop up to surface. Et voilà !** »

Sur ces conseils judicieux, je vous laisse avec les photos. Smacznego!

* D’inspiration balkanique mettons, mais en vrai, celui-là, je ne l’ai ni trouvé en Pologne ni en Russie mais en Mongolie. Ça vaut la peine de s’acharner parfois !
** En français dans le texte. Ouais, comme Julia Child. :-p

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samedi 2 janvier 2010

Foie gras et Boeuf Bourguignon

Toasts de foie gras sur du bon ptit pain aux noix et boeuf Bourguignon in process...

Bonne année 2010 ! J’espère pour vous et pour moi qu’elle sera riche en créativité et en réalisations personnelles ! (sans oublier les traditionnels : bonne santé, amour, argent…)

Je repars gonflée à bloc pour cette année. J’ai relu ma liste de bonnes résolutions de l’année dernière et je suis quand même contente de ce qui s’est passé cette année, ce que j’ai pu entreprendre de faire : rester à Montréal, faire des photos de bouffe, voyager (à Paris, à Lisbonne et sur la côte ouest des États-Unis).
Bon, je procrastine toujours beaucoup : je n’ai pas pris de cours de conversation en espagnol, pas beaucoup dessiné non plus et mon voyage sur l’île de Pâques a été reporté... mais on ne se refait pas !
Pour cette année, c’est vraiment la photo de bouffe que je veux pousser (oui, je sais je me répète, je le disais déjà l’année dernière- ah !), continuer à voyager toujours et encore : en ce moment je rêve de Toscane, de bouffe italienne (d’ailleurs, hier, on s’est fait quelques recettes de "l'Italie" de Jamie Oliver et j’ai presque eu l’impression d’y être.)
- Apprendre le ukulélé, sans faute, maintenant que j’en ai un.
- Faire des intercambios de idioma espagnol-français.
- Avoir mes *** visas et ma résidence permanente qui me donnera enfin plus de liberté d’action pour entreprendre « un nouveau projet professionnel » (oui, je sais, je parle comme un gars de l’ANPE)… pffff…
- Et aussi, ne pas trop me mettre de pression : genre là, ayé, j’ai mon reflex, je devrais faire des photos aussi belles que celles de Béatrice Peltre. Mais non, là stop stop, je ne pense pas en être TOUT DE SUITE capable… J’apprends, je m’auto-forme et si je m’améliore, c’est déjà bien ! C’est sûr que je me mets la barre plus haut, mais bon, je ne peux pas la sauter sans faire un peu d’exercices non plus !

Sur ce message plein d’espoir du début des années 10, je vous livre la suite du repas post-noël. La France (là où je suis née, t’as vu) est à l’honneur cette fois-ci avec le traditionnel foie gras du Sud-Ouest directement importé des valises de JB (merci !) et le plat principal : j’ai nommé le bœuf Bourguignon (ou au vin… si on ne veut pas blesser les puristes du bœuf Bourguignon).
La recette est plus bas et j’attends aussi vos commentaires sur vos espoirs, vos envies et vos résolutions pour 2010 ! (celui qui fait la blague du « je veux la paix dans le monde » sort.)

***
Recette du Bœuf Bourguignon
Pour 6 personnes consentantes

- 1 C.S. de beurre
- 2 C.S. d'huile
- 8 petites carottes coupées en rondelles ou dans la longueur, un peu comme vous le sentez
- 2 gousses d'ail, finement tranchées
- 2 oignons, finement tranchées
- 1.5 kg de boeuf (les basses côtes) coupé en cubes (dites à votre boucher : « c'est pour faire du boeuf Bourguignon ! »)*
- 2 C.S. de farine
- 2 cubes de bouillon de volaille dilués dans 500 ml (2 tasses) d'eau chaude (ou du bouillon maison si vous avez biensûr !)
- 2 feuilles de laurier
- 2 branches de thym ou un peu de thym séché
- 1 C.S de persil ciselé
- 2 grosses tomates pelées, épépinées et écrasées ou une conserve (750 ml) de dés de tomate
- 1/2 à 3/4 (soyons fou) bouteille de vin rouge (du Bourgogne, si vous avez/ pouvez)
- Sel, poivre du moulin
- Éventuellement des pommes de terre nouvelles (ou grelots) à couper en deux (ou sinon prévoir une petite purée maison à servir à côté- yummy!)

Faire chauffer le beurre et l'huile dans une grosse casserole ou une cocotte.
Ajouter les carottes, l'ail, les oignons et faire dorer 10 minutes en surveillant la cuisson.
Retirer ce mélange de la casserole et le garder de côté.
Faire revenir dans la même casserole les morceaux de viande et les faire dorer sur toutes les faces. Saupoudrer de farine et mélanger pour bien enrober tous les morceaux.
Remettre les légumes dans la casserole avec le bouillon de volaille, le laurier, le thym, le persil, les tomates, les patates en option, et le vin. Saler et poivrer. Et mélanger de nouveau !
Porter le tout à ébullition, couvrer et baisser le feu au minimum.
Laisser mijoter 3 heures (où plus longtemps si vos invités sont en retard ou que l'apéro se prolonge, c'est l'avantage des plats qui mijotent)
30 minutes avant la fin de la cuisson, retirer le couvercle et laisser cuire le boeuf Bourguignon à découvert pour que la sauce épaississe un peu (ça ne fonctionne que si vous avez des amis ponctuels).
Vous saurez que le boeuf Bouguignon est prêt lorsque les cubes de viande seront bien tendres et s'éffilocheront un peu. Si vous avez pris l'option "pomme de terre", vérifiez bien qu'elles soient cuites aussi (mais normalement au bout de 3h...) Bave-bave.

* Dépendamment de votre localisation dans le monde, je ne garantis pas la compréhension de votre boucher face au terme « Bourguignon ». Au hasard, en Roumanie.

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