Dans ce monde, il existe des recettes qui font peur aux bloggeuses culinaires. (je vous jure !)
Oui, nous aussi avons nos ratés culinaires, mais généralement vous ne les voyez pas sur nos blogs, parce que bon, faut quand même vendre du rêve se faire plaisir et partager de bonnes recettes. C’est le cas des souvent redoutés macarons, pour ne citer qu’eux. Mais chaque bloggeur(se) et cuisinier(e) a sa bête noire (d’ailleurs, ça m’intéresserait de connaître la vôtre, je me sentirais moins seule).

Quand il s’agit de quelque chose dont on ne raffole pas trop, on peut se contenter de vivre sa vie en oubliant jusqu’à l’existence d’une recette ou d’un ingrédient qui nous dégoûte (ne prononcez jamais le mot « abats » devant moi !) mais quand on aime, qu’on essaye de faire une recette, une fois, deux fois, trois fois… et qu’on tombe du vélo à chaque fois, que faire sinon mettre son visage dans ses deux mains et pleurer ?

C’est donc après une introduction de post très draaaamatique (sortez les violons) que je vous annonce que ma bête noire à moi, mon petit morceau de viande logé entre les dents et qui ne veut pas partir, c’est : le scone*. Alors, oui, je vous entends rire depuis mon siège de bureau : comment rater une recette aussi simple ? D’autant plus que j’adore les scones. (Mais intensifiez-moi ces violons, on veut du drame !!)

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. J’ai déjà testé au moins cinq recettes différentes avec comme résultat, au choix :
a) Un scone sec
b) Un scone plat
c) Un scone dur
d) Un scone qui goûte la levure
d) Un scone sec, plat, dur et qui goûte la levure (ça n’était vraiment pas la bonne recette !)

C’est pourquoi, j’ai décidé en ce premier-novembre-deux-mille-dix qu’il était temps de prendre le taureau par les cornes et de surmonter mes peurs : j’allais créer ma propre recette de scone. (Je feelais wild, comme on dit en bon Québécois).

Mais aujourd’hui, les Dieux des Scones Gonflés et Moelleux n’étaient pas vraiment de mon côté car j’ai découvert (après la cuisson – forcément) que ma poudre à pâte était… légèrement périmée. Rien de grave sinon que mes scones n’ont vraiment pas beaucoup gonflé cette fois-ci. Ah.

Qu’à cela ne tienne, je vous donne quand même la recette car le goût, lui, était parfait. Le même petit goût sûre, la même consistance entre pain et viennoise, que mon premier scone-Maître-Étalon dont je me suis délectée il y a déjà plus de cinq ans dans je ne sais plus quelle pâtisserie trop chouette du quartier de Temple Bar, à Dublin.


Accompagnés d’une confiture de fruits rouges, de Devon cream, de lemon curd, de poudre à pâte pas périmée et d’un bon thé de votre choix… vous aurez en moins de trente minutes une des spécialités Anglaises la plus simple à réaliser – enfin ça, c’est ce qu’on essaye de me faire croire. ;-)

* Et les macarons aussi, mais j’ai juste un essai-échec à mon actif !