lundi 30 novembre 2009

Recette des ghraybehs et souvenirs...


Je suis méga borderline mais encore à l'heure pour vous dire que je participe au concours de photo culinaire organisé par Isabelle de L'Oreille Culinaire, Dorian et Pascale.
Après tant de suspense, je vais enfin vous révéler pourquoi j'ai choisi le ghraybeh comme gâteau d'enfance. Loin de moi l’idée de vouloir faire pleurer dans les chaumières, mais bon je me lance quand même... je vous aurais prévenu !

Previously on My life…
Je devais avoir 7 ou 8 ans, pas plus. Ma mère venait encore me chercher à l’école à cet âge-là. Oui, une mère Syrienne, c’est très protecteur, et puis à cet âge-là, on est encore un enfant.
Je sortais toujours de l’école accompagnée de ma meilleure amie et d’autres copines. Puis, avec ma mère, on rentrait à pied jusqu’à la maison en raccompagnant mes amies par la même occasion.
À 16h30, c’est l’heure du goûter. J’ai toujours eu faim à 16h30 (et encore aujourd’hui). Ma mère le savait sûrement et c’est pourquoi cet après-midi-là, elle était venue à la sortie de l’école avec une belle boîte de ghraybehs frais. Ces mêmes ghraybehs que j’avalais goulûment à la maison et dont le sucre glace me tartinait la face, et les doigts, et le pull (nous étions des enfants libres).

Mais, en France, pour des gamines de 8 ans, un ghraybeh, c’est pas vraiment ce qu’on attends de l’heure du goûter. Ma mère, avec toute sa bonne volonté de maman, me disais :
« regarde, rabibi*, je t’ai apporté tes pâtisseries préférées : des ghraybehs (prononcez-le d’une voix gutturale, avec l’accent arabe) et moi je savais, JE SAVAIS, que mes copines allaient me sortir quelque chose du genre « ahhh, mais c’est quoi ce truc ? Ah mais c’est bizarre, c’est tout blanc… Non, on n’en veut pas. Non, on n’aime pas ça (T’AS JAMAIS GOÛTÉ P***!!!)… Ils sont où les pains au chocolats ? »

Et ça n’a pas loupé… évidemment.
À l’âge où l’on n’assume PAS DU TOUT sa différence culturelle, ses origines… de quel pays déjà ? L’Arménie, où ? Le Liban, hein ? La Syrie ? Non, vraiment je ne vois pas…
À cet âge où on veut justement se fondre dans la masse, NE PAS ÊTRE LA FILLE QUI MANGE DES GÂTEAUX BIZARRES… Et bien, c’est à ce moment-là que la maman téméraire choisie d'apporter à la sortie de l’école une boîte pleine de ghraybehs.

J’avais honte, honte de moi, honte de ma mère qui avait insisté pour proposer des ghraybehs à mes copines (oui, elle est polie) et encore plus insisté auprès de moi, en me demandant d’un air blessé : « bah, tu n’aimes plus ça ? ».

Aujourd’hui cette anecdote me fait beaucoup sourire. Mais en y repensant et en la racontant, j’ai toujours un petit pincement au cœur. Après cet épisode, ne croyez pas que j’ai fui les ghraybehs… Non, non, je suis bien trop gourmande. En rentrant à la maison cette fois-là, j’ai même fini par me jeter sur la boîte en lâchant un : « bon puisque tu insistes tellllllement » à ma mère (ô enfant martyr !). Mais, là, dans l’intimité du nid familial, on ne me jugeait pas.

J’ai grandi et biensûr tout ça a changé. Ce n’est plus la honte d’être différente que je ressens, mais bien le contraire. Loin d’être une patriote, je suis fière de ces origines et de ces différences culturelles qui font de nous tous qui l’on est. Qui font ce que je suis devenue. Qui font qu’aujourd’hui, sur mon blog- qui au passage manque cruellement de recettes sucrées; alors que- je suis une fille super sweet (ça fait cul-cul de le dire comme ça, j’en suis consciente mais que voulez-vous, c’est mon côté Libanaise-eau-de-rose), je poste ces souvenirs, et cette recette issue d'une tradition séculaire. Je tiens la recette de ma mère, qui elle-même la tient de sa mère, qui elle-même… Bref, vous connaissez l’histoire. Ce n’est pas nouveau, mais j’ai envie d’apprendre à cuisiner ces plats du soleil : le taboulé, le babaganoush, les kebés, les baklavas, les maamouls et tant d’autres. Je veux continuer à faire vivre ces recettes- si précieuses. Et un jour, moi aussi, j’irais faire chier ma fille à la sortie de l’école en lui ramenant une boîte de ghraybehs… dans laquelle j’aurais pris soin de glisser un pain au chocolat.**

* Ma chérie
** Tribute to my mom and all the moms ! Ladies, you are the best !

****

La recette de ma maman (attention : secret de famille !)

Ingrédients :
1 tasse (250g) de beurre (clarifié) *
¾ de tasse (180g) de sucre glace
2 tasses (500g) de farine
1 pincée de sel
¼ c.c. d’essence de vanille (ou de sucre vanillé)
½ c.c. de baking powder ** (ou levure en V.F.)
Quelques pistaches pour décorer

À l’aide d’un batteur électrique (oui, il faut un batteur électrique… ou un Musclor) mélanger le beurre mou (ne pas le faire fondre à la casserole dit ma maman mais en utiliser du bien mou) et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et soit homogène.
Ajoutez la vanille, la levure et une pincée de sel.
Ajoutez petit à petit la farine et continuer à battre énergiquement.
N’ayez pas peur de découvrir sous vos yeux le mélange le plus gras et « imbattable » qui soit.*** Vous devez obtenir une pâte lisse et compacte (vu tout le beurre qu’il y a dedans, rien d’étonnant !)
Mettre la pâte à reposer au frigo environ une demi-heure, elle sera plus facile à travailler ensuite.
Préchauffez le four à environ 330°F ou 170°C.
Sortir le mélange du frais et formez avec la pâte de petites boules. À partir de là, plusieurs chemins s'offrent à vous pour créer la forme du ghraybeh de vos rêves : on peut faire des
« palets » (comme ceux de mon enfance, c’est les plus faciles à faire), des « petits dômes », ou les très difficiles « anneaux » (ou « cacas blancs » comme Fred les as surnommé)

Poser les biscuits sur un plateau recouvert de papier sulfurisé et légèrement fariné.
Cuire 10 à 15 minutes (j’ai choisi 12 minutes, en gardant toujours un œil collé à mon four)
Alors là, j’ai lu des atrocités quant au temps de cuisson sur le net : genre à 450°F pendant 40 minutes !! Ils sont fous ! Non, croyez ma mère plutôt : 170°C pendant 12 minutes, c’est bien. Les ghraybehs doivent rester blancs dessus et très légèrement dorés en dessous. Oui, vous aurez l’impression que ce n’est pas cuit. Mais c’est comme ça. Oui, quand vous les sortirez du four, ils vous paraîtront mous et encore moins cuits. Mais c’est comme ça.
Il ne faut pas les toucher et les laisser refroidir (quelques heures à une nuit- pour les moins gourmandes), ainsi ils durciront juste ce qu’il faut.
Le lendemain, saupoudrer de sucre glace et décorer avec des pistaches.****

* Alors, la fameuse histoire avec le beurre clarifié. J’ai lu à plusieurs reprises qu’il était IMPÉRATIF d’utiliser du beurre clarifié froid pour réussir des ghraybehs crousti-moelleux. Des ghraybehs qui se réduisent en fine poussière dans ta bouche quand tu croques dedans. Car c’est bien là la particularité du ghraybeh : ça se désintègre dans ta bouche. (on dit
« friable » en langage d’adulte.)
Bref, du beurre clarifié (ou ghee- ingrédient qu’on retrouve beaucoup dans la cuisine Indienne), moi je n’en avais pas. J’étais quand même décidée à en trouver mais ma mère- avec sa désinvolture de cuisinière affranchie qui ne rate jamais un plat- m’a persuadé d’un
« Pouarf ! Non, moi j’m’embête pas, j'utilise seulement du beurre bien mou que je ne fais jamais fondre à la casserole » d’y renoncer. La prochaine fois, je testerai avec… mais en gros, retenez que vous pouvez trouver du beurre clarifié dans les épiceries Indiennes. Et sinon, deux techniques sont connues pour le remplacer :

1- Faire fondre du beurre à feu très très doux jusqu’à faire disparaître le petit lait. Gros challenge : ne pas faire brûler, attendre, et laisser refroidir.
2- Mélanger à moitié beurre fondu tiède et huile de tournesol. Je suis moins convaincue de cette option-là pour la préparation des ghraybehs, car comme vous vous en êtes rendus compte, c’est très touchy comme préparation. Mais bon, je vous laisse libre arbitre, hein, je ne veux forcer personne.

** Ah ouais, ma mère connaît étrangement un mot en anglais : « Puis, rabibi, après tu prends du baking powda’… ». La faute aux packaging importés, je pense. :-)

*** D’où l’utilisation d'un batteur électrique.

**** Au choix, moi le ghraybeh de mon enfance était nu et saupoudré de sucre glace mais sur les ghraybehs « en anneaux » ou en « dôme », on peut décorer la pâte d’une pistache qu’on enfouit un peu dans la pâte avant la cuisson.

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dimanche 29 novembre 2009

Ghraybehs are back!


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, voici ma sélection de photos de ghraybehs pour le concours (pas celle-ci, celles plus bas, là, là, voilà t'y es).

Je ne sais pas laquelle choisir- même si j’ai mes préférences. Alors pour m’aider dans cette sélection ardue, je vais vous demander À VOUS PUBLIC de voter pour le candidat qui restera dans le loft. Ça va se passer dans la section "commentaires". Toi, qui lit mon blog, mais ne pense pas à commenter, toi, qui passe comme ça par hasard, toi, qui déteste les ghraybehs : fais entendre ta voix !! Allez, juste cette fois ! Ça sera une bonne façon pour moi de départager ces photos. Vos choix m’aiguilleront dans ma décision finale (même si le dernier mot m’appartient, Jean-Pierre)

Très honnêtement, ce ne sont pas les photos dont je sois les plus fières… mais j’ai fait du mieux que j’ai pu. La lumière idéale n’était pas au rendez-vous et ça ventait pas qu’un peu hier à Montréal. Mon set-up installé sur la cuisinière près de la fenêtre à ses limites, sans parler du fait que je n’avais pas le meilleur objectif * pour réaliser les photos (…)
Je pourrais continuer longtemps à citer tous ces prétextes (qui n’ont pourtant pas entamé mon enthousiasme), mais non en fait. Car même si le résultat n’est pas à la hauteur de mes (hautes) espérances, je suis contente de l’implication avec laquelle je me suis donnée pour réaliser ces photos.

Le concours était un bon prétexte pour me lancer dans cette recette de ghraybehs. Véritablement et pour la première fois, en plus de réfléchir à ma prise de vue et au stylisme, j’ai quand même passé tout mon samedi à trouver des sets-up, à chercher la lumière, l’angle pour prendre le mieux en photo ces pâtisseries. J’ai aussi fait plusieurs essais/ erreurs nécessaires et somme toute- normaux- pour une débutante comme moi.
Les nombreuses photos que j’ai prises ont été comme des explorations. Et plus j’avançais dans ces explorations, plus j’arrivais à des résultats qui me satisfaisaient. Encore là, la lumière a fini par décroître et c’est sur le balcon et sous les rafales de vent, le doigt gelé appuyant sur le déclencheur que j’ai fini par me dire : « bon, ça suffit, j’arrête ! »

Alors, oui, biensûr, ça n’est pas parfait et on est loin de jouer dans la cour des grands… mais à quoi bon me battre contre ma technique défaillante, le vent, la vie ? J’apprends, non ? Selon moi, la mauvaise attitude aurait été de se dire : « putain, mais j’arrive pas à faire ce que je veux, j’abandonne » de ne pas publier les photos sur mon blog, de ne pas participer au concours et de me raser le crâne comme Briney Spears.
Mais abandonner, aurait été de réduire les efforts que j’avais fourni à néant... Je m’empêtre un peu dans mes explications (c’était pas prévu), mais ce que je veux vous dire au fond- et c’est une bonne morale à retenir je trouve ;-) - c’est que si on attends toujours le moment parfait pour faire les choses, on ne les fera jamais. Mieux vaut se lancer, car le moment parfait n’arrivera jamais et la photo parfaite dont on sera parfaitement content n’existera jamais. Il y a toujours quelque chose qui manque : une belle lumière d’été en début de journée, un objectif grand angle, des gros seins, un vrai studio, un chat pour faire mignon, de l’argent…
Mais si l’envie ou le talent ou les deux sont là, alors tous ces manques vont se régler avec le temps (sauf peut-être pour les gros seins, c'est plutôt l'inverse qui se produit avec le temps).
Le dernier reflex Canon ne fera jamais de vous un bon photographe, comme avoir les versions piratées d’Illustrator et Photoshop sur son PC qui roule avec Windows 98 ne fera jamais de vous un bon graphiste**. L’important, c’est de commencer. Tout de suite.

*** VOTEZ DANS LA PARTIE COMMENTAIRES***


Monique, la star, féminine, toujours à se mettre de l'avant. TAPEZ #1


Jean-louis (& Co), le pote qui vous trouve toujours un pass pour les coulisses. TAPEZ #2


Thérèse, la naturelle, elle aime prendre l'air et faire voler ses pistaches. TAPEZ #3


Théresa, la jumelle de Thérèse, mais avec un côté vintage, plus nostalgique peut-être (mais ridée, non jamais!). TAPEZ #4

Dépêchez-vous de voter, je dois envoyer la photo demain !!! (oui, je sais, je ne suis pas gênée de vous demander EN PLUS de vous presser... Mais fiez-vous à votre instinct ! Laissez-vous aller ! You-ouuh.) Et merciiiiii !!!

* Mais bon un gros merci, Juliette, pour ton appareil. Ça change du compact Sony, quand même ! Faut juste apprendre à amadouer la bête. En même temps que le soleil se couche. Tout en ayant les yeux bandés et en faisant des saltos dans des cerceaux enflammés.

** Humour de graphiste. Cherche pas, faut être initié dans la secte.

PS et après j'arrête : Merciiii les filles pour vos commentaires sur mon précédent post !!! Et bravo à "Jack", qui a résolu l'enigme de la photo : il s'agissait bien de moules à maamouls! (mais oui, vous savez, cet autre petit sablé Libanais, miam miam)

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lundi 23 novembre 2009

To swoon for...


Ne croyez pas que je vous ai oublié ou que je délaisse ce blog.
Parfois, j’ai des doutes sur qui peut bien me lire et trouver intéressant ce que je raconte-là mais, de toute façon, ça me fait tellement du bien de parler bouffe, photo et pias-pias qu’au moins je me fais plaisir. C’est déjà ça, non ?
À la manière des séries américaines, je vous avais laissé sur un gros cliffangher de la mort : à savoir le gâteau que je voulais préparer pour le concours.
Ça n’a pas été très dur de décider ce que ça serait, j’ai un souvenir d’enfance de ce gâteau que je pense garder à vie dans ma mémoire (presque 18 ans plus tard, les images qui me reviennent sont très précises). Sans plus de cérémonie, je vous annonce que MON gâteau sera des GHRAYBEHS.  
What?
Ah ! Ah ! Je vous voyais venir. Derrière ce nom un peu compliqué (arabe, en fait) se cache un petit sablé d’origine Syrienne- Libanaise (du Moyen-Orient, quoi) bien pourvu en beurre et en sucre. Avec ça, vous connaissez déjà la moitié des ingrédients nécessaires à sa préparation. Ajoutez de la farine et vous y êtes presque.

Le ghraybeh, est-ce vraiment un gâteau ? En théorie, on parlerait peut-être plus d’un biscuit (vous croyez que ça peut-être un motif d’élimination au concours ? ON AVAIT DIT GÂTEAU !! RÂÂÂ)… Mais sa consistance très sablée m’évoque plus l’idée d’un gâteau, et puis sa teneur en beurre le rends très consistant, donc bon... Mettons que c’est un gâscuit.
Après quelques recherches sur le net, j’ai découvert quelques faits intéressant sur ce-dit gâscuit :

1// J’ai eu du mal à le croire, mais on retrouve une version quasi-identique du ghraybeh dans la cuisine Espagnole sous le nom de mantecaos. Vous connaissez non ? Moi, je connaissais le nom, mais en un an de vie en Espagne, je n’avais jamais osé goûter… Alors que j’ADORE les ghraybehs, enfin les montecaos, bref on se comprend !
2// Ce mot, d’ailleurs, s’orthographie de bien des manières : ghraybeh, goraybeh ou ghrayba au Moyen-Orient, ghriba, ghribiya au Maghreb et montécaos ou mantecados en Espagne, donc.
3// Il en existe plusieurs variantes : le mélange « à la Syrienne » sucre glace/ farine/ beurre (clarifié- je reviendrai sur ça plus tard) ou les versions du Maghreb avec un mélange semoule + farine, ou seulement semoule… En fait, je pense qu’il en existe autant de variantes que de mamie Arabes à travers le monde… Donc ça fait un paquet, et c’est ça qui est bien.
4// En français, le mot ghraybeh signifie « se pâmer, s’évanouir d’admiration », et ça non plus je ne le savais pas. Le savoir après tant d’années, c’est comme avoir une révélation !* C’est exactement la sensation que j’éprouvais en croquant dans ces ghraybehs que ma mère me donnait étant petite. L’arabe est vraiment une langue poétique et pleine de « jolies enluminures ». Cette poésie, on la retrouve jusque dans les noms de pâtisseries, et, je trouve ça extrêmement beau. J’en suis presque émue, je vous assure.

Et puis voilà pour les points d’histoire. Pour mon histoire personnelle, on va se la jouer encore une fois en mode américain… et vous la raconter dans un prochain post, avec ma photo finale.
En attendant, je vous présente plus haut une de mes nombreuses recherches pour le set-up de la photo- pas final du tout encore. La date butoir étant le 1er décembre prochain, vous allez sûrement avoir le droit à d’autres explorations dans la semaine (ou pas !)…
En attendant, j’espère trouver le week-end prochain une belle lumière à ma fenêtre (you can do it Montreal !) et présenter une photo dont je sois un peu fière. J’essaye de m’appliquer et de faire ça bien (avec mes moyens techniques).
Et puis pour finir et ne pas vous laisser sur votre faim (hihihi), voici une petite photo mystère: à vous de deviner mais quesscéça ????!! **
La réponse dans votre prochain numéro de Pif gadget !



* D'où le titre de mon post aussi ! Hein, vous suivez ?!
** Fred, Juliette, vous ne jouez pas !!! ;-)

EDIT : OK, la photo des ghraybehs est fluo sur l'écran !!! Wouuouh, ça pète ! C'est le futur dans ton écran. Bon, presque minuit, on verra ça une prochaine fois...

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lundi 16 novembre 2009

Couverts mangeables



Pour vous faire patienter jusqu'à un vrai post travaillé de mes petites mains comme une pâte à beignet, je vous présente une idée- ET NE ME DITES PAS QUE VOUS N'Y AVEZ JAMAIS PENSÉ, BAH OUI, LES IDÉES LES PLUS SIMPLES SONT LES MEILLEURES, MAIS OUAIS FALLAIT PENSER À LA RÉALISER AVANT- de couverts mangeables en pâte brisée réalisés par Julien Madérou du blog Dessine-moi un objet. En plus si vous allez sur son site/ blog, vous pourrez télécharger un gabarit des couverts et les réaliser vous-même à la maison ! N'est-il pas généreux, cet homme-là ? Il est aussi l'auteur d'un très beau projet de diplôme autour du pain (allez voir ABSOLUMENT si vous ne connaissez pas déjà).
Et puis, par extension au 12e degré, on peut aussi dire qu'il est de la "famille" (association très très lointaine) car il a fait un Diplôme Supérieur d'Art Appliqué à Boulle (une des quatre écoles d'art publique parisienne; et moi-même, j'ai fait parti de cette clique là- voilà, j'explique, pour le lecteur non averti). Ahhh, la grande famille des AA.
En laissant libre cours à votre imagination, vous pouvez peut-être aller encore plus loiiiinnn et vous fabriquer des tables et des chaises mangeables, non?

Bon je vous laisse et vous reviens-PROMIS LE WEEK-END PROCHAIN- avec mon gâteau d'enfance pour le concours de photo... Je n'ai pas eu le temps de le préparer ce week-end, MAIS JE DOIS LE FAIRE. C'est une question d'équilibre mental...et d'honneur. Et chez les ninjas, on ne badine pas avec l'honneur.

Allez, le ninja fou d'un soir vous embrasse.

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mercredi 11 novembre 2009

French Fries



Un collègue mangeait des frites hier. Je lui en ai piqué une. Depuis, j'avais envie d'en manger. OMFG, CE QUE JE RACONTE EST D'UNE INTENSITÉ !!!
C'est presque un blasphème de dire ça- mais j'aurais pu passer au Mc Do plutôt que de les faire cuire at home... Parce qu'elles n'étaient pas top en fait (je ne fais pas de pub ici, mais elles portent le nom d'un sénateur républicain, perdant aux dernières éléctions présidentielles américaines).
Contre mauvaise fortune, bon coeur... Voilà quand même les photos et bonne nuit les mecs (et les meufs) (et pour la peine, je vous French kiss)

EDIT : Bientôt j'arrête les gros plans. Quand j'aurais un vrai appareil avec un vrai objectif. Promis Julien. Promis tout le monde.

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dimanche 8 novembre 2009

A week-end filled with leaves, love and food


Le week-end a été très bon et relaxant : des retrouvailles-émotion autour d'un vin-fromage (avec Juliette ;-), un anniversaire surprise, la découverte d'une nouvelle place où aller bruncher (notre "cantine officielle du matin" se passe des crêpes citron-choco chères à Fred pour l'hiver et se voit donc "bannie" jusqu'au retour des beaux jours- au moins !), une balade dans la fraîcheur automnale, une voix un peu cassée, du vin et des tapas, et une chambre en cours de Valérie Damidotisation* (j'adore la couleur que j'ai choisi : un bleu-vert-turquoise qui a pour référence le nom de "Surf blue / Sarcelle Californien"... ça pourrait facilement me rappeler les vagues de Santa Barbara au réveil...** Et là, pendant que je prépare cette note de blog, un boeuf bourguignon qui a mijoté toute l'après-midi m'attend pour un souper Desperate Housewifien en couple.*** Aaaah, le week-end.

Pour la recette des pancakes, vous pouvez la retrouver sur le blog Ma cuisine de tous les jours, elle est absolument parfaite. Rien à redire. Le lait de beurre (ou buttermilk) change bel et bien TOUT à l'affaire. C'était délicieux, aérien, moelleux, fondant (...) accompagné de framboises, d'une compote pomme-cannelle maison, et de bananes en forme de coeur- special treat pour remercier l'homme vaillant qui est allé chercher les ingrédients manquants dans le froid du matin (11h30). Le tout, généreusement arrosé de sirop d'érable, parce qu'on est quand même au Canada Québec ! Bref, je m'attendais à un très bon résultat, mais ça a vraiment dépassé mes attentes !

J'ai pas envie que demain soit lundi. Si seulement ça pouvait être un Lundi au soleil****, comme dans la chanson de Cloclo, mais bon, ne rêvons pas trop.
Allez, chalut !

ps. Le véritable "cake" de pancakes sur la photo a été mangé- EN UN REPAS- par Fred.
Four layers of pure pleasure !


* Toi qui me lis, si tu ne connais pas Valérie Damidot, ce n'est pas grave. Vraiment pas grave.
** Oui, je sais, je me la pète.
*** Mais la maison est en bordel... Chasse, chasse cette idée de ta tête Christelle !
**** Et voilà, j'ai réussi à vous mettre le Lundi au soleil dans la tête. Bon lundi !

***
Recette des pancakes au lait de beurre (buttermilk)
(tirée du blog Ma cuisine de tous les jours)

Pour 16 pancakes:

- 2 tasses de farine
- 1 c.c. de bicarbonate de sodium
- 2 c.c. de poudre à pâte (levure chimique)
- 3-4 C.S. de sucre
- 1/2 c.c. à thé de sel
- 2 gros oeufs
- 1+3/4 tasse de lait de beurre (babeurre ou buttermilk)
- 1/2 tasse de crème sûre (crème aigre ou crème sûre)
- 5 C.S. de beurre fondu
- 1 c.c. à thé de vanille

Dans un grand bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude, la poudre à pâte, le sucre et le sel. Dans un autre bol, fouetter les oeufs, le lait de beurre, la crème sûre, le beurre fondu et la vanille. Ajouter à la farine et fouetter le tout jusqu'à ce que se soit lisse (le mélange sera épais). Laisser le mélange reposer 5 minutes à la température de la pièce. Après 5 minutes, fouetter de nouveau. Laisser tomber par 1/4 tasse de mélange dans une poêle chaude; cuire jusqu'à ce que les pancakes soient dorées d'un côté, puis tourner la pancake pour dorer l'autre côté.

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dimanche 1 novembre 2009

The Halloween Issue


Bouquet de petites citrouilles, so cute!

Mais quelle journée moooooooolle ! C'est la Toussaint. L'after-halloween... Et je crois que je ne m'en remets pas. J'ai juste envie de larver.
Cette année, j'ai tapé fort niveau déguisement... dernière minute... encore plus dernière minute que l'année dernière. Apparemment, je n'étais pas la seule dans ce cas, à en juger par le peu de décorations que j'ai vu dans les rues (comparativement à l'an dernier) mais tout le monde s'est bien rattrapé le 31. Je me suis déguisée en femme mutante (le thème de la fête était le laboratoire... gnégnégné) et c'est littéralement accompagnée de mes cent yeux que j'ai fêté l'Halloween. J'ai pris en photo un gros plan de mon oeil que j'ai imprimé à l'échelle sur du papier autocollant. Je m'en suis collés partout sur la face et le cou. ehehehe. Pas cher. Pas chiant à réaliser. Et ça a fait son petit effet. Je vous jure. Du DIY de qualité. Les blagues ont fusé et j'ai pu apprécier la répartie de certains de mes compagnons de fête : "gentil n'a qu'un oeil", "oeil pour oeil...", "je te tiens à l'oeil", "tu n'y vois rien", etc. J'essayerai de vous montrer des photos quand je serai sortie de ma semi léthargie.

Sinon, pour ceux qui se souviennent de mon post énervé sur mes bonnes résolutions, je pense vous devoir une check-list, alors:
1- J'ai enfin entrepris ma demande de résidence et je l'ai même envoyé. Avec tous les papiers chiants et le gros chèque.
2- Pour mon laps de temps entre la fin de mon visa actuel et le moment où j'aurais le fameux sésame de ma résidence, je vais rester à l'agence où je travaille…
3- Je suis entrain de réunir activement mes projets pour enfin pour me faire un site internet (même si je suis trèèèèès lente)
4- Je suis toujours à la recherche active d'un appareil photo canon 450D d'occaz'... Mais j'avoue, c'est une somme. Mais c'est un bon investissement aussi.
5- La semaine prochaine, je repeins la chambre "conjugale" (hahhaha... j'avais envie de placer ce mot, mais, en gros comprenez la chambre quoi). Grosse envie de déco dans cette chambre qui n'a pas reçu le même coup de baguette magique que le reste de l'appartement. Fred s'était contenté de tapisser les murs de posters... Ça lui donnait un côté "ado-pas finie" (à la chambre, pas à toi, Fred). Quoi qu'il en soit, ces posters ont fait leur temps et c'est le coeur lourd ;-) que mon homme m'a aidé à les détacher... pour bientôt les remplacer par de magnifiques murs bleus Tiffany's et des papeles picados.
6- Je me suis dit qu'avec tous les brunchs que j'ai avalé depuis que je suis à Montréal et la diversité gastronomique propre à la ville, je pourrais vous faire une sorte de guide de bons plans bouffes. Avec photos et tout. Comme les vrais. MAIS online. Et puis, ça viendrait de moi. Avec mes blagues pourries et mon humour si... Bref, vous voyez le concept, j'y potasse et je vous reviens.
7- Je vais participer à un concours de photo culinaire. Sans prétention, hein. Je n'attends rien. Juste une occasion de pratiquer et de m'amuser. Le thème : gâteau d'enfance. Je vous en reparle vite, c'est promis.
8- Et comme j'aime Montréal, et ce qui s'y fait, laissez-moi vous introduire ce lipdub réalisé par deux étudiants en communication de l'UQAM (L'Université du Québec à Montréal) + 172 étudiants-figurants. Gros succès Youtube (vu plus de 1,5 millions de fois) et très bien foutu. N'hésitez pas à lire l'article sur les coulisses du tournage sur le site de l'UQAM.


Bonne fin de semaine !

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