mercredi 29 juillet 2009

Vacation!


photos : Crumble zucchini-parmegiano-pignons spéciale kass-dédi à Marika la Reine du Crumble

Merci à tous pour vos petits commentaires !
Chacun me va droit au coeur. Même ceux qui ne disent que "prout"... Ça ne veut rien dire, mais ça veut quand même dire que vous êtes venus voir ce qui se passait sur ce blog.
Je vous passe le récit sur le contenu de mon panier bio de la semaine dernière (mmm... les bonnes betteraves... Le SEUL légume aliment, que je déteste... Mais bon, on s'en est très bien sorti en préparant un velouté de betteraves- comme un bortsh mais moins consistant.)
Je me prépare à filer en vacances, vivre mon California Dreamin', mon San Francisco, et mon California Love. Je vous ai programmé quelques posts qui viendront nourrir ce blog durant mon abscence, n'hésitez pas à laisser encore tout pleins de commentaires : leur lecture sera mon petit après-soleil californien.

Bonnes vacances à moi !

lundi 20 juillet 2009

Un Pesto, Des Pestis !


ATTENTION !!! CE POST PARLE BEAUCOUP DE CUISINE ET PAS TELLEMENT DE MOI (POUR CHANGER)

... Et c'est après une journée longue en activités, en production culinaires, en nettoyage/ rangeage, que la petite Christelle prends le temps de poser ses miches face à son écran et de boire un thé à défaut d'avaler une tartelette citron-framboise (soupir).

Certains avaient peut-être vu mon "status update" Facebook qui parlait de l'amaranthe... Ou peut-être pas, oui, on s'en fout des status update de Facebook, en fait. C'est tellement rendu à : "Aline s'ennuie", "Aline aimerait qu'il fasse soleil", "Aline fait caca"... que ça vaut plus trop la peine de s'y pencher. En tout cas, quand j'update, moi Madame, c'est pour parler de vraies découvertes et pas seulement des mes états d'âmes. Exemple probant, donc, avec l'amaranthe qui est une sorte d'épinard amer... si on devait faire dans les explications basiques. Je ne connaissais pas avant de tomber dessus au hasard d'un panier bio dont me fait profiter une collègue en vacances. Les paniers bios nous donnent à chaque semaine une petite surprise : sur quoi va-t-on tomber cette fois ? Ou autrement dit : mais qu'est ce que je vais bien pouvoir foutre de trois choux, de kale en pagaille et de feuilles de moutardes qui me sont données en quantité industrielle? (Le panier de ma collègue et prévu pour quatre... Oui c'est une collègue avec une famille intégrée... bref)

Mais ça, c'est si on voit le verre à moitié vide. Parce que si on "tourne l'omelette"*, on s'aperçoit qu'un panier bio à bien des avantages (en plus moi je l'ai gratuit !)

1- C'est bio. Ca sent la terre. C'est rustique. Ca a du goût.
2- Ca vient d'un jardin avec un nom poétique "Les Jardins d'Ambroisie".... (j'ai tout de suite l'image d'un bel éphèbe Grec qui me vient)
3- Ca fait vivre le producteur Québécois et encourage l'économie locale

Bref, ça c'est pour le côté José Bové de la chose... Mais d'un point de vue culinaire, ça pousse à tester des recettes inédites ou à faire des utilisations détournées. La semaine dernière, l'amie amaranthe s'est accomodée d'un peu de crème, de Moscatel et de cheddar râpée pour se transformer en super-trempette d'apéro. De la même façon, on a fait fi d'une partie des épinards requis pour la préparation de notre lasagne Épinards-Ricotta-Feta, pour écouler le reste du stock d'amaranthe. Résultat: ça passe très bien. Un petit goût amer à peine perceptible et quelque chose comme 20 000 fois plus de vitamines.
Bon j'arrête-là avant de virer complètement mémé... Si vous voulez plus d'infos: Wikipedia, biensûr... Mais juste pour conclure, à part l'utilisation en salade ou comme substitut aux épinards, on ne trouve pas grand chose. Des idées ?

Puis, à la deuxième livraison de panier bio, on a eu une nouvelle surprise : du basilic! De l'ail! Rrrraaaa !! Ce qui me connaisse gastriquement parlant (levez le doigt), connaissent aussi ma faiblesse pour le basilic. Tomates-bocconcini-basilic, le trio dont mon ventre à su s'accomoder pendant plusieurs été... Mais, en territoire Nord-Américain, c'est tout autre chose... Il faut un peu te couper le bras pour avoir du bon fromage et c'est ainsi que j'ai commencer peu à peu à glisser vers le monde parrallèle du fromage en plastique. Oui, j'avoue. Du cheddar sans goût... Ou plutôt neutre. Mais là on s'écarte un peu de mon vrai sujet du jour : le pesto.

Comme vous pouvez le voir sur la photo n°2, je n'avais pas le basilic "classique" entre les mains (qui lui se retrouve sur la photo n°1, vous suivez ?), mais Le Genova (je pense) avec des feuilles beaucoup plus éfilées, d'apparence plus jeunes et qui commencaient déjà à faire des fleurs !!!
J'avais donc aussi de l'ail frais- plus qu'il n'en faudrait pour tuer les 325 versions de Dracula que l'industrie cinématographique à créé.
ALORS... tadamtadaamm... J'ai décidé que ça serait le PESTO DAY. Après le Nelson Mandela day (hier ?), ça s'imposait en force. Avec l'ail, ça a donc été un Pesto à l'ail (not pictured here- parce qu'il a fini dans le bac à glaçons et nous ravira les papilles sur de bonnes viandes et poissons/ coquillages... mmm) et le classique des classiques : Le Pesto de basilic di Genova (avec les noix de pins).

Comme je suis " La Blogueuse qui tient ses promesses", je ferme ma gueule, je vous donne la recette et je vous dis à la prochaine !

Pesto à l'ail

- 1/2 livre d'ail (environ 250g dans mon livre à moi **)
- 2-3 cuillère à soupe d'une bonne huile d'olive (première pression à froid, toi-même-tu-sais)
- 1/2 cuillère à soupe de sel
- Un petit tour de poivre du moulin
- 1/4 de tasse de noix de pins (je suis Américaine maintenant, je calcule en tasses... Mais ça fait environ 60 g, ça)
- 1/4 de tasse (60 g) de Parmigiano Romano (perso, j'ai fait moitié-moitié avec du Pecorino- ouais, j'ai pas misé sur le fromage plastique pour le coup) râpé

Tu mélanges le tout au blender ou dans un mortier si tu t'appelles Musclor.
Selon la consistance désirée, il faut rajouter de l'huile ou mixer un peu plus longtemps.
Mémo personnel: mon pesto à moi était un peu grumeleux, mais seulement parce que mon blender c'est de la m**** (il est pas trop fait pour ça, en fait), mais c'est pas du tout de la faute à la cuisinière. PAS DU TOUT.

Pesto di Genova di Cristeli

- 2 tasses (500 g) de basilic
- 3 gousses d'ail
- 1/4 de tasse (60 g) de noix de pins (pignons)
- Un bon 3/4 de tasse (environ 200 ml) d'huile d'olive (allez-y à l'oeil)
- 3/4 de tasse (180 g) de Parmigiano Romano (ou du bon Reggiano, si vous n'habitez pas au Québec et que ça ne vous coûte pas un bras)
- Sel, poivre

Pour la préparation, c'est pareil que plus haut, sauf que c'est vert à la fin ;-p


* girar la tortilla en espagnol : changer de point de vue -- j'adore !!
** Je vous ai aussi glissé de l'expression Québécoise de premier choix là !!

lundi 6 juillet 2009

I wanna be the King of the Pop



Certes, je réagis un peu tard.
Le King of the Pop n'est plus: toutes les télés/ journaux/ blogs en ont parlé... On a tous fait "ooohhh". Certains ont même lâché leurs larmes en écoutant "Billie jean" en boucle.
Google a dû faire un paquet d'argent rien qu'avec les recherches incluant les mots "Michael+Jackson"... Bref. Si je reviens sur ça aujourd'hui, c'est un prétexte. Un prétexte, car on veut tous être un King : King of the Graphism, King of the Illustration, King of the Traders, King of My Life... Mais, c’est surtout pour répondre aux questions posées par une amie- qui sont aussi les questions que je me posent sans cesse.

La question à 10 000 000 de roupies est : qu'est-ce que je veux/ vais faire de ma vie?"

Ouais, je sais. Encore. Toujours. Que répondre? Quand est-ce qu'on trouvera cette *motha fuckin* solution? Si j'amorce cette discussion ouverte sur mon blog, c'est parce que je pense qu'on n’est pas seulement deux à se poser la question. Mettons, que j'amorce le sujet et que -vous lecteurs- apportiez des éléments de réponse concrets (comment ça, je vous fait bosser à ma place?)

Cette question, je me la pose encore plus depuis que je suis sortie de l'école. Il faut comprendre que j'ai quand même fait les études les plus cools qui soient: arts appliqués, c'est pas le bagne. Ces écoles "d'artistes" (replacez votre mèche sur vos yeux maintenant) sont un peu un cocon, une bulle enchantée (mais il ne faut quand même pas idéaliser)... Surtout, on est loin de la réalité qu'impose les vrais métiers de la création. Alors quand on en sort, il y a moyen de se prendre de bonnes baffes. Bon, je ne vais pas vous faire un dessin, la majorité d’entre vous savent de quoi je parle...

En sortant de l'école- de manière générale- on se retrouve avec une sorte de couteau suisse entre les mains: je sais faire ça, puis ça, ça aussi mais un peu moins bien peut-être... Bref, on se tâte, on s'essaye, on hésite, on renonce, on tire une croix sur ses rêves ! ET LÀ, je dis stop ! Surtout : NE PAS tirer une croix sur ses rêves ! Je vais un peu parler pour moi, là, mais comme je suis un sujet universel, sentez-vous identifié surtout ;-)

Pour paraphraser deux personnes, je cite :

_ " Oui, je pourrai continuer dans le graphisme et être une bonne graphiste- mais c'est juste pas ça qui me rends heureuse"
(sentiment trèèèèss partagé entre moi et celle que je paraphrase- je suis arrivée au même constat voilà quelque temps)

Élément de réponse:
_"Il faut faire dans la vie ce que tu aimes faire quand tu n'as rien à faire"

Je sais, il y a beaucoup de fois le mot "faire" dans cette phrase, c'est un peu obscur, mais j'explique : il faut faire la même chose que tu fais quand tu perds ton temps à faire autre chose. C’est un bon moyen de savoir ce que tu aimes vraiment faire. Mmm… Ok, c'est pas plus clair.
Un exemple tiré au hasard sera plus parlant :

Question :
" J'habite à Montréal, je suis graphiste mais à chaque fois que j'en ai l'occasion, je cuisine et je fais des photos de bouffe. Ça me rend vraiment heureuse. Que faire Macha ?
Ps. J'adore ton blog"

Réponse :
Faire de la photographie culinaire te rendrait certainement plus heureuse. Tu dois persévérer dans cette voie. De plus, ta passion des voyages serait assouvie par la même occasion puisque tu serais invitée à prendre des photos à travers le monde !

Bon, j'idéalise un peu; mais c'est aussi en faisant ce qu'on aime, qu'on arrive à faire aimer aux autres. Si on y croit (fort fort), les autres y croient déjà à 50%. C'est un peu ce que je me dis dans les jours où je vis ma vie dans un bubble-gum. Selon moi, le 50% restant tiens dans la confiance en soi (ça, il m'en manque pas mal) qui implique un peu d'arrogance- histoire de contre-attaquer efficacement à ceux qui ne croiraient pas en vous et qui vous feraient douter, vous feraient sentir comme un caca sec et enfin, je dirai qu’il faut être un peu bosseur. Si on veut quelque chose, il faut s'y mettre vraiment. Des bons coups dans le derche.

Bref, ce n’est pas vraiment très nouveau ce que je dis... Mais LA réponse existe-t-elle vraiment ? Je ne suis ni philosophe, ni prophète. Seulement, je crois en la "POSITIVE ATTITUDE" (ahhh, ça faisait longtemps, une référence de merde pareil !) Je pourrais continuer longtemps à citer des philosophes ou des quidams, ou même des signatures publicitaires "Just do it" ou alors des philosophes mutés en pub: "Deviens ce que tu es" (Lacoste), mais c'est trop facile (et ce post commence à être long). Je préfère vous laisser faire ! Merci mille fois d'avance !

ps. Si le coeur vous en dit, c'est dans la partie « commentaires » que ça se passe.
ps2. Solène et Juju, je prends vos commentaires au pied de la lettre. J'essayerai de poster plus de mes découvertes fabulomégalistique et je publierai aussi mes recettes. Walalalaaa, elle se prends pour Bree Van de Kamp...